Le Temps News
  • NATION
    • Politique
    • Justice
    • Corps de métiers
    • Régions
    • Organisations nationales
  • SANTE
    • Le point sur la pandémie
    • Bien être
    • Structures hospitalières
  • SOCIETE
    • Consommation
    • Eau
    • Éducation
    • Médias
    • Environnement
    • Météo
    • Faits divers
    • Services
    • Sciences et technique
  • ECONOMIA
    • Agriculture
    • Autos
    • Chambres de commerce
    • Conjoncture
    • Entreprises
    • Finances/ Banques
    • La Bourse au quotidien
    • Industrie
  • Sports
    • Foot
    • Volley-ball
    • Basket-ball
    • Hand-ball
    • Tennis
    • Turf
    • Handisports
    • Arbitrage
    • La vie des clubs
  • CULTURA
    • Musique
    • Cinéma
    • Théâtre
    • Arts visuels
    • Littérature
    • Patrimoine
    • Spectacles
    • Agenda culturel
    • Réflexion
  • SUCCESS STORY
  • BLOGS
  • SOCIETE CIVILE
    • Les associations
  • LIFESTYLE
    • Loisirs
    • Tendances
  • VIDEOS
Erreur, pas de jeu d’identité publicitaire! Vérifiez votre syntaxe!
Facebook Twitter Instagram
Facebook Twitter Instagram YouTube
Le Temps News
Abonnez-vous
  • NATION
    • Politique
    • Justice
    • Corps de métiers
    • Régions
    • Organisations nationales
  • SANTE
    • Le point sur la pandémie
    • Bien être
    • Structures hospitalières
  • SOCIETE
    • Consommation
    • Eau
    • Éducation
    • Médias
    • Environnement
    • Météo
    • Faits divers
    • Services
    • Sciences et technique
  • ECONOMIA
    • Agriculture
    • Autos
    • Chambres de commerce
    • Conjoncture
    • Entreprises
    • Finances/ Banques
    • La Bourse au quotidien
    • Industrie
  • Sports
    • Foot
    • Volley-ball
    • Basket-ball
    • Hand-ball
    • Tennis
    • Turf
    • Handisports
    • Arbitrage
    • La vie des clubs
  • CULTURA
    • Musique
    • Cinéma
    • Théâtre
    • Arts visuels
    • Littérature
    • Patrimoine
    • Spectacles
    • Agenda culturel
    • Réflexion
  • SUCCESS STORY
  • BLOGS
  • SOCIETE CIVILE
    • Les associations
  • LIFESTYLE
    • Loisirs
    • Tendances
  • VIDEOS
Le Temps News
Accueil » Quand la rue était notre terrain : nostalgie des jeux de quartier
tribunes mercredi, 18 février, 2026,19:116 Mins Read

Quand la rue était notre terrain : nostalgie des jeux de quartier

Partager
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Dans beaucoup de villes, les jeux de quartier ont longtemps été plus qu’un simple passe-temps : ils formaient une sorte de langage commun, un pacte tacite entre enfants, adolescents, parfois même adultes, qui transformait le trottoir en terrain d’aventure et la place en petite scène publique. Aujourd’hui, quand on prononce l’expression «jeux de quartier», on pense souvent à une nostalgie un peu facile, à des rires qui résonnent entre deux immeubles et à des genoux écorchés.

Pourtant, si l’on regarde de près, ces jeux racontent surtout une manière d’habiter l’espace, de s’y frotter, d’y apprendre les autres et d’y inventer des règles quand la vie n’en donne pas toujours de claires.
Il y a d’abord les jeux qui naissent d’un tracé au sol, d’une craie ou d’un caillou, comme si l’imagination avait besoin d’un cadre minimal pour s’emballer. La marelle, par exemple, est une géographie intime : une succession de cases où l’on saute à cloche-pied, où l’équilibre devient un défi sérieux, où l’on apprend la concentration sans discours. À côté, l’élastique, la corde à sauter ou les jeux de ballon à rebonds multiplient les rythmes : on compte, on chante, on se trompe, on recommence, et tout le monde sait que l’erreur fait partie du jeu. Ce sont des activités pauvres en matériel mais riches en codes, où la maîtrise s’acquiert à force d’observer les autres et d’oser entrer dans la ronde. Le quartier devient alors une école informelle : on y apprend la patience, l’attention, l’art de ne pas se vexer trop vite.
Viennent ensuite les jeux de poursuite, ceux qui font courir et essoufflent la journée : cache-cache, chat perché ou toutes les variantes locales où l’on «délivre» un camarade, où un banc devient refuge, où un arbre, un escalier ou un coin de mur acquiert soudain une valeur stratégique. Ces jeux-là révèlent une intelligence du terrain. Les enfants connaissent les raccourcis, les zones d’ombre, les bruits de pas sur le gravier, la manière dont un portail grince.

L’espace public n’est pas neutre
Ils savent aussi que l’espace public n’est pas neutre : il y a des endroits qui rassurent, d’autres qui intimident, et la frontière entre les deux bouge au fil des expériences. On s’y risque, on s’y affirme, on s’y cache autant de soi-même que des autres.
Il existe aussi les jeux de confrontation légère, ceux qui testent la force et le courage sans basculer, en principe, dans la violence. Les billes, souvent, ont été un apprentissage de la négociation : on mise, on gagne, on perd, on proteste, on vérifie si le tir était «bon», on débat de la règle avec une intensité qui ferait sourire un juriste. Les cartes, les osselets, les jeux de palets ou de petits objets à lancer sur une ligne imaginaire disent la même chose : le quartier produit des micro-institutions. Même quand les règles sont simples, elles sont discutées, ajustées, défendues. Et si l’on y regarde bien, c’est une première expérience de la justice : qu’est-ce qui est équitable, qu’est-ce qui ne l’est pas et qui décide au final ?
Certains jeux, plus bruyants, sont des spectacles à ciel ouvert : le football improvisé entre deux sacs, le basket sur un panneau bricolé, la balle au prisonnier dans une cour d’immeuble. Là, le collectif devient visible. Il faut composer des équipes, supporter les différences de niveau et accepter que le talent crée parfois des hiérarchies naturelles. Les meilleurs sont sollicités, les plus timides sont poussés à prendre leur place, et chacun découvre qu’un jeu peut être une scène sociale. On y apprend la coopération, mais aussi l’ego, l’arbitrage, la frustration quand le ballon finit sous une voiture ou quand un adulte, excédé, menace de confisquer. Le jeu se frotte alors à la réalité : l’espace public appartient à tous, donc à personne en particulier, et le plaisir doit négocier avec le voisinage, la circulation, les horaires.

Que devient le quartier quand il n’est plus un terrain de jeu ?
À travers ces jeux, une question revient : que devient le quartier quand il n’est plus un terrain de jeu ? Dans de nombreux endroits, la rue a changé de statut. Elle est davantage traversée que vécue.
Les voitures prennent plus de place, les peurs se multiplient, les emplois du temps se remplissent d’activités encadrées. Les écrans, surtout, ont déplacé une part de l’imagination vers l’intérieur. Il ne s’agit pas de condamner ce basculement comme un déclin automatique. Les enfants d’aujourd’hui inventent d’autres mondes, développent d’autres compétences, et la créativité n’a pas disparu. Mais quelque chose se transforme : quand le jeu quitte la rue, c’est une certaine manière d’apprendre le dehors qui s’amenuise. Le quartier perd un peu de sa fonction de laboratoire social, de lieu où l’on devient quelqu’un au contact des autres, sans adulte pour traduire chaque situation.
Et pourtant, les jeux de quartier résistent, parfois de façon inattendue. Il suffit d’un terrain libéré, d’une place piétonne, d’une soirée d’été, d’une cour ouverte, pour que les anciennes formes renaissent. On voit alors que ces jeux ne sont pas seulement des souvenirs : ce sont des outils. Ils permettent de fabriquer du lien dans un monde qui en manque, de donner aux enfants une autonomie concrète, de rendre l’espace public moins anonyme. Quand des voix réapparaissent en bas des immeubles, ce n’est pas uniquement du bruit : c’est une preuve de vitalité.
Peut-être faut-il finalement regarder les jeux de quartier comme une petite politique du quotidien. Ils disent qu’un quartier n’est pas seulement une adresse ou un ensemble de bâtiments, mais un tissu d’habitudes, de rencontres et de règles partagées. Ils rappellent que jouer dehors, c’est apprendre à mesurer son geste, à respecter une limite, à demander pardon, à inviter celui qui reste à côté. À une époque où l’on parle beaucoup de vivre-ensemble comme d’une grande idée, ces jeux proposent une version modeste, concrète, parfois chaotique, mais profondément humaine : une société à hauteur d’enfant, qui se construit ballon en main, craie sur bitume, souffle court et rire prêt à repartir.

jeux quartiers

Articles liés

Aménagement urbain des quartiers : la qualité de vie des habitants, impératif majeur

mercredi, 24 septembre, 2025,15:26
Les derniers articles
Commerce
Commerce

Ramadan : ouverture de 16 points de vente « Du producteur au consommateur » dans plusieurs régions

mercredi, 18 février, 2026,19:26

Seize points de vente directe « Du producteur au consommateur », ont été aménagés dans…

Quand la rue était notre terrain : nostalgie des jeux de quartier

mercredi, 18 février, 2026,19:11

Le programme de placement familial prend actuellement en charge 435 personnes âgées, selon le ministère de la Famille

mercredi, 18 février, 2026,18:01

Échange de vœux entre le Président Kaïs Saïed et le Président égyptien à l’occasion du mois de Ramadan

mercredi, 18 février, 2026,17:30

À l’occasion du Ramadan, les présidents tunisien et algérien échangent leurs vœux

mercredi, 18 février, 2026,15:18
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
———————————————–

Délégataire: MOHAMED BEN SALEM

———————————————–

Journal électronique
Édité par Dar Assabah
Siége : Bd. Mohamed Bouazizi El Menzah
Téléphone  : 71 238 222 (lignes Groupées)
Fax : 71 752 527

Facebook Twitter Instagram YouTube
© 2026      Le temps ALL RIGHT RESERVED

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.