Une conférence s’est tenue mardi à Tokyo pour mettre en lumière la portée historique de la Constitution tunisienne de 1861, à l’occasion du 70ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et le Japon.
Organisée par l’ambassade de Tunisie au Japon en collaboration avec l’Association d’amitié Japon-Tunisie, cette conférence a été animée par le professeur Masatoshi Kisaichi de l’Université Sophia de Tokyo.
Dans une intervention intitulée « Les contributions de la Tunisie à la pensée réformatrice : la Constitution de 1861 comme exemple », l’universitaire japonais a proposé une analyse approfondie de ce texte fondateur, qu’il a présenté comme la première constitution moderne du monde arabe et islamique.
Le Pr Kisaichi a retracé les étapes historiques et intellectuelles du mouvement réformiste tunisien du XIXᵉ siècle, soulignant le rôle précurseur de la Tunisie dans l’adoption d’un cadre constitutionnel moderne au sein de l’espace arabo-musulman.
Selon une publication de l’ambassade de Tunisie à Tokyo sur ses réseaux sociaux, cette manifestation a réuni les membres de l’Association d’amitié Japon-Tunisie, ainsi que des universitaires et chercheurs japonais spécialistes des courants réformistes au Moyen-Orient. Elle témoigne de l’intérêt soutenu du milieu académique nippon pour l’expérience tunisienne en matière de modernisation institutionnelle.
