Les épreuves d’éducation physique, appelées «bac sport», auront lieu cette année du 13 au 25 avril 2026 dans 947 établissements scolaires dans l’ensemble des régions du pays dans le cadre du baccalauréat 2026. Cette épreuve sportive met les élèves dans le bain et leur permet de découvrir le cadre du grand examen qu’est le baccalauréat. C’est une introduction aux épreuves finales à même d’informer le candidat sur le minimum dont il aura à s’acquitter le jour J. Ce sont plus de 140.000 élèves qui passeront cette épreuve, dont plus de 54.000 garçons et environ 86.500 filles. Les épreuves pratiques se tiendront dans 251 centres d’examen, avec la mobilisation de 2.190 encadrants désignés par le ministère de l’Éducation. En parallèle, 73 commissions seront mises en place pour superviser le bon déroulement de l’épreuve.
Déjà les préparatifs pour ce bac sport vont bon train. Et ce ne sont pas les techniques de révision qui manquent. Les salles de gym sont prises d’assaut par les candidats. A quelques jours, le temps est compté. «Le plus important est de s’organiser. Il faut se faire un planning détaillé, heure par heure, pour ses révisions», détaille une professeure d’éducation physique. La spécialiste recommande 1 à 2 heures de travail après les cours, une manière de parfaire ses performances. Heureusement, il est possible d’apprendre et de s’entraîner à distance, grâce à un certain nombre d’outils en ligne. Parfois entièrement ou partiellement gratuits, ces outils offrent des cours de qualité pour bien réviser son bac sport. Nadia, candidate au bac Maths a préféré surfer sur le Net pour préparer ses exercices d’enchaînement en gymnastique. «Nous nous entraînons dans un centre sportif pour être sûrs d’obtenir une bonne note qui nous permettra d’aborder le reste des épreuves sans trop de pression», a expliqué Mohamed Ali, élève en bac Economie et Gestion. Pour sa part, Hédi, élève en Sciences, se réunit avec des amis pour se mettre en condition. «Nous nous obligeons à nous entraîner pendant trois heures tous les week-ends pour améliorer nos performances», explique-t-il. Ces épreuves comprennent une épreuve de gymnastique obligatoire et une seconde épreuve proposant trois options : saut en longueur, lancer du poids ou course (60m-1.000m pour les garçons, et 60m-600m pour les filles).
Interdiction des manifestations festives
Les célébrations liées à l’examen sont devenues un événement annuel incontournable. Mais les candidats seront privés cette année de la manifestation festive connue sous le nom de la «dakhla»et de la diffusion de musique dans les centres d’examen. Cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités éducatives de garantir le déroulement normal des cours et de préserver l’ordre au sein des espaces scolaires. Elle vise également à prévenir toute perturbation du processus éducatif, ainsi que les risques pouvant porter atteinte à la sécurité des élèves et du corps enseignant. Il est également interdit aux candidats et aux membres du jury d’apporter des téléphones portables, et leur utilisation doit être limitée au responsable du centre d’examen lorsque cela est nécessaire. La prise de photos ou l’enregistrement de vidéos est interdit dans les centres d’examen, afin de garantir les meilleures conditions organisationnelles pour la réussite de ce diplôme national.
Kamel BOUAOUINA
