Chargé par le président de la République, Kais Saïed, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens de l’étranger, Mohamed Ali Nafti, conduit la délégation tunisienne au 39e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine qui se tient les 14 et 15 février courant, à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Les travaux du 39e sommet de l’organisation seront placés cette année sous le signe de « Garantir un accès durable à l’eau pour réaliser le programme de l’Union », lit-on dans un communiqué du département des Affaires étrangères.
Lors de sa participation aux discussions sur la situation de paix et de sécurité en Afrique, Nafti a réaffirmé l’engagement de la Tunisie à soutenir les efforts et les initiatives lancées par l’UA visant à répondre aux aspirations des peuples africains en matière de sécurité et de développement, partant du ferme attachement de notre pays aux valeurs de paix et de sécurité.
Il a dans ce contexte rappelé l’adhésion de la Tunisie depuis son indépendance aux opérations de maintien de la paix sur le continent africain, mettant l’accent sur la nécessité d’oeuvrer à trouver des « solutions africaines » aux problèmes africains.
Il a également réaffirmé la solidarité de la Tunisie avec les peuples et les pays en proie aux crises, conflits et transitions, faisant part de la fierté de notre pays d’avoir accueilli le Forum africain de haut niveau sur les femmes, la paix et la sécurité au mois de décembre 2025.
Ce forum a abouti à l’élaboration de la « Déclaration de Tunis sur les femmes, la paix et la sécurité », texte qui vient d’être définitivement et formellement adopté lors du 39e Sommet de Addis-Abeba.
Evoquant le rôle de la réforme institutionnelle au sein de l’Union africaine et de ses structures, Nafti a réaffirmé la position de principe de la Tunisie sur cette question cruciale, soulignant l’importance d’une « approche progressive et participative » qui soit en mesure de tenir compte des capacités et des aspirations des États membres conformément à l’Acte constitutif de l’UA.
Il a également mis l’accent sur l’impératif de soutenir la bonne gouvernance, l’utilisation efficiente des ressources, le respect des principes d’une répartition géographique équitable et l’alternance aux postes, recommandant d’accorder suffisamment de temps aux pays-membres de l’UA pour étudier les propositions présentées et statuer sur leur compatibilité avec les législations nationales et les obligations internationales des États membres.
Les travaux du Sommet d’Addis-Abeba ont été marqués, notamment, par la présence du Secrétaire général des Nations Unies, de la présidente du conseil italien et du premier ministre palestinien.
(D’après TAP)
