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Accueil » Recompositions géostratégiques, souveraineté et critique de l’hégémonie : la Tunisie à l’épreuve d’un nouvel ordre international
Diplomatie lundi, 27 avril, 2026,08:309 Mins Read

Recompositions géostratégiques, souveraineté et critique de l’hégémonie : la Tunisie à l’épreuve d’un nouvel ordre international

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Par Mondher AFI

À l’ère d’une transition systémique marquée par l’érosion progressive de l’ordre international issu de l’après-Seconde Guerre mondiale et par l’accélération des dynamiques de multipolarité, les États intermédiaires sont confrontés à une redéfinition profonde de leurs marges de manœuvre. Entre pressions structurelles, interdépendances asymétriques et émergence de nouveaux pôles de puissance, la reconfiguration des alliances et des partenariats devient un impératif stratégique.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la rencontre tenue le 23 avril 2026 au siège du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étrange, réunissant le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger avec les ambassadeurs des pays d’Europe du Nord accrédités à Tunis. Loin de relever d’une simple séquence protocolaire, cette réunion constitue un révélateur des inflexions en cours dans la diplomatie tunisienne : elle met en lumière une volonté de diversification des partenariats, d’élévation qualitative de la coopération et, surtout, de redéfinition des termes de l’insertion internationale de la Tunisie.
Au cœur de cette dynamique se déploie la vision du Président Kaïs Saïed, qui articule de manière singulière critique de l’hégémonie, exigence de souveraineté et ouverture stratégique maîtrisée.
Selon une lecture analytique des orientations récentes, la tenue d’une séance de travail entre la Tunisie et les pays nordiques s’inscrit dans une dynamique de redéploiement géostratégique qui dépasse le cadre conjoncturel. Il apparaît que ces États, souvent présentés comme des références en matière d’innovation, de durabilité et de gouvernance, constituent un modèle alternatif aux formes classiques de coopération marquées par des asymétries implicites (voir notamment les travaux sur les modèles nordiques de développement). Dans cette perspective, l’intérêt tunisien traduirait, d’une part, une recherche de partenariats à forte valeur ajoutée technologique et institutionnelle et, d’autre part, une volonté de s’inscrire dans des schémas d’échange plus équilibrés. Cette orientation semble prolonger les visites effectuées en 2025, suggérant l’existence d’un continuum stratégique visant à inscrire ces interactions dans le temps long.
Par ailleurs, il ressort que cette dynamique s’accompagne d’une lecture critique des structures de l’économie mondiale. Comme le soulignent plusieurs analyses en économie politique internationale, les relations entre centres et périphéries restent marquées par des déséquilibres persistants : asymétrie des échanges, spécialisation contrainte et faiblesse du transfert technologique. Dans ce cadre, la posture adoptée ne relèverait pas d’un rejet du système international, mais plutôt d’une tentative de correction de ses déséquilibres internes, en vue de favoriser une insertion plus souveraine, diversifiée et équitable.

Souveraineté économique, principe structurant de l’action extérieure
L’un des fondements les plus structurants de la doctrine portée par Kaïs Saïed réside dans une reconfiguration conceptuelle de la souveraineté, qui dépasse largement sa définition classique circonscrite à la seule dimension juridico-politique pour s’inscrire dans une approche élargie, intégrant de manière organique les déterminants économiques, technologiques et stratégiques de la puissance étatique. Dans cette perspective, la souveraineté ne se réduit plus à la capacité formelle de l’État à exercer son autorité sur un territoire donné, mais se redéfinit comme une aptitude effective à orienter les trajectoires de développement, à maîtriser les instruments de régulation économique et à peser sur les conditions d’insertion dans l’économie mondiale. Cette redéfinition implique nécessairement une relecture critique des cadres conventionnels existants, notamment des accords internationaux qui ont historiquement structuré les relations économiques de la Tunisie avec ses partenaires, au premier rang desquels figure l’Union européenne.
Dans ce cadre, la révision de ces accords ne procède pas d’une posture conjoncturelle ou d’un réflexe de repli, mais s’inscrit dans une rationalité stratégique visant à corriger des asymétries structurelles et à rééquilibrer des rapports de force longtemps marqués par des déséquilibres persistants. Il s’agit, d’une part, de restaurer la capacité régulatrice de l’État, entendue comme la faculté de définir des politiques économiques autonomes, affranchies des contraintes excessives imposées par certains dispositifs de libéralisation. D’autre part, cette démarche vise à consolider les secteurs productifs nationaux, en leur offrant un cadre protecteur et incitatif susceptible de favoriser leur montée en gamme et leur insertion compétitive dans les marchés internationaux. Elle implique également une amélioration des conditions d’accès aux marchés extérieurs, non pas dans une logique d’ouverture indiscriminée, mais dans une perspective de réciprocité et d’équité, où les bénéfices de l’échange sont mieux répartis. Enfin, elle cherche à orienter les flux d’investissements vers des segments à forte valeur ajoutée, capables de générer des effets d’entraînement durables en termes d’innovation, d’emploi qualifié et de transfert technologique.
Une telle approche traduit un déplacement paradigmatique significatif, consistant à rompre avec une logique d’ajustement passif, caractéristique de certaines phases antérieures, pour s’inscrire dans une dynamique de négociation active et différenciée. Dans cette nouvelle configuration, la Tunisie ne se conçoit plus comme un simple récepteur de normes ou de règles exogènes, mais comme un acteur cherchant à influencer les termes mêmes de son insertion internationale, en mobilisant ses ressources, ses atouts géostratégiques et ses marges de manœuvre diplomatiques. Cette inflexion s’articule étroitement avec une lecture du système international contemporain marquée par la reconnaissance de sa mutation vers une structure de plus en plus multipolaire, où l’émergence de nouvelles puissances recompose les hiérarchies traditionnelles et ouvre des espaces de repositionnement pour les États intermédiaires.
Dans ce contexte, la stratégie tunisienne s’oriente vers une diversification assumée et méthodique de ses partenariats, envisagée comme un levier essentiel de réduction des dépendances unilatérales et de renforcement de son autonomie stratégique. Les relations développées avec des acteurs tels que la Chine et la Turquie s’inscrivent dans cette logique de rééquilibrage, non pas dans une perspective de substitution exclusive aux partenaires traditionnels, mais dans une optique d’élargissement du spectre des coopérations et de mise en concurrence des offres de partenariat. Ces interactions ouvrent des perspectives dans des domaines structurants tels que les infrastructures, l’industrialisation, les technologies émergentes et les investissements productifs, tout en permettant à la Tunisie de mieux négocier les conditions de ces engagements en fonction de ses priorités nationales.
Parallèlement, l’ouverture croissante vers l’Afrique subsaharienne et d’autres espaces émergents participe d’une reconfiguration plus large du positionnement géostratégique du pays. Elle traduit une volonté de dépasser une insertion historiquement centrée sur l’espace euro-méditerranéen pour s’affirmer comme un acteur d’interface, capable de connecter différents ensembles régionaux et de tirer parti de sa localisation géographique, de ses réseaux diplomatiques et de ses capacités humaines. Cette orientation contribue à redéfinir la Tunisie non plus comme une périphérie dépendante, mais comme un nœud potentiel d’articulation entre plusieurs dynamiques économiques et politiques.
Dans le prolongement de ces évolutions, il apparaît que la diplomatie tunisienne tend à évoluer vers une approche plus fonctionnelle et orientée vers le développement, s’éloignant progressivement d’un cadre strictement protocolaire. La coopération avec les pays d’Europe du Nord illustre cette inflexion, en mettant en évidence un ciblage de partenaires dotés d’avantages comparatifs dans des secteurs stratégiques tels que l’économie verte, les technologies avancées, la gouvernance, la santé et l’éducation. Cette orientation peut être interprétée comme une forme de rationalisation de l’action extérieure, désormais envisagée comme un levier d’acquisition de savoir-faire, de compétences et de ressources immatérielles au service des dynamiques internes de modernisation. Dans cette perspective, la politique étrangère tend à s’articuler de manière de plus en plus étroite avec les politiques publiques nationales, dans une logique d’interdépendance fonctionnelle où les objectifs de développement interne et les stratégies d’insertion externe se renforcent mutuellement. La diplomatie devient ainsi un vecteur de transformation structurelle, permettant non seulement d’attirer des investissements, mais aussi de renforcer les capacités institutionnelles, d’améliorer la qualité de la gouvernance et de faciliter l’intégration dans des chaînes de valeur à plus forte intensité technologique. Ce glissement traduit l’émergence d’une conception renouvelée de l’action extérieure, où la projection internationale de l’État est indissociable de sa capacité à se transformer de l’intérieur, dans une dynamique cumulative visant à consolider à la fois sa souveraineté et sa compétitivité dans un environnement global en mutation.

Entre souveraineté et interdépendance : une posture dialectique
La pensée stratégique de Kaïs Saïed s’inscrit dans une configuration analytique où se déploie une tension structurante entre deux exigences a priori antagonistes mais en réalité dialectiquement articulées : d’une part, la préservation de la souveraineté nationale entendue comme capacité autonome de décision et de définition des priorités collectives ; d’autre part, l’inscription inévitable dans des réseaux d’interdépendance globale qui caractérisent les dynamiques contemporaines de la mondialisation.
Dans cette perspective, la souveraineté ne saurait être appréhendée selon une acception classique, strictement juridique ou territoriale. Elle se redéfinit comme une compétence stratégique, c’est-à-dire comme la faculté effective de l’État à maîtriser les conditions de son insertion dans l’économie politique internationale. Autrement dit, il ne s’agit pas de se soustraire aux interdépendances, mais d’en reconfigurer les termes de manière à en atténuer les asymétries et à en maximiser les retombées positives.
Cette approche repose sur une critique implicite des formes d’intégration subalterne, caractérisées par une insertion passive dans des structures de dépendance, souvent héritées de configurations historiques déséquilibrées. À cet égard, la trajectoire envisagée par la Tunisie vise à opérer un déplacement paradigmatique : passer d’une logique d’intégration subie, où les règles du jeu sont exogènement définies, à une logique d’intégration maîtrisée, fondée sur la négociation, la sélectivité et la capacité de projection stratégique.

Souveraineté négociée et recomposition stratégique
Corrélativement, l’enjeu central consiste à convertir une dépendance structurelle, comprise comme un ensemble de contraintes systémiques réduisant les marges de manœuvre nationales, en une autonomie relative négociée, fondée sur la capacité de l’État à reconfigurer activement ses relations extérieures. Une telle autonomie n’implique nullement une indépendance absolue, illusoire dans un contexte de mondialisation dense, mais renvoie à une aptitude accrue à moduler les interdépendances, à diversifier les partenariats et à rééquilibrer les échanges selon une rationalité stratégique alignée sur les intérêts nationaux.
Dans cette optique, la vision de Kaïs Saïed se distingue par son refus des postures binaires : elle ne relève ni d’un souverainisme de retrait ni d’une adhésion passive aux logiques globales. Elle s’inscrit plutôt dans une démarche dialectique, à la fois critique et pragmatique, visant à réarticuler souveraineté et interdépendance au sein d’un cadre renouvelé, où l’intégration internationale devient un choix maîtrisé.
Au-delà des instruments concrets, cette approche s’accompagne d’une réflexion sur la redéfinition des normes internationales, dans un contexte de remise en question des structures héritées du XXᵉ siècle. La séquence diplomatique du 23 avril 2026 illustre ainsi une tentative de repositionnement stratégique, où la Tunisie cherche à conjuguer affirmation souveraine, ouverture sélective et participation active à un ordre international en recomposition.

souveraineté

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