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Accueil » La poubelle, ce miroir de nos habitudes et de nos rues
Environnement samedi, 7 mars, 2026,19:156 Mins Read

La poubelle, ce miroir de nos habitudes et de nos rues

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Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

En Tunisie, on parle beaucoup de la propreté comme d’une affaire de municipalité, de camions qui passent ou ne passent pas, de bacs qui débordent, de coins de rue qui sentent l’abandon. Mais on oublie souvent le premier maillon, le plus intime et le plus banal : notre poubelle domestique. Celle qui vit avec nous, discrète et quotidienne, dans la cuisine ou sur le balcon, et qui finit par sortir le soir comme un secret un peu honteux. 

La poubelle est un objet pratique, oui, mais c’est aussi un témoin : elle enregistre nos choix de consommation, notre rapport au temps, notre patience, notre capacité à vivre ensemble sans nous gâcher mutuellement le lendemain.

Choisir un sachet, par exemple, paraît dérisoire. Pourtant, c’est là que commencent les ennuis ou la tranquillité. Le sachet trop fin est une promesse de fuite : quelques gouttes de sauce, un sachet de salade oublié, une épluchure humide, et la catastrophe s’organise lentement, avec cette odeur qui s’accroche au plastique et finit par s’inviter sur les mains. Le sachet trop grand, lui, encourage le «on remplit encore un peu», on tasse, on écrase, on retarde la sortie, et l’on se fabrique une mini-décharge intérieure. Entre les deux, il y a l’option raisonnable : un sachet à la bonne taille, suffisamment résistant pour supporter le poids et les angles des emballages, mais pas assez confortable pour nous pousser à stocker des jours. Dans beaucoup de foyers, un volume moyen fonctionne mieux qu’un sac géant : il impose un rythme, et ce rythme, dans un pays où les collectes sont parfois irrégulières, vaut presque une discipline civique.

Mais le sachet seul ne sauve rien si on le laisse vivre comme il peut. Il faut l’accrocher, et c’est là que notre génie domestique se révèle, souvent en bricolage. On s’imagine qu’il suffit de faire un nœud et de déposer le sac dehors, puis de rentrer vite, comme si la nuit allait avaler la responsabilité. Sauf que la nuit, en Tunisie, n’avale pas : elle expose. Les chats, les chiens errants, parfois les rats dans certains quartiers, comprennent vite la logique de nos dépôts. Un sac posé au sol, ou suspendu trop bas à une grille, devient un buffet. La première griffe fait une petite ouverture, puis tout s’ensuit : le sac se vide, les déchets se dispersent, l’odeur se multiplie, et au matin, chacun passe en se disant que «les gens sont sales», sans se rappeler que le sac éventré vient souvent d’une décision prise la veille, dans un geste pressé et fatigué.

L’élégance ici n’est pas esthétique, elle est préventive

Accrocher un sac, donc, n’est pas seulement le mettre «quelque part». C’est lui donner une hauteur et une tenue. Trop bas, il est à portée d’animaux. Trop haut, mal fixé, il se déchire au moindre vent ou au moindre tiraillement. L’idéal, dans la réalité de nos immeubles et de nos maisons, est une accroche stable, sur un crochet ou une barre, avec un lien solide qui ne coupe pas le plastique. Certains utilisent des poignées doubles, d’autres glissent le nœud dans une boucle, d’autres encore renforcent avec un second sachet autour, comme une armure pauvre mais efficace. On peut sourire de ces astuces, mais elles disent quelque chose : nous avons appris à composer avec un espace public fragile, où le moindre détail devient collectif. Et si l’on veut être honnête, l’élégance ici n’est pas esthétique, elle est préventive.

Reste la question la plus sensible : quand sortir la poubelle ? On entend souvent que «le soir, c’est mieux», parce que ça évite les odeurs à la maison, parce qu’on libère la cuisine, parce que le passage des camions est supposé se faire tôt. Mais en Tunisie, «tôt» n’est pas une promesse fiable, et le «soir» peut être un long couloir d’heures durant lesquelles un sac reste exposé. Le sortir trop tôt, c’est offrir du temps aux animaux et aux opportunistes. Le sortir trop tard, c’est parfois rater la collecte et se condamner à garder le sac jusqu’au lendemain avec cette tentation de le déposer quand même «juste là», parce que «ça ira». Alors on apprend une sagesse simple : observer. Repérer à quelle heure le camion passe réellement, non pas selon le calendrier, mais selon l’expérience du quartier. Ajuster la sortie pour réduire l’intervalle entre dépôt et collecte. 

La rue commence chez nous

Parfois, cela signifie sortir le sac très tard, parfois cela signifie se lever un peu plus tôt. Ce n’est pas confortable, mais c’est un compromis : on ne gère pas seulement une odeur, on gère un risque de dispersion.

Et puis il y a ce détail, plus moral qu’hygiénique : ce que nous mettons dans le sac. Tant de problèmes viennent des déchets organiques mal contenus. Une épluchure qui dégouline, un reste de poisson, une barquette qui fuit, et tout devient plus attractif pour les bêtes, plus agressif pour la rue, plus insupportable pour le voisin. On pourrait changer de monde rien qu’en adoptant de petites habitudes : égoutter avant de jeter, enfermer les déchets humides dans un petit sachet, utiliser un papier ou un carton pour absorber, rincer légèrement certains emballages, fermer correctement. Ce sont des gestes minuscules, mais ils transforment la poubelle en objet maîtrisé plutôt qu’en bombe à retardement.

Au fond, notre relation à la poubelle domestique ressemble à notre relation au pays : on voudrait que tout soit pris en charge ailleurs, par un service, par une autorité, par une décision. Mais la rue commence chez nous, et le collectif commence dans ces instants où l’on choisit un sachet, où l’on le ferme, où l’on l’accroche, où l’on décide d’attendre une heure de plus pour éviter qu’un chat ne déchire ce que nous appelons «nos déchets» alors qu’ils deviennent, dès qu’ils touchent le trottoir, les déchets de tous. La poubelle nous rappelle une vérité un peu dure : on ne peut pas réclamer la dignité des espaces communs tout en déposant, au coin, un sac fragile comme une excuse. Elle nous oblige à penser, non pas grand, mais juste, à l’échelle d’un nœud bien fait, d’une sortie retardée, d’un geste qui protège les autres. Et c’est peut-être là, dans cette banalité, que se cache une forme de citoyenneté plus sincère que beaucoup de discours.

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