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Accueil » Santé publique et recomposition de l’État : souveraineté sociale, capacité politique et refondation de la légitimité
NATION dimanche, 8 février, 2026,11:029 Mins Read

Santé publique et recomposition de l’État : souveraineté sociale, capacité politique et refondation de la légitimité

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Mondher AFI

La visite officielle du ministre de la Santé en Algérie, au début du mois de février 2026, ne saurait être interprétée comme un simple événement diplomatique sectoriel. Elle constitue un moment révélateur d’une recomposition plus profonde de l’action publique dans le champ sanitaire, au sein de laquelle se redéfinissent les rapports entre l’État, le marché et la société. Cette séquence acquiert une signification particulière lorsqu’elle est replacée dans la vision politique portée par le Président Kaïs Saïed, laquelle engage une relecture critique du rôle de l’État social dans un contexte post-néolibéral fragile et instable.

Dans une perspective sociologique, la santé publique apparaît ici comme un champ stratégique au sens bourdieusien du terme : un espace structuré par des rapports de force, des intérêts divergents et des formes spécifiques de capital institutionnel, scientifique et industriel. La visite ministérielle met ainsi en lumière une tentative de réinvestissement de ce champ par l’État, non plus en tant que simple gestionnaire de pénuries ou arbitre budgétaire, mais comme acteur central de la production de sécurité sociale et sanitaire.
L’une des inflexions théoriques les plus significatives portées par la vision du Président Kaïs Saïed réside dans la rupture avec la neutralisation politique des politiques publiques, processus par lequel des choix fondamentalement sociaux et normatifs ont été progressivement requalifiés en problèmes exclusivement techniques.

Dans le champ sanitaire, cette dépolitisation a longtemps enfermé la santé dans des grilles d’analyse dominées par la rationalité budgétaire, l’obsession de la performance et les dispositifs de gouvernance procédurale, au détriment de sa fonction sociale structurante.
À rebours de cette trajectoire, la vision présidentielle procède à une réinscription explicite de la santé dans l’architecture du contrat social, en la considérant non comme un coût à maîtriser, mais comme une condition matérielle de possibilité de la citoyenneté elle-même. La santé devient ainsi un fait politique total, au sens maussien, engageant simultanément l’État, les institutions, les rapports sociaux et les formes de solidarité collective.
Dans cette perspective, la coopération avec l’Algérie ne peut être analysée à travers les catégories classiques de l’assistance ou de l’ajustement marginal des capacités existantes. Elle relève d’un projet de construction délibérée de capacités étatiques, entendues comme la consolidation durable des moyens institutionnels, industriels et cognitifs nécessaires à l’exercice effectif de la souveraineté sanitaire. Il ne s’agit pas d’importer des solutions clés en main, mais de coproduire des instruments d’action publique capables de résister aux logiques de dépendance structurelle.
Cette orientation traduit une redéfinition de la fonction de l’État, qui renoue avec une conception protectrice sans retomber dans une biopolitique disciplinaire. En mobilisant une lecture foucaldienne critique, l’État n’est pas ici conçu comme une instance abstraite de contrôle des corps, mais comme un garant concret des conditions matérielles de la vie sociale, chargé d’assurer la continuité, l’accessibilité et l’équité des ressources sanitaires.

Réencastrer la santé dans le social
L’intérêt stratégique accordé à l’industrie pharmaceutique, à la sécurisation de l’accès aux médicaments et au développement de l’innovation médicale ne saurait être interprété comme un simple arbitrage sectoriel ou un ajustement technocratique des politiques publiques. Il s’inscrit dans une lecture critique d’un processus historique de long terme : le désencastrement progressif du champ sanitaire de ses fondements sociaux et politiques. Comme l’a montré Karl Polanyi, la transformation des biens vitaux en marchandises soumises aux seules logiques autorégulatrices du marché engendre des déséquilibres structurels, des dépendances durables et une fragilisation du lien social.
Dans le domaine de la santé, cette dynamique a conduit à une marchandisation accrue des soins et des médicaments, réduisant des droits sociaux fondamentaux à des biens conditionnés par la solvabilité, la rentabilité et l’intégration aux chaînes de valeur globalisées. Les systèmes de santé qui en ont résulté, notamment dans les pays du Sud, se caractérisent par une vulnérabilité structurelle, une exposition récurrente aux ruptures d’approvisionnement et une accentuation des inégalités d’accès. Les crises sanitaires successives ont agi comme des révélateurs de ces fragilités, mettant en évidence l’incapacité des mécanismes marchands à garantir durablement la continuité des biens sanitaires essentiels en situation de contrainte collective.
C’est dans ce cadre analytique que s’inscrit la vision du Président Kaïs Saïed, laquelle opère une rupture conceptuelle avec le paradigme dominant. Elle repose sur un postulat central : la santé ne saurait être traitée comme une variable d’ajustement économique sans affecter les fondements mêmes de la citoyenneté et du pacte social. Réencastrer la santé dans le social signifie ainsi la restituer pleinement à l’espace du politique, en la concevant comme une responsabilité collective assumée par l’État et comme un attribut constitutif de la souveraineté.
Dans cette perspective, l’accès aux soins et aux médicaments cesse d’être appréhendé comme le produit contingent de mécanismes marchands globaux pour devenir une condition matérielle de l’égalité civique, au sens de T.H. Marshall, et un fondement concret de la dignité humaine. La politique sanitaire se redéfinit alors comme un instrument de cohésion sociale et de légitimation de l’action publique, traduisant une conception de l’État qui ne se limite pas à la régulation des marchés, mais assume une fonction stratégique dans la protection des conditions sociales de la vie collective.

Coopération régionale et capacité étatique
Dans cette configuration intellectuelle et politique, la coopération régionale cesse d’être un simple mécanisme d’échange d’expertise ou un dispositif compensatoire destiné à pallier des déficits ponctuels. Elle acquiert une signification structurelle, en tant que modalité alternative de production de l’action publique. À rebours des schémas de coopération verticale promus par les bailleurs internationaux, fondés sur la conditionnalité, l’asymétrie informationnelle et la hiérarchisation des priorités, l’approche qui se dessine privilégie une logique horizontale, reposant sur la réciprocité, la complémentarité des capacités et la co-construction des choix stratégiques.
La région ne se réduit plus à un espace géographique ou administratif, elle devient un cadre politique intermédiaire capable de générer des normes, des priorités et des instruments d’intervention relativement autonomes vis-à-vis des injonctions du marché global. Dans cette perspective, la coopération sanitaire régionale participe directement à la construction de capacités étatiques durables, entendues non seulement comme des ressources techniques ou financières, mais aussi comme des compétences institutionnelles, décisionnelles et symboliques.
En prolongeant les analyses de Pierre Bourdieu sur l’État comme détenteur du monopole de la définition légitime des problèmes publics, cette dynamique contribue à déplacer les catégories dominantes de l’action sanitaire, en les soustrayant partiellement aux cadres normatifs façonnés par les logiques de rentabilité et d’externalisation. Elle permet ainsi de reconfigurer le champ sanitaire comme un espace où l’intérêt général, la planification stratégique et la responsabilité publique retrouvent une centralité perdue.
Les domaines investis, télémédecine, médecine génomique, lutte contre les maladies à transmission vectorielle, approche «One Health», ne sauraient être appréhendés comme de simples options techniques. Ils constituent des instruments politiques au sens fort, à travers lesquels se recomposent les rapports entre savoir, pouvoir et territoire. La télémédecine reconfigure l’accès aux soins et la justice territoriale ; la médecine génomique interroge l’appropriation collective des savoirs scientifiques ; l’approche «One Health» consacre une conception systémique de la santé, attentive aux interactions entre environnement, dynamiques sociales et institutions.
Cette orientation apparaît pleinement cohérente avec la vision du Président Kaïs Saïed, fondée sur une réarticulation exigeante entre souveraineté, responsabilité sociale et planification stratégique. La coopération régionale devient ainsi un levier de recomposition de l’action publique elle-même, contribuant à redéfinir les conditions de possibilité d’une politique sanitaire émancipée des dépendances structurelles.

Santé et légitimité politique
La reconfiguration du champ sanitaire engage bien plus qu’une réforme sectorielle, elle touche au noyau dur de la légitimité étatique. Dans des sociétés marquées par la précarisation sociale, l’insécurité existentielle et l’érosion de la confiance institutionnelle, la légitimité ne peut plus être produite uniquement par le droit formel ou la performativité discursive du pouvoir. Comme l’a montré Jürgen Habermas, lorsque la capacité des institutions à répondre aux attentes matérielles s’affaiblit, la légitimité entre en crise.
La santé devient alors un révélateur central de cette tension. L’accès réel aux soins et aux médicaments ne constitue pas un simple indicateur de performance administrative, mais une expérience incarnée de l’égalité ou de son absence. Là où le système sanitaire fonctionne, l’État est perçu comme protecteur ; là où il échoue, il apparaît comme distant, abstrait, voire indifférent. Cette matérialité du politique confère à la santé une fonction stratégique dans la production contemporaine de la légitimité, au sens wébérien élargi.
Dans cette perspective analytique, se déploie la vision du Président Kaïs Saïed, laquelle repose sur une conceptualisation de la santé comme infrastructure sociale fondamentale de la dignité collective, et non comme un secteur subordonné à des arbitrages comptables de court terme.

Cette approche se distingue à la fois d’une nostalgie de l’État-providence fordiste, dont les conditions historiques de possibilité sont désormais épuisées, et d’une rhétorique incantatoire des droits sociaux, souvent dissociée des capacités effectives de l’action publique. Elle procède, au contraire, d’une refondation pragmatique de la politique sanitaire attentive aux contraintes structurelles, budgétaires, institutionnelles et productives, sans pour autant en naturaliser les effets ni les ériger en limites indépassables.
Dans cette perspective, la santé publique acquiert une fonction stratégique centrale dans la recomposition de l’État contemporain. Elle devient un espace où s’articulent souveraineté politique, justice sociale et légitimation de l’autorité publique, en tant qu’elle met à l’épreuve la capacité réelle des institutions à garantir les conditions matérielles de l’égalité civique. Le champ sanitaire cesse ainsi d’être appréhendé comme un domaine technique périphérique pour être pleinement reconnu comme un lieu d’incarnation concrète du politique, où la citoyenneté se vit moins comme un statut juridique abstrait que comme une expérience sociale tangible.
Le réinvestissement étatique de ce champ ne relève pas d’une logique de gestion du risque au sens étroit, mais d’une tentative de restauration d’un lien social fragilisé par la précarisation des existences et la fragmentation des solidarités collectives. En ce sens, la politique de santé participe d’un processus plus large de redéfinition de l’État stratège, conçu non comme un acteur omnipotent, mais comme une instance responsable de la production et de la protection des conditions collectives de la vie. Cette orientation esquisse une voie exigeante et conflictuelle, située entre le retrait gestionnaire dicté par les logiques d’ajustement et l’illusion d’une protection totale, en réaffirmant la responsabilité historique de l’État dans la structuration du social.

Algérie ministère de la Santé - Tunisie Président de la République santé publique

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