L’ancien ministre de l’intérieur, Driss Guiga, est décédé ce dimanche à l’âge de 101 ans à Hammamet.Né d’un père instituteur à Testour, il entre comme élève au Collège Sadiki à Tunis puis intègre le mouvement national tunisien à l’âge de quatorze ans. De 1944 à 1947, il poursuit des études de droit et d’histoire à Alger où il fait la connaissance de sa future femme, Chacha, une peintre . Il s’inscrit ensuite à la Faculté de droit de Paris où il obtient un diplôme de droit privé en 1949. De retour à Tunis, il intègre le cabinet d’avocats de son oncle Bahri Guiga et devient également journaliste à Mission, journal créé par Hédi Nouira. Il est arrêté en 1952 et passe sept mois en prison.
Après l’indépendance de la Tunisie en 1956, Guiga est successivement nommé secrétaire général de l’Assemblée nationale, directeur de l’administration régionale puis directeur général de la sécurité au ministère de l’Intérieur. Il dirige par la suite l’office national du tourisme tunisien pendant sept ans avant de se voir nommer ministre de la santé en 1969, succédant ainsi à Hédi Khefacha . Le 17 mars 1973, il devient ministre de l’éducation nationale . Le 31 mai 1976, il est nommé ambassadeur à Bonn . Lors du départ de ce dernier, en 1980, il revient au gouvernement le 1er mars comme ministre de l’Intérieur, en remplacement d’Othman Kechrid
Depuis son départ du gouvernement en 1984, il s’était retiré de la vie politique et médiatique, à l’exception de quelques interventions historiques à la demande et de son autobiographie, « Sur les traces de Bourguiba », où il se concentrait sur les questions essentielles. Idriss Guiga était un militant constitutionnaliste, un haut fonctionnaire, un ambassadeur et un ministre. Nos condoléances à ses enfants Moncef, Kais et Badis Guiga
