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Accueil » Agriculture et souveraineté :  vers une refondation stratégique de l’État face aux chocs globaux et aux impératifs de résilience
NATION samedi, 18 avril, 2026,18:309 Mins Read

Agriculture et souveraineté :  vers une refondation stratégique de l’État face aux chocs globaux et aux impératifs de résilience

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Par Mondher AFi 

La tenue du conseil ministériel restreint, réuni le 15 avril 2026 au Palais du gouvernement à la Kasbah, consacré aux orientations stratégiques du secteur agricole, sous la supervision de Sarra Zaâfrani Zenzri et placé sous l’attention et le suivi du Président Kaïs Saïed, ne saurait être interprétée comme une simple étape de suivi administratif des politiques publiques. Elle constitue, au contraire, un moment charnière révélateur d’une évolution plus profonde de la rationalité étatique et des mécanismes de décision publique, traduisant une recomposition progressive des priorités nationales à la lumière des transformations géopolitiques, des vulnérabilités structurelles et des exigences croissantes de souveraineté et de résilience.

 

Cette réunion, tenue dans un contexte international marqué par l’instabilité des marchés agricoles, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et l’aggravation des effets du changement climatique, s’inscrit dans une dynamique de reconfiguration des priorités nationales. Elle traduit une volonté politique explicite de replacer le secteur agricole au centre des choix stratégiques de l’État, en tant que levier fondamental de souveraineté alimentaire, de stabilité sociale et de sécurité économique.

Cette approche met en évidence que l’agriculture n’est plus un secteur économique traditionnel, mais un espace stratégique de reconstruction de la souveraineté nationale dans la vision portée par le Président Kaïs Saïed. Le suivi présidentiel du conseil ministériel traduit une conception cohérente de la gouvernance, intégrant la sécurité alimentaire dans le champ plus large de la sécurité nationale et accélérant les réformes structurelles pour renforcer la capacité d’adaptation de l’État aux chocs externes.

Dans un contexte mondial marqué par la volatilité des chaînes d’approvisionnement et l’incertitude géoéconomique, l’agriculture devient un pilier central de stabilité et de souveraineté. Cette orientation vise à réduire les dépendances structurelles en consolidant les capacités nationales de production, de stockage et de régulation.

Elle s’inscrit dans une lecture critique des mécanismes de marché, inspirée de Karl Polanyi, qui souligne la nécessité d’un encadrement institutionnel pour prévenir les déséquilibres systémiques. La politique agricole devient ainsi un outil de rééquilibrage entre économie, société et État, au service d’un modèle de développement plus résilient et souverain.

 

De la sécurité alimentaire à la souveraineté décisionnelle : un déplacement paradigmatique

Au cœur de la vision du Président Kaïs Saïed se trouve un déplacement conceptuel fondamental : le passage d’une logique de sécurité alimentaire à une logique de souveraineté décisionnelle. Cette transition marque une rupture épistémologique dans la manière d’appréhender les politiques agricoles.

La sécurité alimentaire, telle que définie par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, repose sur la garantie d’un accès suffisant et stable à l’alimentation. Toutefois, cette définition, bien que nécessaire, demeure insuffisante dans un contexte où les conditions d’accès elles-mêmes sont largement déterminées par des facteurs exogènes. La souveraineté alimentaire, dans sa déclinaison présidentielle, introduit une dimension supplémentaire : la maîtrise des choix structurants.

Il ne s’agit plus seulement de produire ou d’importer, mais de décider souverainement des orientations agricoles, des politiques de prix, des mécanismes de subvention et des circuits de distribution. Cette capacité décisionnelle constitue le cœur de la souveraineté, en ce qu’elle permet à l’État de définir ses priorités indépendamment des contraintes externes.

Cette approche trouve un écho particulier dans les travaux de Amartya Sen, qui a démontré que les crises alimentaires sont souvent le produit de défaillances institutionnelles plutôt que de pénuries objectives. En réorganisant les structures de gouvernance agricole, la Tunisie cherche ainsi à prévenir ces défaillances et à renforcer la résilience de son système alimentaire.

Dans cette perspective, les orientations relatives à la valorisation des semences locales, à l’augmentation des capacités de stockage et à la structuration des filières traduisent une volonté claire de reconquête des leviers stratégiques. Cette dynamique rejoint les analyses de Samir Amin, qui plaidait pour une déconnexion sélective afin de permettre aux économies périphériques de se réapproprier leurs trajectoires de développement.

 

Une agriculture au service de la justice sociale et de la cohésion territoriale

La dimension sociale de la vision portée par le Président Kaïs Saïed s’impose comme un axe structurant fondamental dans l’architecture globale de la reconfiguration stratégique du secteur agricole en Tunisie. Loin de se limiter à une approche strictement économique ou productiviste, cette vision s’inscrit dans une lecture profondément politique et sociétale des réalités rurales, où la question agricole est indissociable des dynamiques de cohésion sociale, d’équité territoriale et de stabilité nationale.

Dans cette perspective, l’attention particulière accordée aux petits agriculteurs ne relève pas d’un simple choix sectoriel, mais traduit une orientation stratégique consciente visant à repositionner ces acteurs au cœur du modèle de développement. En effet, dans de larges segments du territoire tunisien, notamment dans les zones de l’intérieur et les régions rurales marginalisées, l’agriculture constitue non seulement une activité économique dominante, mais également un cadre structurant des relations sociales, des identités locales et des modes de subsistance. Dès lors, toute transformation du secteur agricole produit des effets directs et différenciés sur les équilibres sociaux.

L’analyse des inégalités rurales montre que celles-ci ne se réduisent pas à des écarts de revenus ou de productivité, mais s’inscrivent dans des configurations plus complexes, marquées par un accès inégal aux ressources productives (terre, eau, crédit), aux infrastructures (transport, stockage, transformation) et aux circuits de commercialisation. Ces asymétries structurelles tendent à reproduire des formes de marginalisation qui affectent en priorité les petits exploitants, souvent exclus des dynamiques de valorisation économique.

C’est précisément à ce niveau que s’inscrit l’intervention de l’État, telle que pensée dans la vision du Président Kaïs Saïed. Les politiques visant à faciliter l’accès au financement, à rationaliser et simplifier les circuits de distribution, ainsi qu’à encadrer les pratiques spéculatives, participent d’une stratégie de rééquilibrage structurel. Il ne s’agit pas seulement d’améliorer l’efficacité économique du secteur, mais de corriger des distorsions historiques qui ont contribué à fragiliser les bases sociales du monde rural.

Dans une perspective analytique, cette orientation peut être mise en relation avec les travaux de Pierre Bourdieu, notamment en ce qui concerne la reproduction des inégalités à travers l’accès différencié aux capitaux – économique, social et symbolique. Les petits agriculteurs, en raison de leur position dominée dans l’espace social, disposent généralement de marges de manœuvre limitées pour accéder aux ressources nécessaires à leur développement. L’action publique, en intervenant sur ces mécanismes, vise à redistribuer ces formes de capital et à ouvrir des possibilités de mobilité sociale.

 

Souveraineté, justice sociale et refondation du modèle agricole

La démarche portée par le Président Kaïs Saïed s’inscrit dans une logique de souveraineté nationale où la dimension sociale est intégrée comme composante essentielle de la stratégie de développement. Dans cette perspective, la justice sociale n’est pas un objectif périphérique, mais une condition structurante de la souveraineté alimentaire, impliquant l’inclusion effective des acteurs les plus vulnérables du système productif agricole.

Cette articulation entre souveraineté et équité sociale confère à la politique agricole une portée élargie, dépassant les approches purement technocratiques pour s’inscrire dans une dynamique de transformation structurelle. Le soutien aux petits agriculteurs devient alors un levier central de stabilisation territoriale, contribuant à réduire l’exode rural, à renforcer les économies locales et à préserver les équilibres démographiques et sociaux.

Par ailleurs, cette orientation participe au renforcement du lien entre l’État et les citoyens. En assumant pleinement son rôle de régulateur et de garant des équilibres collectifs, l’État cherche à restaurer la confiance institutionnelle, notamment dans les régions confrontées à des fragilités économiques ou à un sentiment d’abandon. Cette dimension relationnelle renforce la cohésion nationale et consolide la légitimité de l’action publique.

Sur le plan méthodologique, cette politique repose sur une approche intégrée combinant des instruments économiques tels que les subventions et les mécanismes de crédit, des dispositifs institutionnels liés à la réorganisation des circuits de distribution, ainsi que des outils normatifs de régulation des pratiques de marché. Cette complémentarité permet une intervention coordonnée et cohérente sur l’ensemble du système agricole.

Dans une perspective prospective, cette stratégie est susceptible de produire des effets durables en favorisant une inclusion plus large des acteurs agricoles et une réduction progressive des inégalités territoriales. Elle contribue ainsi à l’émergence d’un modèle de développement plus équilibré, plus résilient et plus inclusif.

En définitive, la dimension sociale de cette vision ne constitue pas un simple complément, mais un pilier fondamental de la refondation agricole, traduisant une conception du développement fondée sur l’articulation entre souveraineté, justice sociale et durabilité.

 

Vers une agriculture résiliente et intelligente

La vision stratégique portée par le Président Kaïs Saïed intègre de manière structurelle les défis climatiques et les transformations technologiques, désormais déterminants dans la reconfiguration des politiques agricoles contemporaines. La raréfaction des ressources hydriques, l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes et la dégradation progressive des sols imposent une transformation profonde des systèmes de production, exigeant des réponses combinant innovation, gouvernance et adaptation stratégique.

Dans ce contexte, l’agriculture intelligente face au climat s’impose comme une orientation centrale. Promue par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, elle repose sur l’utilisation de technologies avancées visant à optimiser l’usage des ressources, renforcer la productivité et accroître la résilience des exploitations agricoles. L’intégration des données massives, l’analyse prédictive et la digitalisation des processus décisionnels permettent d’améliorer l’efficacité globale des systèmes agricoles et leur capacité d’anticipation.

Cependant, la spécificité de l’approche adoptée réside dans son inscription dans une logique de souveraineté. La modernisation technologique n’est pas conçue comme une simple adaptation technique, mais comme un levier stratégique destiné à renforcer l’autonomie décisionnelle, à maîtriser les chaînes de valeur et à réduire les dépendances structurelles vis-à-vis des dynamiques externes.

Cette articulation entre innovation et souveraineté traduit une conception intégrée du développement, où la technologie devient un instrument de consolidation des capacités nationales. Elle permet de concilier les impératifs de productivité, de durabilité environnementale et de stabilité socio-économique.

Dans une perspective prospective, cette orientation esquisse les contours d’une refondation du modèle de développement. L’agriculture y occupe une position structurante, en tant qu’espace d’articulation entre économie, société et environnement. La souveraineté alimentaire constitue ainsi un socle stratégique fondé sur la valorisation des ressources nationales, la maîtrise des chaînes de production et le renforcement du rôle régulateur de l’État.

Cette dynamique ouvre la voie à un modèle plus résilient, capable d’absorber les chocs externes tout en stimulant des trajectoires d’innovation endogène. Elle consacre l’agriculture comme un levier central de transformation, où se rejoignent souveraineté, durabilité et cohésion sociale dans une logique de développement intégré et durable.

 

conseil ministériel

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