La salle de Dar Chaâbene Fehri s’apprête à vivre d’exaltantes sensations fortes. Et ce, à la faveur de la venue d’un mastodonte de la balle orange, le Club Africain, auquel le petit Poucet de l’épreuve, sans aucune connotation dépréciative, l’Union Sportive d’El Ansar, aspire à faire la jambette. Une demi-finale de coupe avancée pour permettre au club de Bab Jedid de disposer d’une marge de manœuvre confortable avant son déplacement à Rabat pour y prendre part à la Basketball Africa League (BAL) dans les confins de la Conférence du Sahara, du 24 avril courant au 3 mai prochain.
Un match de coupe se prévalant d’un côté extravagant que la compétition régulière ignore, le fait d’armes que les Cap-Bonais couvent avidement des yeux peut ne pas être une simple babiole. L’exploit de l’Association Sportive de Hammamet au stade des huitièmes de finale au détriment de l’Etoile Sportive du Sahel à Hammam Sousse même est, à ce propos, un exemple on ne peut plus éloquent que les Ben Amor et consorts percevront comme un puissant aiguillon pour en faire autant. Une mission des plus malaisées toutefois, pour verser dans le bon sens, face à un CA qui n’arrête pas de mâcher son mors après sa mise hors circuit de la finale du Super Play-off par la Chabiba. N’ayant plus que la coupe pour sauver leur saison, les Clubistes devraient mettre un point d’honneur à poursuivre l’aventure et croiser en finale le fer avec l’une de l’Union Sportive Monastirienne ou Jeunesse Sportive Kairouanaise qui en découdront samedi prochain à la salle Mohamed Mzali. Un duel aux effluves de confirmation pour les Bleus et de revanche pour la Chabiba qui vient de vendanger un titre de champion après lequel elle court depuis… 2003, saison à l’issue de laquelle elle brandit son troisième trophée de l’histoire. Attendons d’y voir plus clair et focalisons notre attention pour l’heure sur l’explication de cet après-midi. Un match traquenard par excellence ? Aux Ansariens de le prouver.
Wahid SMAOUI
