Selon le Centre fédéral russe d’agro-exportation (Agroexport), la Russie a exporté, entre janvier et février, environ 55 mille tonnes d’orge, d’une valeur de près de 13 millions de dollars, vers la Tunisie, après une interruption en 2025. Selon le Centre fédéral russe d’agro-exportation, la Russie a repris ses exportations d’orge vers notre pays, et ce, face à une concurrence accrue sur les prix agricoles.
Précisons qu’Agro-export est un organisme créé par le ministère russe de l’Agriculture pour développer les exportations agricoles. Le Centre travaille en étroite collaboration avec les producteurs agricoles russes de tous les secteurs : céréales, huiles et graisses, viande et produits laitiers, confiserie, boissons et produits alimentaires transformés. Agro-export collabore également avec d’autres producteurs agricoles, des associations professionnelles et plus de 5 mille partenaires commerciaux internationaux.
Cette reprise intervient après une interruption en 2025. Ainsi, environ 55 mille tonnes d’orge, d’une valeur de près de 13 millions de dollars, ont été expédiées vers notre pays en janvier et février de cette année.
Notre pays importe, généralement, son orge de l’Union européenne (Roumanie, France et Allemagne), ainsi que d’Ukraine ; cependant, la hausse des coûts de production a rendu l’orge russe plus attractive.
Rappelons que les précédentes exportations de la Russie vers notre pays remontent à 2024, durant laquelle 365 mille tonnes d’orge, d’une valeur de plus de 64 millions de dollars, avaient été exportées.
De plus, Agro-export a indiqué que les échanges commerciaux entre notre pays et la Russie ont progressé ces dernières années, enregistrant une hausse d’environ 40% en 2024 pour atteindre près de 2,8 milliards de dollars. La Russie est désormais un fournisseur majeur de blé, d’orge et d’huile de tournesol pour notre pays et avait, à l’époque, également, commencé à exporter du lait en poudre, de la viande et du poisson. Notre pays, quant à lui, exporte des dattes, de l’huile d’olive et des fruits de mer vers la Russie.
La Tunisie, un tremplin pour les exportations russes
D’autre part, la Russie négocie, également, un accord de libre-échange avec la Tunisie via l’Union économique eurasienne (Russie, Arménie, Biélorussie, Kazakhstan et Kirghizistan), ce qui devrait permettre de réduire nos droits de douane sur les produits agricoles russes.
A ce propos, il est à rappeler que, en août de l’année dernière, des réunions présidées par le directeur du département de la politique commerciale de la Commission économique eurasienne -l’organe exécutif supranational de l’Union économique eurasiatique- ont porté sur les perspectives de coopération commerciale et économique entre l’Union économique eurasienne (UEE) et notre pays, durant lesquelles il a été mentionné que celui-ci jouait un rôle important dans la stimulation de l’offre russe sur le marché africain.
Afin d’inciter à la signature de cet accord de libre-échange, le directeur du département a insisté sur le fait que notre pays constituait une porte d’entrée vers l’Europe et l’Afrique subsaharienne, que son économie était diversifiée, avec des secteurs clés comme l’agriculture.
Il a, également, rappelé que la Tunisie a plusieurs accords commerciaux importants, indiquant, entre autres, qu’elle était membre de la Grande zone arabe de libre-échange (GZALE), de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ainsi que de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Zouhour HARBAOUI
