Près de quatre années d’existence, il est encore prématuré de dresser un constat décisif sur l’avenir des sociétés communautaires en Tunisie, a souligné le conseiller fiscal et universitaire Mohamed Salah Ayari, estimant qu’ «un long parcours reste à accomplir», notamment en matière de formation, d’encadrement et de mise à niveau, parallèlement aux facilités et avantages accordés par l’État.
Intervenant à la TAP, il a mis l’accent sur l’importance de renforcer l’appui aux sociétés communautaires, notamment durant la phase de démarrage, souvent marquée par des difficultés organisationnelles, financières et de gestion.
«Sur un total de 236 sociétés créées jusqu’à mi-novembre 2025, seulement 60 sociétés ont effectivement entamé leurs activités», a rappelé Ayari, estimant que plusieurs causes peuvent expliquer ce décalage entre la création juridique des sociétés et leur entrée effective en activité, en dépit des efforts déployés par l’État pour fournir à ce nouveau type de sociétés les conditions favorables à l’exercice de leurs activités.
Il a évoqué l’importance des volets encadrement, formation et mise à niveau des sociétés communautaires, qui constituent, d’après lui, des piliers essentiels pour accroître le nombre d’entités actives et assurer leur pérennité, d’autant plus qu’il s’agit d’une expérience récente en Tunisie, a estimé le conseiller fiscal.
Ayari a appelé les jeunes à créer des sociétés communautaires, d’autant plus que l’Etat a mis en place plusieurs mécanismes d’appui financier en faveur de ces entités, dont le lancement s’inscrit dans le cadre d’une approche visant à contribuer à une croissance inclusive, à garantir une répartition plus équitable des richesses et à favoriser l’emploi et l’absorption du chômage au double niveau local et régional.
