Le Club Sportif Sfaxien a réalisé l’essentiel en l’emportant devant l’Avenir Sportif de Gabès sur le score étriqué de (1-0). But inscrit à la 82e minute par Omar Ben Ali. Une victoire difficile, certes, mais ô combien précieuse qui a permis aux protégés de Mohamed Kouki de demeurer dans le sillage du trio de tête. Elle est d’autant plus précieuse que les trois équipes de tête, à savoir l’Espérance Sportive de Tunis, le Club Africain et le Stade Tunisien, ont tous remporté leurs matchs. Un autre résultat que la victoire aurait par conséquent rendu plus difficile à l’ensemble sfaxien de terminer l’exercice sur le podium pour pouvoir s’assurer ainsi une participation à l’une des deux coupes interclubs africaines.
Absences pesantes
Pour le CSS, le match s’annonçait difficile en dépit du fait qu’il jouait dans son fief et devant son public. Ce dernier s’est rendu en grand nombre pour soutenir les siens et ce, en dépit de l’horaire inopportun de la rencontre dont le coup d’envoi fut fixé, en ce mois de Ramadan, à 13h.
La difficulté de la tâche des «Noir et Blanc» était due à deux facteurs majeurs. Le premier a trait au forfait de deux de ses éléments importants, à savoir le latéral gauche, Ali Maâloul, et le milieu de terrain Mohamed Trabelsi. En effet, le forfait de ces deux joueurs de base a fortement pénalisé l’équipe sfaxienne sur le plan offensif. C’est la raison pour laquelle le CSS, tout en dominant territorialement la quasi-totalité du match, n’a pas été en mesure de trouver la faille devant un adversaire regroupé en défense et qui a misé sur des contres qui n’ont pas à vrai dire inquiété outre mesure la défense sfaxienne.
Le deuxième facteur qui a rendu la tâche des locaux délicate renvoie à la hargne et au cran avec lesquels l’ensemble gabésien a négocié les débats du fait qu’il était dos au mur, vu la précarité de son classement où il figurait à l’avant-dernière place. L’AS Gabès, en plus de sa grande détermination à défendre crânement ses chances, a fait aussi preuve de beaucoup d’application sur le plan défensif. Optant pour un bloc bas fait de deux rideaux, le premier érigé au niveau du milieu du terrain et le second à la lisière de la zone des dix-huit mètres de l’équipe visiteuse, il a réussi à fermer toutes les issues devant son adversaire et même quand ce dernier parvenait à créer, sporadiquement, il est vrai, le danger devant la cage gabésienne, le gardien Abdelkader Chouaya était, à chaque fois, présent pour sauver ses filets avant d’être battu sur une balle arrêtée suite à une faute de placement de sa défense.
Des joueurs effondrés à la fin du match
Dans le camp sfaxien, staff technique, joueurs et public ont poussé un ouf de soulagement à l’issue de cette victoire obtenue à l’arraché face à un adversaire bien organisé en défense et qui a failli les tenir en échec. L’on ne terminera pas sans indiquer qu’à l’issue du sifflet final, plusieurs joueurs des deux équipes, exténués et à bout de force du fait des conditions difficiles dans lesquelles ils ont joué, se sont effondrés sur le terrain et sont restés allongés plusieurs instants avant de reprendre leur souffle et regagner les vestiaires.
Ameur KERKENNI
