Le stade Hamadi Agrebi de Radès accueille cet après-midi un des derbys de la capitale, celui qui va opposer l’Espérance Sportive de Tunis au Stade Tunisien. Deux concurrents directs pour le titre de champion. Ce derby s’annonce chaud et indécis, entre deux équipes qui ont des arguments solides à faire valoir.
Face à l’Avenir Sportif de Soliman, les «Sang et Or» ont récupéré une partie de leur retard sur l’actuel leader de la compétition, le Club Africain. Aujourd’hui, en recevant les «Rouge et Vert» à Radès, les gars de Bab Souika auront une revanche à prendre et un statut à défendre.
Ce derby tombe à un moment où la formation espérantiste a retrouvé la plénitude de ses moyens qui a coïncidé avec l’arrivée à la tête du staff technique de Christian Bracconi qui est parvenu à remettre ses protégés en confiance en un laps de temps assez court. C’est ainsi qu’il nous a été donné de voir les joueurs retrouver leurs aptitudes pour sortir des prestations dignes du statut du club.
Aujourd’hui, les Espérantistes jouent une carte importante, sachant qu’une victoire les propulsera en tête du classement en attendant leur dernier match en retard contre l’Etoile Sportive de Metlaoui. Cela va les pousser à se dépenser sans compter tout à l’heure, comptant en cela sur leurs bonnes dispositions, même si leurs adversaires ne sont pas les derniers venus et restent capables de leur tenir la dragée haute.
Côté formation, Christian Bracconi ne devrait pas prendre des risques inutiles et va certainement faire appel à ses joueurs clés, à commencer par Mohamed Amine Tougaï et Hamza Jelassi dans l’axe de la défense, aux côtés de Mohamed Amine Ben Hmida et Mohamed Ben Ali, ce dernier ayant replongé dans la compétition lors des 20 dernières minutes du match de mardi face à l’AS Soliman. Houssem Tka devrait lui aussi retrouver sa place à l’entrejeu, alors que la participation de Onuche Ogbelu reste tributaire de l’avis du staff médical, Moez Haj Ali devant le suppléer en cas de forfait, avec comme partenaires Hamza Rafia qui a laissé une bonne impression à Béja, alors que Chiheb Jebali, sur le couloir, et Florian Danho, à la pointe de l’attaque, devraient compléter le Onze espérantiste.
L’option offensive devrait donc être l’arme principale des Espérantistes qui sont appelés tout de même à adopter une certaine réserve en défense pour éviter toute mauvaise surprise.
Passer à autre chose…
Le Stade Tunisien a connu quelques remous au cours de la semaine dernière avec l’affaire de la participation de cinq joueurs étrangers, une erreur qui pourrait lui faire perdre le match disputé contre l’Olympique de Béja, après l’avoir remporté sur le terrain. Cet épisode a également conduit au départ de Ammar Souayah qui a été très vite remplacé par Saïd Saïbi. Ce dernier n’a juste eu que quelques jours pour préparer le match en retard contre l’Espérance Sportive de Tunis et convaincre ses joueurs de passer à autre chose pour rester dans la dynamique positive.
Saïd Saïbi a donc préparé ce match au pied levé, mais il ne devrait certainement pas apporter des changements à la formation rentrante, partant du principe qu’on ne change pas une équipe qui gagne. En alignant les mêmes joueurs qui l’avaient emporté sur le terrain face à l’OB, il va profiter des automatismes déjà en place et de la solidarité entre les joueurs. C’est donc au niveau du plan de jeu que le nouvel entraîneur stadiste va intervenir en prenant particulièrement en considération les points forts de l’adversaire du jour.
Tout à l’heure, les Stadistes vont se frotter à la forteresse espérantiste et à des joueurs super motivés après leurs récents succès en Ligue des Champions et en match retard face à l’Avenir Sportif de Soliman. Cela suppose que les consignes de l’entraîneur stadiste à ses joueurs de l’entrejeu, Amath Ndaw, Yusuf Touré, Youssef Saâfi et Rayan Smaâli, portent sur leur totale implication afin de gagner la bataille du milieu pour espérer alléger la charge qui va peser sur les défenseurs.
Mais les Stadistes ne vont pas se contenter de défendre, sachant qu’ils ont les moyens d’aller en attaque, de créer le danger devantles bois de Béchir Ben Saïd. Amadou N’Diaye, Wael Ouerghemi et, derrière eux, Youssef Saâfi ont les qualités pour profiter de la fatigue des joueurs de l’EST et ainsi les surprendre.
Les Stadistes sont encore concernés par le sacre et ne vont donc épargner aucun effort pour tenir la dragée haute aux Espérantistes et confirmer leurs prétentions. Cela demande beaucoup de détermination, de concentration, de générosité dans l’effort et, surtout, de réussite. Et les Bardolais n’en manquent pas
Hédi RASSAÂ
