Kaïs Saïed appelle à une mobilisation nationale pour protéger les élèves du fléau de la drogue
Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier, mardi 11 février, au Palais de Carthage, le ministre de l’Intérieur Khaled Nouri, le ministre de l’Éducation Nourredine Nouri, ainsi que le secrétaire d’État à la Sécurité nationale, Sofiane Bel Sadeg.
Au cœur de cette réunion, le Chef de l’État a insisté sur l’urgence de lutter contre la propagation de la drogue dans et autour des établissements scolaires. Qualifiant ce phénomène de menace grave pour la cohésion sociale, il a souligné la nécessité de renforcer les patrouilles de sécurité de manière régulière et continue afin de protéger les élèves.
Toutefois, le Président de la République a rappelé que la lutte contre ce fléau ne peut se limiter à une approche strictement sécuritaire. Il a appelé à une mobilisation globale impliquant les institutions de l’État, les familles et le corps éducatif, afin de démanteler les réseaux de trafic et de prévenir ce danger à la source. Dans ce cadre, il a proposé de consacrer quotidiennement une partie des enseignements à la sensibilisation des élèves aux dangers des drogues, soulignant que l’éducation et la formation des esprits constituent le véritable rempart contre ces « poisons ».
Kaïs Saïed a également réaffirmé l’importance stratégique du secteur de l’éducation et de l’enseignement, qu’il considère comme un pilier de la souveraineté nationale. Il a rappelé que la Constitution prévoit la création du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, dont la mise en place est imminente, afin de revoir les choix adoptés dans ce secteur et de corriger les orientations jugées erronées.
Le Chef de l’État a, par ailleurs, mis en garde contre les conséquences à long terme des dysfonctionnements éducatifs, estimant que toute erreur dans ce domaine ne peut être corrigée qu’après plusieurs décennies. Il a déploré la hausse du décrochage scolaire et alerté contre ce qu’il a qualifié « d’analphabétisme dissimulé », issu de l’affaiblissement de la pensée critique, et qu’il juge plus dangereux encore que l’analphabétisme classique.
