Le ministère de l’Intérieur a indiqué que les forces de sécurité poursuivent l’exécution des avis de recherche visant des éléments terroristes, qu’ils soient de retour des zones de conflit ou toujours présents à l’étranger, tout en appliquant des mesures préventives aux frontières.
Dans une réponse écrite à une question de la députée Fatma Mseddi, publiée mardi sur le site du Assemblée des représentants du peuple, le ministère a précisé que ces dispositifs visent à empêcher toute infiltration ou retour clandestin de ces individus sur le territoire tunisien, notamment via les points de passage frontaliers ou les routes de migration irrégulière.
Le ministère a également souligné le renforcement du système de sécurisation des frontières, à travers des patrouilles mobiles conjointes entre l’armée et la garde nationale, ainsi que le déploiement d’équipements électroniques avancés.
Selon le département, la gestion des combattants de retour repose sur une approche globale articulée autour de quatre axes : le cadre juridique, les procédures de prise en charge, le parcours judiciaire et les mesures carcérales et de réhabilitation.
Sur le plan légal, cette stratégie s’appuie notamment sur la Constitution tunisienne, la loi antiterroriste de 2015 amendée en 2019, le code pénal ainsi que sur des conventions internationales relatives aux droits humains et au droit humanitaire.
Concernant les procédures de prise en charge, les autorités évoquent une coordination diplomatique et judiciaire en amont avec les pays concernés, incluant l’échange de données biométriques, l’évaluation des risques et l’organisation du transfert sous escorte spécialisée, avec information immédiate du parquet à l’arrivée.
Sur le plan judiciaire, des enquêtes sont systématiquement ouvertes pour des faits tels que l’adhésion à une organisation terroriste ou la participation à des combats.
Les dossiers sont ensuite transmis aux chambres criminelles, avec recours à la coopération judiciaire internationale pour compléter les preuves.
Enfin, les autorités ont indiqué que les détenus considérés comme les plus dangereux sont placés dans des unités spécifiques afin de limiter les risques de radicalisation en prison.
Des programmes de déradicalisation, accompagnés d’un suivi psychologique et social, sont également mis en œuvre, avec un dispositif de suivi après leur libération.
(D’après TAP)
