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Accueil » Salem Sahli au Temps News : « Les métiers verts, une opportunité majeure pour la Tunisie »
ECONOMIA mercredi, 13 mai, 2026,13:297 Mins Read

Salem Sahli au Temps News : « Les métiers verts, une opportunité majeure pour la Tunisie »

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Pour Salem Sahli, président de l’Association d’éducation relative à l’environnement (AERE), la transition vers l’économie verte est devenue incontournable. Métiers verts, formation, entrepreneuriat durable, gouvernance écologique et coopération internationale : il détaille, auprès du Temps News, les leviers que la Tunisie doit activer pour transformer l’écologie en moteur de développement et d’emploi.

Le Temps.news : Qu’entend-on concrètement par « économie verte »

Salem Sahli : Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), l’économie verte est une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale, tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources. J’ajouterai personnellement qu’une économie verte est une économie qui doit être en phase avec les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) fixés par les Nations Unies.

Quels sont les métiers verts ? Quelles sont les qualités requises pour ces métiers ?

Ce sont les métiers ou emplois décents qui contribuent à la préservation et à la restauration de l’environnement, soit dans les secteurs traditionnels, à l’instar de l’industrie manufacturière, de l’agriculture, du tourisme ou de la construction, soit dans de nouveaux secteurs verts et émergents, à l’instar des énergies renouvelables. Ce sont des emplois dont la finalité et les compétences mises en œuvre contribuent à mesurer, prévenir, maîtriser et/ou corriger les impacts négatifs et les dommages sur l’environnement. Ils permettent, notamment, d’améliorer l’utilisation efficiente de l’énergie, des ressources naturelles, et des matières premières, de limiter les émissions de gaz à effet de serre, de minimiser les déchets et la pollution, de protéger et de restaurer les écosystèmes ou encore de contribuer à l’adaptation aux effets du changement climatique.

Si l’on n’a jamais travaillé dans le secteur, quelle stratégie adopter pour le rejoindre ? Faut-il investir dans le développement de compétences vertes, la formation et la reconversion professionnelle ?

Rejoindre l’économie verte sans expérience préalable est une démarche tout à fait réalisable. L’écosystème entrepreneurial vert en Tunisie est en pleine mutation. Il est particulièrement dynamique grâce à des programmes d’appui ciblés, bien que des défis structurels (accès au financement, bureaucratie) persistent. Plusieurs initiatives soutiennent les entrepreneurs : Projet Greenov’i, Green Tunisian Business Program, Le Startup Act…

Pour réussir cette transition ou reconversion, il est bon de commencer par analyser ses acquis propres, car de nombreuses compétences traditionnelles sont essentielles à la transition écologique comme par exemple la gestion de projet, la communication, le leaderschip…Toutefois, investir dans la formation est souvent indispensable, mais cela peut prendre différentes formes : formation courte si l’objectif est d’intégrer une dimension écologique au métier actuel, reconversion totale si le but visé est d’investir dans des métiers techniques comme l’installation d’énergies renouvelables, l’agroécologie, ou encore l’autoformation qui convient parfaitement à l’économie circulaire par exemple.

 Pensez-vous que la préservation de la durabilité environnementale et le maintien d’un régime de croissance créateur de richesses et d’emplois passe inéluctablement par le recours à l’économie verte ?

Le recours à l’économie verte semble effectivement inéluctable, non pas comme une option parmi d’autres, mais comme le nouveau cadre de référence. Elle transforme la gestion des ressources en un avantage compétitif et propose un modèle où la préservation de la nature devient le socle de la création de richesses, particulièrement dans les régions méditerranéennes où les enjeux climatiques et l’emploi des jeunes sont étroitement liés. Cette transition écologique devient par là même un levier d’emplois durables.

Ceci étant, pour être réellement durable, l’économie verte doit s’accompagner d’une réflexion plus profonde en matière d’inclusion et de justice sociales. D’une part, la transition verte nécessite un accompagnement social pour former les travailleurs et s’assurer que les populations les plus vulnérables ne soient pas exclues de cette nouvelle économie. D’autre part, ce nouveau régime ne doit pas miser uniquement sur la technologie, le maintien de la richesse passe aussi par la préservation des services écosystémiques (protection des côtes, purification de l’eau, fertilité des sols). Ces infrastructures naturelles sont souvent bien moins coûteuses et plus durables que les ouvrages de génie civil classiques. Ces solutions fondées sur la nature doivent être privilégiées tant que faire se peut.

Faut-il améliorer l’efficacité du cadre réglementaire et institutionnel pour accélérer la transition de la Tunisie vers l’économie verte ?

Il existe en Tunisie un cadre réglementaire et institutionnel qui s’est progressivement mis en place, mais il reste souvent perçu comme un ensemble de mesures sectorielles plutôt qu’un système intégré et fluide. La Stratégie Nationale de Transition Écologique (SNTE 2023-2035), la Loi de Finances 2026, la Stratégie énergétique 2035… constituent l’essentiel du cadre législatif. L’ANME (maîtrise de l’énergie), l’ANGed (gestion des déchets) et le Ministère de l’Environnement sont les institutions clés. Quant à la Banque Centrale de Tunisie, elle commence également à intégrer la « finance verte » dans ses orientations.

Le système actuel a ses limites et son amélioration n’est pas seulement souhaitable, elle est nécessaire. Voici quelques recommandations : la promulgation d’Une Loi-Cadre sur l’Économie Verte. Elle mettrait fin à la dispersion des textes et permettrait de définir clairement les « emplois verts », d’harmoniser les incitations et de simplifier la gouvernance. De même, la décentralisation de la gouvernance permettrait par exemple aux communes et/ou aux régions de gérer localement la transition (gestion des déchets, éclairage public solaire, protection du littoral). Une fiscalité incitative et un renforcement du partenariat Public-Privé sont deux autres moyens pour promouvoir l’économie verte en Tunisie.

 La sensibilisation des populations aux opportunités de l’économie verte est–elle primordiale pour promouvoir un comportement responsable du citoyen ?

Absolument. La sensibilisation n’est pas seulement un complément à l’économie verte, elle en est le moteur indispensable. Pour passer d’un modèle linéaire (extraire, fabriquer, jeter) à un modèle circulaire et durable, le consentement et l’engagement actif du citoyen sont cruciaux. Cette sensibilisation est la condition sine qua non pour que le citoyen adopte des comportements amis de l’environnement.

La compréhension des enjeux systémiques, la valorisation des métiers verts, l’éco-consommation, la réduction de l’empreinte carbone… sont autant de thématiques qu’il faut aborder dans des stratégies d’éducation à l’environnement et au développement durable. Faute de quoi, l’engagement de la population ne sera pas acquis et la promotion de l’économie verte demeurera un vœu pieux.

La Tunisie devrait-elle mettre à contribution son réseau de partenariats économiques pour se positionner dès maintenant sur des marchés importants de l’économie verte à l’échelle internationale ? Devrait –elle tirer profit de son statut avancé avec l’Union Européenne pour accélérer son alignement sur les normes environnementales communautaires et favoriser le renforcement de ses capacités institutionnelles en la matière. Est-ce que le Projet MERAVIGLIA s’inscrit dans ce cadre ? Quels sont ses objectifs ? Le public ciblé ?

Le projet MERAVIGLIA (Mediterranean Entrepreneurship’s Real Added Values to Innovate and Green Local and Inner Areas) qui réunit 8 partenaires issus de 6 pays méditerranéens aux expertises complémentaires vient à point nommé pour appuyer les stratégies nationales de promotion de l’entrepreneuriat vert dans notre pays. De plus, il est synergique et en phase avec nombre de programmes d’appui qui soutiennent les éco-entrepreneurs tunisiens tels que Greenov’i, le Green Tunisian Business Program ou encore le Startup Act.L’objectif général de MERAVIGLIA est de promouvoir l’économie verte et favoriser l’accès à l’emploi dans l’espace méditerranéen en soutenant l’acquisition de compétences vertes et entrepreneuriales, à travers des dispositifs de formation innovants, locaux et transnationaux.Les Publics-cibles sont les jeunes et les femmes en recherche d’emploi – les Chômeurs de longue durée, peu ou pas qualifiés – les Acteurs de la formation et de l’insertion professionnelle (organismes de formation, incubateurs, centres sociaux, mentors) – les Entrepreneurs et porteurs de projets dans l’économie verte – les Collectivités locales, les ONG et décideurs publics engagés dans l’emploi et le développement durable.

Plusieurs défis subsistent pour lancer les métiers verts en Tunisie notamment le coût élevé des investissements, le financement et la dépendance aux marchés extérieurs. Qu’en pensez-vous ?

Malgré l’optimisme, l’entrepreneuriat vert fait face à des obstacles identifiés en 2024-2025 : L’accès au capital : Bien que l’indice de l’entrepreneuriat 2024 note un bon accès au capital global (85,41), les projets verts souffrent souvent de délais de rentabilité plus longs. La lourdeur réglementaire et le manque de transparence dans le traitement des dossiers environnementaux reste un frein. La fuite des cerveaux : Près de 39 000 ingénieurs ont quitté le pays récemment, impactant la disponibilité des compétences techniques pour la transition énergétique.

Interview par Kamel BOUAOUINA

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