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Accueil » La Libye au cœur des recompositions régionales : vers une médiation de proximité face à la fragmentation géopolitique
Diplomatie mercredi, 28 janvier, 2026,10:339 Mins Read

La Libye au cœur des recompositions régionales : vers une médiation de proximité face à la fragmentation géopolitique

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Mondher AFI

 

Le 26 janvier 2026, Tunis a accueilli l’ouverture de la réunion ministérielle de l’Instance de concertation tripartite consacrée à la crise libyenne, réunissant la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte, en présence de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la Libye et cheffe de la Mission d’appui des Nations unies dans ce pays.

 

Cette rencontre s’est tenue dans un environnement régional et international profondément marqué par une intensification des rivalités géopolitiques autour du dossier libyen, conjuguée à une dégradation persistante de la situation sécuritaire interne, en particulier dans la région de Tripoli, où la résurgence des affrontements armés continue d’alimenter l’instabilité politique et sociale.

Loin de relever d’un simple exercice diplomatique, cette réunion s’inscrit dans une dynamique stratégique visant à réintroduire une lecture régionale cohérente d’un dossier longtemps façonné par des interventions externes multiples, souvent concurrentes, dont l’accumulation a contribué à transformer la crise libyenne en une configuration durable d’instabilité. La succession de cadres de médiation internationale, sans ancrage sociopolitique solide, a progressivement vidé le processus politique de sa substance, en substituant des arrangements techniques à la construction d’une légitimité réelle et partagée.

En accueillant cette rencontre, la Tunisie réaffirme une centralité diplomatique fondée sur une vision politique claire, portée au plus haut niveau de l’État par le Président Kaïs Saïed. Cette centralité ne se limite pas à une fonction d’hôte, mais traduit une posture assumée de médiation responsable, reposant sur le refus des solutions imposées, la primauté du dialogue libyo-libyen et la défense du principe de souveraineté comme fondement de toute stabilisation durable. La position tunisienne s’appuie sur une compréhension fine des interdépendances humaines, économiques et sociales qui lient les deux sociétés et qui confèrent à Tunis une crédibilité spécifique dans l’accompagnement du processus de règlement.

D’un point de vue sociologique, l’approche défendue par la Tunisie repose sur une lecture structurelle de la crise libyenne, appréhendée comme le produit d’un effondrement prolongé des cadres institutionnels, d’une fragmentation profonde du champ politique et d’un déséquilibre persistant entre pouvoir, légitimité et redistribution des ressources. Cette lecture conduit à privilégier une sortie de crise fondée sur la reconstruction progressive de l’État, la restauration de la confiance entre les citoyens et les institutions et la réhabilitation de mécanismes politiques inclusifs, plutôt que sur des compromis tactiques dictés par des rapports de force conjoncturels.

Dans cette perspective, la réunion tenue à Tunis marque une tentative explicite de rupture avec les logiques d’intervention qui ont longtemps traité la Libye comme un espace de projection d’intérêts géopolitiques extérieurs. Elle traduit une volonté de replacer le politique au centre du processus de règlement, en affirmant la responsabilité première des acteurs libyens eux-mêmes, tout en réinscrivant l’action des États voisins dans une logique de soutien, de facilitation et de convergence.

 

Souveraineté et stabilité : la vision tunisienne pour la Libye

Ainsi, cette rencontre constitue un jalon structurant dans la recomposition du cadre de gestion de la crise libyenne. Elle révèle l’émergence d’une approche régionale plus lucide et plus exigeante, fondée sur la cohérence stratégique, la profondeur sociologique et le respect des dynamiques locales, et portée par une vision tunisienne qui articule rationalité juridique, responsabilité régionale et pari sur le temps long.

La vision du Président Kaïs Saïed sur la crise libyenne s’inscrit dans une lecture à la fois juridique, politique et géostratégique des relations internationales, qui rompt délibérément avec les approches technicistes ou strictement sécuritaires ayant dominé les initiatives internationales successives. Pour Tunis, l’impasse libyenne ne résulte pas d’un simple déficit de médiation ou de coordination entre acteurs externes, mais d’une inadéquation structurelle entre des solutions largement exogènes et les configurations sociopolitiques, historiques et tribales propres à la société libyenne.

Dans cette perspective, la souveraineté n’est ni un mot d’ordre rhétorique ni une posture défensive, elle constitue un principe opératoire central de l’action diplomatique. Le Président Kaïs Saïed affirme que toute architecture politique construite en dehors de la volonté explicite des Libyens — qu’il s’agisse de montages institutionnels artificiels, de calendriers électoraux imposés ou de compromis entérinant des rapports de force militaires — porte en elle les germes d’une instabilité durable. Cette analyse rejoint, sur le plan théorique, les travaux de la sociologie politique des États fragiles, qui montrent que les processus de «state-building importé» tendent à produire des institutions formelles déconnectées des structures sociales réelles et donc incapables de générer une légitimité effective.

La position tunisienne se distingue ainsi nettement de celle de plusieurs puissances internationales et régionales engagées dans le dossier libyen. Là où certaines capitales privilégient une lecture géopolitique classique — fondée sur la sécurisation des intérêts énergétiques, le contrôle des flux migratoires ou la projection d’influence militaire — la Tunisie adopte une approche de désescalade normative. Elle refuse toute logique d’alignement, tout parrainage exclusif de factions libyennes et toute instrumentalisation du conflit au service d’agendas extérieurs. Ce refus n’est pas synonyme de neutralité passive, mais relève d’une diplomatie d’équilibre actif, attentive aux rapports de force internationaux sans s’y soumettre.

Dans ce cadre, la proposition tunisienne de faire de son territoire un espace de dialogue inter-libyen ne procède ni d’un volontarisme symbolique ni d’une ambition de leadership régional ostentatoire. Elle repose sur une rationalité géostratégique précise : la proximité géographique, l’imbrication des espaces humains et économiques, la porosité historique des frontières et la profondeur des liens sociaux confèrent à la Tunisie un capital de confiance que ne possèdent ni les grandes puissances globales ni certains acteurs régionaux. Cette position «intermédiaire», à la fois proche et non intrusive, permet d’envisager la médiation non comme un exercice de contrainte diplomatique, mais comme un processus de reconstruction progressive de la confiance entre Libyens.

Sur le plan comparatif, cette doctrine tunisienne s’oppose aux modèles interventionnistes fondés sur la coercition militaire ou la diplomatie transactionnelle. Elle s’inscrit davantage dans une conception relationnelle de la stabilité régionale, où la sécurité est pensée comme un produit social et politique, non comme un simple effet de dissuasion armée. En ce sens, la vision du Président Kaïs Saïed articule souveraineté nationale, légitimité populaire et refus des solutions importées en une matrice cohérente, qui fait de la diplomatie tunisienne un acteur singulier dans un environnement méditerranéen et maghrébin traversé par des recompositions profondes.

Cette approche, à la fois sobre et exigeante, rappelle enfin une constante de la pensée stratégique tunisienne contemporaine : la stabilité durable ne se décrète pas depuis l’extérieur, elle se construit de l’intérieur, à partir des sociétés concernées, de leurs équilibres propres et de leur capacité à produire des compromis légitimes. C’est dans cette articulation entre principe de souveraineté et intelligence du social que résident la spécificité et la crédibilité de la position tunisienne sur le dossier libyen

 

La convergence tuniso-algéro-égyptienne : une réponse régionale aux impasses internationales

Le mécanisme tripartite réunissant la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte s’inscrit dans une logique de complémentarité stratégique. Ces trois États partagent un constat commun : la multiplication des initiatives internationales concurrentes a contribué à fragmenter davantage le champ politique libyen, en renforçant les logiques de dépendance externe et en affaiblissant la construction d’un consensus national.

L’Algérie insiste sur la centralité du règlement politique, le rejet des ingérences étrangères et le retrait des mercenaires comme préalable à toute stabilisation durable. L’Égypte, confrontée directement aux retombées sécuritaires de l’instabilité libyenne, met l’accent sur la nécessité de restaurer un État libyen capable de contrôler son territoire et de lutter contre les menaces transfrontalières.

La Tunisie introduit une dimension supplémentaire : la légitimité démocratique et institutionnelle comme condition de la sécurité. Cette articulation entre sécurité, souveraineté et légitimité confère à la concertation tripartite une cohérence stratégique que ne possèdent pas les approches strictement sécuritaires ou purement diplomatiques.

La crise libyenne a longtemps été un terrain de projection des rivalités internationales. Les puissances occidentales ont privilégié une approche institutionnelle formelle, souvent déconnectée des rapports de force réels et des dynamiques sociales locales. Les puissances régionales et extrarégionales, quant à elles, ont investi le champ libyen à travers des soutiens différenciés, militaires ou économiques, contribuant à une fragmentation accrue de l’espace politique.

Dans cette configuration, la vision défendue par le Président Kaïs Saïed se distingue par son refus de la logique du conflit par procuration. Là où certaines puissances internationales envisagent la Libye comme un levier d’influence géostratégique en Méditerranée ou en Afrique, la Tunisie la considère comme un espace de stabilité vitale pour son environnement immédiat.

Cette divergence fondamentale explique la prudence tunisienne à l’égard des initiatives internationales qui privilégient la rapidité des résultats au détriment de leur durabilité. Pour Kaïs Saïed, la reconstruction de l’État libyen ne peut être accélérée artificiellement sans risquer de reproduire les cycles d’effondrement institutionnel observés depuis 2011.

 

Les Nations unies et la Libye : facilitation légitime et refondation de la confiance

La réunion de Tunis, tenue le 26 janvier 2026, s’est inscrite en coordination avec la Mission d’appui des Nations unies en Libye, dont le rôle demeure à la fois central et contesté. Si l’ONU conserve une légitimité internationale incontestable, une partie significative des acteurs libyens exprime une défiance croissante envers un processus perçu comme instable, parfois tributaire de recompositions géopolitiques externes et d’arbitrages internationaux fluctuants. 

Fidèle à la vision du Président Kaïs Saïed, la position tunisienne ne vise ni à marginaliser ni à délégitimer les Nations unies, mais à redéfinir leur fonction stratégique. Il s’agit d’opérer un déplacement conceptuel : passer d’une logique prescriptive, fondée sur l’ingénierie institutionnelle importée, à une logique de facilitation, dans laquelle l’ONU accompagne un processus authentiquement libyo-libyen sans s’y substituer. Cette approche entend restaurer la crédibilité du cadre onusien en l’adossant à une dynamique régionale cohérente, ancrée dans les réalités sociales et politiques du terrain.

Dans la lecture du Président Kaïs Saïed, la Libye constitue bien plus qu’un État en crise : elle représente un nœud géostratégique majeur dont la stabilisation conditionne l’équilibre du Maghreb, du Sahel et de l’espace méditerranéen. La persistance du chaos alimente les trafics transnationaux, accentue la vulnérabilité des frontières et favorise des recompositions géopolitiques défavorables aux États riverains.

La réunion de Tunis apparaît dès lors comme une tentative structurante de bâtir, progressivement, une architecture régionale de sécurité fondée sur la responsabilité directe des États voisins, plutôt que sur une délégation à des acteurs éloignés des dynamiques locales. 

 

Algérie diplomatie Tunisie Egypte Libye Tunisie

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