La Tunisie prône l’émergence d’une souveraineté sanitaire numérique africaine commune, fondée sur la confiance, la protection des données et l’échange d’expertises, a affirmé le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, lors de sa participation à distance au dialogue interministériel tenu dans le cadre de la réunion régionale du Sommet mondial de la santé, ce mardi à Nairobi (Kenya).
La protection des données de santé des citoyens constitue une composante essentielle de cette souveraineté nationale, a souligné le ministre, ajoutant que la Tunisie œuvre au développement d’un système de santé numérique sécurisé reposant sur la protection des données personnelles, l’adoption d’un identifiant de santé unique, l’amélioration de l’échange de données entre établissements et le soutien aux projets d’hôpital numérique et de télémédecine.
Ferjani a précisé que la numérisation dans le secteur de la santé va bien au-delà du seul recours à la technologie : elle vise à rapprocher les services des citoyens, à réduire les disparités régionales et à accélérer le diagnostic et le traitement, notamment dans les zones sous-dotées en spécialités médicales.
À l’appui de ces propos, il a cité les expériences tunisiennes en matière de télémédecine dans les domaines de la radiologie et de l’ophtalmologie, ainsi que la numérisation de la prise en charge des urgences et des maladies cardiovasculaires, comme autant de preuves que la technologie peut améliorer concrètement la qualité de vie des citoyens.
La Tunisie a réaffirmé son engagement à coopérer avec les États africains, l’Union africaine (UA), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), en vue d’établir un système de santé numérique sûr, équitable et centré sur l’humain.
(D’après TAP)
