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Accueil » Ramadan et refondation symbolique de l’État : souveraineté, mémoire et régénération du lien collectif révélées depuis la Mosquée Zitouna
NATION samedi, 21 février, 2026,08:329 Mins Read

Ramadan et refondation symbolique de l’État : souveraineté, mémoire et régénération du lien collectif révélées depuis la Mosquée Zitouna

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Par Mondher AFI

Le mercredi 18 février 2026, à la veille de l’avènement du mois sacré, le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu à la Mosquée Zitouna, située au cœur de la médina de Tunis, depuis laquelle il a adressé un message de félicitations au peuple tunisien et à l’ensemble de la communauté islamique. Si cet acte peut, à première lecture, apparaître comme une séquence rituelle inscrite dans la périodicité du calendrier religieux, il constitue, en réalité, un événement doté d’une forte densité sociologique, symbolique et politique.

Car, dans les sociétés où la formation de l’État s’est historiquement articulée avec des structures culturelles et spirituelles profondes, les gestes publics du pouvoir excèdent leur dimension immédiate : ils participent à la production et à la stabilisation des significations collectives qui fondent la légitimité politique.

Le choix du moment, celui de la veille du Ramadan, et le choix du lieu, celui de la Zitouna en tant qu’espace matriciel de la mémoire religieuse et intellectuelle nationale, ne relèvent pas d’une simple contingence protocolaire. Ils s’inscrivent dans une logique de réactivation symbolique des fondements historiques de la communauté politique. En investissant cet espace chargé d’historicité, le Chef de l’État inscrit son action dans une continuité temporelle qui dépasse la conjoncture immédiate et renvoie à la profondeur civilisationnelle de la nation. L’acte présidentiel devient ainsi performatif : il ne se limite pas à transmettre un message, mais contribue à reconfigurer le rapport entre l’institution étatique, la mémoire collective et la conscience nationale.

Dans cette perspective, ce déplacement apparaît comme un acte de réinstitution symbolique de la souveraineté. Il traduit une volonté de réancrer l’autorité politique dans les structures profondes de la légitimité sociale, en mobilisant les ressources symboliques que constituent la religion, l’histoire et la mémoire collective. Loin d’être un simple geste de circonstance, cet événement s’inscrit dans une démarche plus large visant à consolider la cohérence entre l’État et la nation, en réaffirmant que la souveraineté politique ne repose pas uniquement sur des fondements juridiques ou institutionnels, mais également sur sa capacité à s’inscrire dans la continuité historique et symbolique qui structure l’existence collective.

 

Le Ramadan comme matrice de transformation morale et de reconstruction du sujet souverain

Dans son allocution prononcée à la Mosquée Zitouna le 18 février 2026, le Président de la République, Kaïs Saïed, a formulé une conception du jeûne qui dépasse largement sa définition rituelle immédiate pour l’inscrire dans une anthropologie morale et politique de la souveraineté. Le jeûne n’est pas présenté comme une simple abstention physiologique temporaire, mais comme un processus de restructuration de la conscience individuelle, un mécanisme de réorientation du sujet vers une forme supérieure d’autonomie éthique.

Cette lecture rejoint les fondements les plus profonds de la sociologie du religieux, qui considère les pratiques rituelles non comme des gestes isolés, mais comme des dispositifs de formation du sujet. Le Ramadan introduit une rupture dans la continuité ordinaire des comportements. Il suspend les automatismes, interrompt les logiques de satisfaction immédiate et impose une temporalité différente, caractérisée par la retenue, la réflexivité et la maîtrise de soi. Cette suspension n’est pas un simple ralentissement, elle constitue une restructuration temporaire de l’ordre normatif, permettant à l’individu de reconfigurer son rapport à lui-même, à autrui et au monde.

Dans cette perspective, le jeûne devient un exercice de souveraineté intérieure. Il enseigne à l’individu qu’il possède la capacité de se soustraire aux déterminismes immédiats, qu’ils soient biologiques, sociaux ou psychologiques. Il introduit une distance entre l’impulsion et l’action, entre le désir et sa satisfaction. Or, cette distance constitue le fondement même de l’autonomie. Car un individu incapable de maîtriser ses impulsions demeure vulnérable aux influences extérieures. À l’inverse, un individu capable de s’auto-discipliner acquiert une capacité de résistance, une stabilité et une cohérence qui constituent les conditions premières de toute souveraineté.

La portée de cette conception dépasse l’individu. Elle s’étend à la société dans son ensemble. Une communauté politique ne peut exercer pleinement sa souveraineté que si ses membres possèdent une capacité d’autonomie morale. La souveraineté collective ne peut exister durablement sans souveraineté individuelle. Elle ne se réduit pas à un dispositif juridique ou institutionnel, elle repose sur une infrastructure morale constituée par des individus capables de responsabilité, de discipline et de conscience.

Dans cette optique, le Ramadan apparaît comme un dispositif de régénération du corps social. Il ne transforme pas seulement les comportements individuels, il reconfigure les relations sociales. Il réactive la solidarité, intensifie la conscience de l’autre et réduit symboliquement les distances sociales. La faim, expérience universelle partagée, agit comme un mécanisme d’égalisation symbolique. Elle rappelle la condition humaine commune et favorise l’émergence d’une sensibilité collective fondée sur la réciprocité et la responsabilité mutuelle.

Le discours présidentiel s’inscrit dans cette logique. Il établit un lien implicite mais structurant entre la purification morale et la stabilité collective. Il suggère que la reconstruction politique ne peut être dissociée de la reconstruction morale. La souveraineté, dans cette perspective, apparaît comme une réalité qui se construit à partir de l’intérieur, à travers la transformation des consciences, avant de se manifester dans les structures institutionnelles.

 

La Mosquée Zitouna : espace symbolique, continuité historique et réinstitution du sens politique

Le choix de la Mosquée Zitouna comme lieu d’énonciation du discours présidentiel possède une signification qui dépasse largement la dimension religieuse. Il constitue un acte de spatialisation symbolique du pouvoir, qui inscrit l’action politique dans une géographie chargée de mémoire et de continuité.

La Zitouna n’est pas un espace neutre. Elle représente une institution historique majeure, un lieu de production et de transmission du savoir, un centre de structuration intellectuelle et normative qui a contribué, durant des siècles, à la formation de la conscience collective tunisienne. Elle incarne une continuité civilisationnelle qui traverse les ruptures politiques et les transformations historiques.

En se rendant dans cet espace, le Président opère un acte de réinscription symbolique de l’État dans la profondeur historique de la nation. Il établit une continuité entre l’autorité politique contemporaine et les structures symboliques qui ont historiquement contribué à la formation de la société. Cet acte participe à ce que la sociologie politique désigne comme un processus de réinstitution symbolique, par lequel le pouvoir renforce sa légitimité en s’inscrivant dans une continuité historique et culturelle.

La légitimité politique ne repose pas uniquement sur la légalité formelle, elle dépend également de la capacité du pouvoir à produire du sens et à incarner une continuité. Une autorité perçue comme déconnectée de l’histoire et de la mémoire collective devient fragile. À l’inverse, une autorité inscrite dans la continuité historique acquiert une profondeur symbolique qui renforce sa stabilité.

Le déplacement à la Zitouna constitue ainsi un acte de réactivation de la mémoire collective. Il rappelle que l’État n’est pas une construction abstraite ou contingente, mais l’expression institutionnelle d’une trajectoire historique longue. Il réaffirme que la souveraineté politique repose également sur une souveraineté symbolique, c’est-à-dire sur la capacité d’une société à se reconnaître dans ses propres institutions.

Cette démarche révèle une compréhension profonde de la nature du pouvoir. Le pouvoir n’est pas uniquement une capacité de contrainte ou de décision. Il est également une capacité de structuration symbolique. Il organise les représentations, stabilise les significations et contribue à la formation d’un horizon collectif commun.

À cet égard, la Zitouna devient un espace de médiation entre le passé et le présent, entre la mémoire et l’action, entre la continuité et la transformation. Elle permet de situer l’action politique dans une temporalité longue, qui dépasse les contingences immédiates et inscrit la souveraineté dans une profondeur historique.

 

Reconstruction du lien social, cohérence politique et projection vers l’avenir

L’idée exprimée dans ce discours illustre une conception structurelle et stratégique de la souveraineté. Celle-ci n’est pas envisagée comme un état statique ou comme un simple attribut juridique, mais comme un processus dynamique mobilisant simultanément les dimensions morale, sociale, symbolique et institutionnelle.

Dans cette perspective, la solidarité sociale apparaît comme une condition fondamentale de la souveraineté. Une société fragmentée, marquée par des inégalités profondes ou par des formes de marginalisation, devient structurellement vulnérable. La fragmentation affaiblit la cohésion, réduit la capacité de mobilisation collective et crée des zones de fragilité susceptibles d’être exploitées par des forces externes ou internes.

À l’inverse, une société caractérisée par un haut niveau de cohésion et de solidarité possède une plus grande capacité de résilience. Elle peut faire face aux crises, absorber les tensions et maintenir sa stabilité. La solidarité ne constitue donc pas uniquement une valeur morale, elle constitue une ressource stratégique.

Le Ramadan joue un rôle central dans ce processus. Il agit comme un mécanisme de renforcement du lien social. Il intensifie les interactions, favorise les pratiques de partage et réactive le sentiment d’appartenance collective. Il contribue ainsi à la consolidation de ce que la sociologie désigne comme l’intégration sociale, c’est-à-dire la cohérence interne du corps social.

La référence à la cause palestinienne, dans ce contexte, introduit une dimension supplémentaire. Elle inscrit la souveraineté dans une perspective éthique universelle. Elle affirme que la souveraineté n’est pas uniquement un principe national, mais une valeur normative qui structure les relations entre les peuples. Elle exprime une cohérence entre la conception interne de la souveraineté et sa projection externe.

Cette cohérence constitue un élément essentiel de la crédibilité politique. Une souveraineté qui ne serait affirmée que dans le discours interne, sans cohérence avec les positions externes, perdrait sa force symbolique. À l’inverse, une souveraineté affirmée de manière cohérente, tant dans sa dimension interne qu’externe, acquiert une solidité et une crédibilité accrues.

La démarche présidentielle apparaît ainsi comme un projet de reconstruction globale. Elle vise à renforcer la souveraineté non seulement par des instruments institutionnels, mais par la transformation des structures profondes de la société. Elle repose sur l’idée que la stabilité politique durable ne peut être obtenue sans une cohésion morale, sans une continuité symbolique et sans une conscience collective forte.

Cette vision s’inscrit dans une temporalité longue. Elle ne se limite pas à la gestion du présent. Elle vise à créer les conditions d’un avenir maîtrisé, dans lequel la souveraineté repose sur des fondements solides : une société cohérente, une conscience collective structurée et une continuité historique assumée. Elle traduit une compréhension selon laquelle l’avenir politique ne se construit pas uniquement par des décisions immédiates, mais par la formation progressive des conditions morales, sociales et symboliques qui rendent la souveraineté effective et durable.



Kais Saied mosquée Zitouna Ramadan

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