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Accueil » Lecture sociologique et géostratégique de l’armée nationale : une institution au cœur du projet national
NATION samedi, 14 mars, 2026,10:369 Mins Read

Lecture sociologique et géostratégique de l’armée nationale : une institution au cœur du projet national

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Par Mondher AFI

Le 10 mars 2026, au Palais de Carthage, le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, pour un entretien consacré aux missions de l’institution militaire et aux perspectives de son rôle dans les politiques publiques. Si ce type de rencontre s’inscrit naturellement dans le fonctionnement ordinaire des institutions de l’État, son contenu révèle toutefois une dimension stratégique plus profonde : la reconnaissance du rôle central que joue l’armée nationale dans la consolidation de la souveraineté, dans la protection des citoyens et dans l’accompagnement des politiques de développement territorial.

Au cours de cet échange, le Chef de l’État a salué les efforts constants des forces armées dans la défense du territoire national, dans la protection des citoyens et dans les multiples missions d’assistance qu’elles accomplissent dans diverses régions du pays. Il a également évoqué l’importance des projets supervisés par la Direction générale du génie militaire, ainsi que l’expérience du Bureau de Rjim Maâtoug pour le développement du Sud et du Sahara, qui constitue aujourd’hui l’un des exemples les plus significatifs de l’implication de l’institution militaire dans les dynamiques de développement territorial.

Au-delà de l’actualité institutionnelle, cette rencontre met en lumière une conception globale de la sécurité nationale. Dans la vision défendue par le Président Kaïs Saïed, la sécurité ne se limite pas à la protection militaire des frontières, elle englobe également la cohésion sociale, l’aménagement du territoire et la capacité de l’État à mobiliser ses institutions pour répondre aux défis économiques et sociaux. Cette approche traduit une compréhension élargie de la souveraineté qui associe la défense nationale à la construction d’un projet de développement équilibré et durable.

Une institution fondatrice dans la construction de l’État tunisien

Depuis sa création en juin 1956, quelques mois après l’indépendance obtenue sous la direction du Président Habib Bourguiba, l’armée nationale tunisienne s’est progressivement imposée comme l’une des institutions les plus structurantes de l’État. Sa naissance correspond à un moment historique crucial où la Tunisie devait simultanément affirmer sa souveraineté, consolider ses institutions et garantir la sécurité de son territoire.

Les premières années de l’indépendance ont été marquées par plusieurs défis sécuritaires majeurs. L’armée tunisienne a participé à la défense du territoire face aux derniers vestiges du système colonial, notamment lors des affrontements de Sakiet Sidi Youssef, des combats de Remada en 1958 et de la bataille de Bizerte en 1961. Ces épisodes ont contribué à forger la culture institutionnelle de l’armée et à renforcer son rôle dans la consolidation de l’État national.

Toutefois, la spécificité de l’expérience tunisienne réside dans le fait que l’armée n’a jamais été conçue comme un acteur politique. Elle s’est inscrite dès l’origine dans une logique républicaine fondée sur la neutralité institutionnelle et sur la subordination au pouvoir civil. Cette orientation a permis de préserver l’équilibre du système politique et de maintenir une relation de confiance durable entre l’institution militaire et la société.

 

Sécurité globale et résilience nationale

Les transformations du système international ont profondément modifié la nature des menaces auxquelles les États doivent faire face. Les défis contemporains – qu’ils soient économiques, environnementaux ou sociaux – montrent que la sécurité nationale ne peut plus être pensée exclusivement en termes militaires.

Le spécialiste des relations internationales Barry Buzan a montré que la sécurité contemporaine repose sur une approche multidimensionnelle qui intègre les dimensions politiques, économiques, sociétales et environnementales. Dans cette perspective, la stabilité d’un État dépend de sa capacité à articuler ces différents niveaux d’action.

L’expérience tunisienne illustre précisément cette logique de sécurité globale. Au fil des décennies, l’armée nationale a été mobilisée pour soutenir les autorités civiles dans de nombreuses situations : interventions lors de catastrophes naturelles, construction d’infrastructures dans les régions enclavées, participation à des opérations de secours ou encore soutien logistique à certaines politiques publiques. Elle a également apporté son appui aux efforts nationaux de gestion de la crise sanitaire lors de la pandémie de Covid-19, contribuant à la logistique et à l’organisation des interventions d’urgence.

Cette polyvalence renforce la résilience de l’État et témoigne de la capacité d’adaptation de l’institution militaire face aux évolutions du contexte national et international.

 

Le rôle du génie militaire dans l’aménagement du territoire

L’un des aspects les plus remarquables de l’action de l’armée tunisienne réside dans le rôle joué par le génie militaire dans la réalisation de projets d’infrastructures à travers le pays. Routes, ponts, installations hydrauliques ou encore infrastructures sanitaires ont été construits ou réhabilités dans plusieurs régions grâce à l’intervention des unités du génie.

Ces réalisations s’inscrivent dans une logique d’aménagement du territoire visant à réduire les disparités régionales et à améliorer l’accès des populations aux services essentiels. Dans de nombreuses zones montagneuses ou désertiques, la présence du génie militaire a permis de surmonter des contraintes techniques et logistiques qui auraient autrement ralenti la réalisation de certains projets.

La géographie constitue en effet un facteur déterminant dans les dynamiques de développement. Comme l’a rappelé le géographe et géopoliticien Yves Lacoste, la maîtrise de l’espace est toujours un enjeu stratégique pour les États. Aménager un territoire, construire des infrastructures et favoriser l’installation des populations revient à renforcer la présence de l’État et à consolider la cohésion nationale.

Rjim Maâtoug : une expérience emblématique de développement du désert

L’expérience de Rjim Maâtoug constitue à cet égard l’un des projets les plus emblématiques de la contribution de l’institution militaire au développement territorial. Située dans le Sud tunisien, cette région désertique a fait l’objet d’un programme ambitieux visant à transformer un espace aride en territoire habitable et productif.

Grâce à des investissements importants et à l’implication des autorités publiques, cette zone a progressivement été aménagée pour accueillir des populations, développer l’agriculture et créer de nouvelles activités économiques. Des oasis artificielles ont été créées, des infrastructures hydrauliques mises en place et des terres cultivables valorisées.

Ce projet illustre une vision stratégique du développement fondée sur la valorisation des ressources territoriales et sur l’intégration des régions périphériques dans les dynamiques nationales. Il montre également que les espaces désertiques peuvent devenir des pôles de production agricole capables de contribuer à la sécurité alimentaire du pays.

Dans cette perspective, l’élargissement des missions du Bureau de Rjim Maâtoug pour le développement du Sud et du Sahara traduit la volonté des autorités tunisiennes d’inscrire ce projet dans une stratégie plus large de valorisation des régions méridionales.

 

Capital symbolique et confiance sociale

Du point de vue sociologique, l’institution militaire tunisienne dispose d’un capital symbolique particulièrement important au sein de la société. Dans de nombreuses configurations politiques contemporaines, la confiance accordée aux institutions publiques constitue un facteur déterminant de stabilité politique, de cohésion sociale et de continuité de l’État. La sociologie politique a largement montré que la légitimité institutionnelle ne repose pas uniquement sur les mécanismes juridiques ou sur la capacité coercitive de l’État, mais aussi sur un ensemble de ressources immatérielles qui structurent la perception collective de l’autorité publique.

C’est précisément dans cette perspective que le sociologue Pierre Bourdieu a développé le concept de capital symbolique, désignant l’ensemble des ressources invisibles – prestige, reconnaissance sociale, crédibilité et confiance – qui confèrent à une institution une position particulière dans l’espace social. Dans le cas tunisien, l’armée nationale apparaît comme l’une des institutions qui ont progressivement accumulé ce capital au fil de l’histoire contemporaine du pays.

Depuis l’indépendance, l’institution militaire tunisienne s’est distinguée par une culture professionnelle fondée sur la discipline, la neutralité politique et le sens du devoir national. Cette posture institutionnelle lui a permis de préserver une relation de confiance durable avec la population, relation qui constitue aujourd’hui l’un des éléments structurants de la cohésion nationale.

Cette confiance collective se manifeste de manière particulièrement visible dans les situations de crise. Lorsque la société traverse des périodes de tension ou d’incertitude – qu’il s’agisse de catastrophes naturelles, de défis sécuritaires ou de situations exceptionnelles comme la pandémie de Covid-19 – les citoyens perçoivent généralement l’armée comme une institution capable d’intervenir avec efficacité, rapidité et sens de la responsabilité. L’armée devient alors non seulement un acteur de sécurité, mais également un facteur de stabilité sociale et un symbole de solidarité nationale.

Dans cette perspective, l’institution militaire tunisienne ne se réduit pas à une structure de défense chargée de protéger les frontières. Elle apparaît également comme un pilier de l’État moderne, contribuant à maintenir l’équilibre entre sécurité, cohésion sociale et confiance institutionnelle. 

 

Rayonnement international et vision stratégique

L’action de l’armée tunisienne ne se limite pas au territoire national. Depuis les années 1960, la Tunisie participe activement aux opérations de maintien de la paix sous l’égide des Nations unies, affirmant ainsi son engagement constant en faveur de la paix internationale et du multilatéralisme. Des milliers de militaires tunisiens ont été déployés dans différentes missions à travers le monde, contribuant à la stabilisation de régions marquées par des conflits armés ou des crises humanitaires.

Cette participation internationale possède une double portée. D’une part, elle renforce le rayonnement diplomatique de la Tunisie et consolide son image d’État attaché aux principes du droit international et de la coopération pacifique entre les nations. D’autre part, elle permet aux forces armées tunisiennes d’acquérir une expérience opérationnelle précieuse dans des environnements complexes, caractérisés par des défis sécuritaires, humanitaires et logistiques variés.

Dans ce contexte, la réflexion stratégique portée par le Président Kaïs Saïed s’inscrit dans une conception renouvelée de la souveraineté nationale. Celle-ci ne se limite pas à la défense territoriale au sens strict, mais englobe également la capacité de l’État à mobiliser ses institutions pour promouvoir le développement, renforcer la résilience collective et consolider la cohésion nationale.

Dans cette vision, l’institution militaire apparaît comme un partenaire institutionnel essentiel de l’action publique. Grâce à ses compétences techniques, à sa rigueur organisationnelle et à son capital de confiance auprès de la population, elle peut contribuer à la mise en œuvre de projets structurants, à la gestion des situations d’urgence et au soutien des politiques publiques dans différents domaines.

Il ne s’agit en aucun cas d’ériger l’institution militaire en acteur économique ou administratif, mais de reconnaître la valeur stratégique de ses ressources humaines, de sa discipline organisationnelle et de son expérience opérationnelle dans une vision nationale cohérente. Dans un environnement géopolitique instable, la Tunisie peut ainsi inscrire l’armée dans une dynamique où sécurité, développement territorial et cohésion sociale convergent, renforçant un modèle souverain, équilibré et fondé sur la mobilisation collective.

armée tunisienne ministère de la Défense - Tunisie

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