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Accueil » Souveraineté, révolution et conscience historique : l’émergence d’un État intégral
NATION jeudi, 19 février, 2026,08:339 Mins Read

Souveraineté, révolution et conscience historique : l’émergence d’un État intégral

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 Par Mondher AFI

La rencontre qui s’est tenue le 16 février 2026 au Palais de Carthage entre le Président de la République Kaïs Saïed et la Cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri ne saurait être interprétée comme une simple réunion institutionnelle inscrite dans la routine de la coordination exécutive. Elle constitue, à bien des égards, un moment de cristallisation d’une vision globale de l’État, de la société et du processus historique en cours en Tunisie.

Le discours présidentiel qui s’y déploie révèle une architecture conceptuelle cohérente, où s’articulent trois dimensions indissociables : la souveraineté politique, la refondation administrative et la transformation culturelle.

Ce triptyque ne relève pas d’un registre rhétorique circonstanciel. Il s’inscrit dans une conception longue de l’histoire, où la révolution ne se réduit ni à un événement ponctuel ni à une alternance institutionnelle, mais se définit comme un processus profond de reconstruction des structures invisibles qui organisent le fonctionnement réel de l’État et de la société.

Lorsque le Président Kaïs Saïed affirme que la Tunisie doit poursuivre la guerre de libération nationale, il ne renvoie pas à une confrontation militaire révolue, mais à la continuité d’un processus historique dont l’enjeu est désormais interne. La libération ne concerne plus un territoire déjà recouvré, mais l’État lui-même, qui doit être restauré dans sa pleine capacité à servir l’intérêt général. Dans cette perspective, la révolution législative, administrative et culturelle ne constitue pas une alternative à la guerre de libération, mais son expression contemporaine, adaptée aux formes actuelles des entraves qui pèsent sur le fonctionnement des institutions et sur la réalisation de la volonté populaire.

Cette orientation s’inscrit dans la continuité des aspirations fondatrices de la révolution du 17 décembre 2010, dont le principe central demeure l’avènement effectif de la justice sociale. Elle engage un processus visant à rétablir concrètement les droits confisqués, à restituer aux générations marginalisées leur pleine dignité civique et à réintégrer la jeunesse dans la dynamique de construction nationale. La souveraineté cesse ainsi d’être une catégorie formelle pour devenir une capacité réelle d’action historique. Elle suppose une reconfiguration simultanée des normes, des pratiques et des représentations qui structurent l’exercice du pouvoir. C’est à cette condition que l’État peut redevenir l’expression authentique de la volonté collective et l’instrument actif d’un avenir maîtrisé et partagé durablement au service de l’équité, de la responsabilité et de la continuité historique du peuple souverain dans son destin commun et pleinement libre.

La révolution administrative : démanteler les structures invisibles de la reproduction

L’un des apports les plus significatifs du discours présidentiel réside dans sa capacité à réinscrire la question administrative dans une profondeur historique et sociologique, rompant ainsi avec une lecture strictement technique ou gestionnaire. L’administration ne constitue pas un simple instrument d’exécution neutre, elle représente une structure dotée d’une autonomie relative, inscrite dans des rapports de pouvoir et productrice d’effets sociaux durables. En ce sens, elle peut agir soit comme un vecteur d’effectivité de la volonté politique, soit comme un mécanisme de stabilisation des équilibres hérités.

Dans le cas de la Tunisie, l’appareil administratif résulte d’une superposition de séquences historiques distinctes : une phase de domination externe, une phase de centralisation étatique post-indépendance, puis une phase de recomposition institutionnelle après 2011. Cette stratification a généré une configuration caractérisée par une forte dépendance au sentier institutionnel, limitant la capacité d’adaptation rapide.

Cette inertie s’explique moins par des intentions individuelles que par la reproduction de schèmes incorporés, ce que Pierre Bourdieu conceptualise comme l’«habitus», c’est-à-dire un ensemble de dispositions durables qui orientent les pratiques sans nécessiter de contrainte explicite. Dès lors, la transformation administrative ne peut se réduire à un renouvellement des acteurs, elle implique une reconfiguration des structures cognitives et organisationnelles elles-mêmes. L’enjeu fondamental consiste ainsi à faire évoluer l’administration d’un dispositif de reproduction vers une capacité institutionnelle pleinement orientée vers la transformation historique et l’effectivité de la souveraineté.

La révolution culturelle comme fondement stratégique de la refondation nationale 

C’est sans doute dans l’insistance particulière du Président de la République Kaïs Saïed sur la nécessité d’une révolution culturelle que se révèle la dimension la plus profonde, la plus structurante et la plus prospective de la vision qu’il propose pour la Tunisie contemporaine. Car en mobilisant cette notion, il ne désigne pas un phénomène superficiel ou symbolique, mais un processus de transformation situé au niveau le plus fondamental de toute construction historique durable, celui des structures invisibles qui déterminent la manière dont les individus perçoivent leur rôle, leur responsabilité et leur relation à l’État.

Toute refondation véritable ne commence pas par les structures visibles, mais par les structures mentales qui les rendent possibles. Les institutions, aussi élaborées soient-elles dans leur architecture formelle, ne fonctionnent jamais uniquement à travers des textes, des procédures ou des organigrammes. Elles fonctionnent à travers des dispositions intériorisées, des représentations partagées et une certaine conception du sens de l’action publique. Autrement dit, derrière chaque institution se trouve une anthropologie implicite, une manière spécifique de concevoir le devoir, l’autorité et la finalité du service public.

C’est précisément cette dimension que la notion de révolution culturelle permet de saisir. Elle renvoie à la nécessité de transformer non seulement les structures, mais le rapport même que les acteurs entretiennent avec ces structures. Elle implique un déplacement du centre de gravité de la réforme : de la modification des formes vers la transformation des consciences.

Cette approche trouve un fondement solide dans la sociologie historique des transformations étatiques. Les grandes mutations durables n’ont jamais été le simple produit de décisions formelles. Elles ont toujours été précédées, accompagnées ou consolidées par des transformations plus profondes affectant les systèmes de valeurs, les normes intériorisées et les représentations collectives. Ce sont ces transformations invisibles qui confèrent leur stabilité aux transformations visibles.

Dans cette perspective, la révolution culturelle évoquée par le Président ne doit pas être interprétée comme une tentative d’imposition idéologique, mais comme un processus de reconstruction progressive d’un nouvel imaginaire collectif. Elle vise à restaurer une conception exigeante de la responsabilité, fondée sur la conscience de la mission publique, sur l’éthique du devoir et sur l’alignement entre la fonction exercée et l’intérêt général. Elle suppose l’émergence d’un acteur public animé non par la simple conformité formelle, mais par une compréhension intériorisée de la signification historique de son rôle.

Cependant, une telle transformation ne peut s’opérer spontanément. La culture, au sens sociologique du terme, n’est pas une donnée naturelle. Elle est le produit d’un processus de formation, de transmission et de reproduction. Elle se construit dans la durée, à travers des institutions spécifiques qui façonnent les dispositions individuelles et les horizons collectifs.

C’est ici que la question éducative apparaît comme le cœur stratégique de l’ensemble du processus de transformation.

L’éducation ne se limite pas à la transmission de connaissances techniques. Elle constitue le principal mécanisme de formation des dispositions fondamentales qui structurent le comportement des individus dans leur rapport à la société et à l’État. Elle façonne le rapport à la norme, la perception de la responsabilité, la capacité d’initiative et le sens de l’appartenance à une communauté politique.

Chaque système éducatif produit, au-delà des savoirs qu’il transmet, un certain type de sujet historique. Il forme des individus plus ou moins capables d’assumer des responsabilités, plus ou moins disposés à inscrire leur action dans une finalité collective, plus ou moins aptes à se projeter dans une logique de construction nationale.

C’est pourquoi toute fragilité prolongée dans la gouvernance du système éducatif produit des effets qui dépassent largement le cadre scolaire. Elle affecte la formation des élites, la qualité de la décision publique et, plus profondément encore, la capacité globale de la société à produire de la cohérence, du sens et de la continuité historique.

Ces effets sont cumulatifs et différés. Ils ne se manifestent pas immédiatement, mais s’inscrivent dans la durée. Une insuffisance dans la formation des dispositions fondamentales ne produit pas seulement des lacunes individuelles ; elle altère progressivement la qualité du fonctionnement collectif. Elle affaiblit la capacité des institutions à remplir pleinement leur mission, non en raison d’une absence de règles, mais en raison d’une fragilisation des dispositions qui rendent ces règles opératoires.

En plaçant la révolution culturelle au cœur du processus de refondation, le Président identifie implicitement l’éducation comme le levier le plus décisif de toute transformation durable. Il reconnaît que la souveraineté réelle ne repose pas uniquement sur des mécanismes juridiques ou institutionnels, mais sur la qualité des femmes et des hommes appelés à les incarner.

Car en définitive, aucune transformation structurelle ne peut produire d’effets durables si elle n’est pas soutenue par une transformation correspondante des dispositions humaines.

Les lois peuvent être promulguées rapidement. Les structures peuvent être réorganisées. Mais la formation d’une conscience historique et d’une éthique de la responsabilité relève d’un temps plus long, celui de l’éducation.

La refondation dans le temps long

Ainsi, la révolution culturelle évoquée par le Président apparaît comme un processus de refondation silencieux mais décisif. Elle vise à reconstruire, à la source, les conditions humaines de la souveraineté. Elle repose sur la conviction que la force d’un État ne réside pas uniquement dans ses institutions, mais dans la qualité des consciences qui les font vivre.

En ce sens, la transformation éducative ne constitue pas un secteur parmi d’autres. Elle constitue le point d’origine à partir duquel devient possible toute refondation véritable.

Car c’est dans l’école que se forme, en profondeur, la capacité d’une nation à assurer sa propre continuité historique.

Le discours du Président de la République Kaïs Saïed se distingue par une conscience aiguë de la profondeur historique du moment tunisien. Lorsqu’il évoque ceux qui seraient «hors de l’histoire», il met en évidence un décalage entre des logiques héritées et les exigences d’une transformation devenue inévitable. Être dans l’histoire signifie saisir le sens du moment et assumer la responsabilité de l’avenir ; en être hors, c’est demeurer prisonnier de formes incapables de produire du devenir. En définissant la responsabilité comme une «amana», il réaffirme que l’État ne repose pas uniquement sur des structures, mais sur une éthique intériorisée. La phase actuelle apparaît ainsi comme un processus de refondation, où la souveraineté devient la capacité d’une nation à aligner sa conscience, ses institutions et son action sur les exigences du temps historique.



chef - cheffe du gouvernement Kais Saied Sara Zaferani Zenzri souveraineté

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