Présidant une cérémonie officielle au mausolée de la famille Bourguiba à Monastir, à l’occasion de la commémoration du 26ème anniversaire du décès du leader Habib Bourguiba, le président de la république Kais Saied a souligné que la création d’un climat d’investissement est tributaire d’un Etat social stable, où règnent la justice et la préservation des droits.
Le Chef de l’état a souligné, au cours d’une rencontre avec les médias, la nécessité d’accélérer la publication des textes réglementaires relatifs à l’augmentation des salaires, conformément aux dispositions de la loi de finances.
Il a précisé que le travail se poursuit sans relâche afin de mettre en œuvre une série de projets et de fournir les financements nécessaires, dans le but d’alléger les charges de la vie quotidienne aux citoyens et de renforcer leur pouvoir d’achat pour leur garantir une vie décente.
« Il ne s’agit pas uniquement de promulguer les textes de loi, malgré leur importance, mais aussi de garantir leur impact réel sur le quotidien des citoyens, au vu de la détérioration d’un certain nombre de services publics ayant impacté les droits fondamentaux, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des transports », a affirmé Saied.
Dans ce contexte, le président de la république a relevé que les chiffres et les indicateurs deviennent inutiles au cas ou ils ne se concrétisent pas de manière tangible dans la vie quotidienne, insistant sur le fait que « le tunisien doit ressentir que ses droits sont réellement préservés ».
Il a également souligné la poursuite des efforts pour lutter contre les réseaux de spéculation, rappelant que le dossier de lutte contre la corruption a été suspendu, depuis 2010, sans enregistrer les résultats escomptés.
Saied a indiqué que l’héritage est lourd, en raison de ce qu’il a qualifié de « blocage et perturbation de la marche du travail au sein des services publics et administratifs », ajoutant que l’état est déterminé à entamer une nouvelle phase pour édifier une nouvelle Tunisie qui répond aux aspirations des Tunisiens.
Le Chef de l’état a fait savoir que la Tunisie dispose de ressources et de capacités importantes qui lui permettent de réaliser le développement, réaffirmant que les entreprises publiques ne seront pas cédés grâce aux compétences nationales qui sont capables de les sauver malgré les difficultés.
A ce titre, il a rappelé les tentatives antérieures visant la cession de certains établissements et structures publiques telles que le Stade d’El Menzah et la Pharmacie Centrale.
Le président de la république a ajouté que l’action continue en vue de préparer les jeunes à assumer la responsabilité et à porter le flambeau, soulignant que l’état ne permettra à quiconque de nuire aux citoyens.
Dans ce sens, Il a affirmé que l’état est déterminé à restituer les fonds spoliés et à révéler toute la vérité au peuple tunisien.
Concernant les questions environnementales, le président de la république a indiqué que les efforts se poursuivent pour traiter les problèmes environnementaux dans la baie de Monastir, malgré le blocage de certains projets pour des raisons d’ordre procédural.
Le président Saied a également évoqué les questions liés à la situation à l’échelle internationale notamment dans la région du Golfe et au Moyen-Orient, soulignant que toutes les précautions ont été prises pour faire face à l’évolution de la situation, notamment dans le secteur énergétique.
Concernant les phénomènes sociaux tels que la violence et la drogue, le président de la république a souligné la nécessité d’adopter une approche nationale globale pour traiter leurs causes, estimant que ces phénomènes visent à compromettre la cohésion au sein de la société.
Dans ce contexte, Saied a souligné le rôle important du Conseil supérieur de l’enseignement et de l’éducation et des médias pour sensibiliser et prévenir les risques qui menacent les jeunes.
Le Chef de l’état a affirmé que la Tunisie est apte à surmonter les défis et à concrétiser les aspirations de son peuple, dans le cadre d’un état social qui garantit la dignité et préserve les droits de tous les citoyens.
(D’après TAP)
