Pour son premier test pratique à la tête du Sept national, et à la lumière des deux matchs amicaux Tunisie-Algérie disputés jeudi et samedi derniers à Monastir, on peut dire que le nouveau sélectionneur Thierry Anti n’a pas raté son examen. Bien au contraire, on a même constaté une unanimité certaine autour de la réussite de son baptême de feu. Unanimité qui émane aussi bien des joueurs et de leurs staffs que des membres fédéraux et des observateurs.
La discipline, avec un grand D
Premier constat frappant : la discipline n’est pas un vain mot pour ce technicien qui semble en avoir fait son mode de vie quotidien. En effet, tant aux entraînements que lors des matchs, il s’enflamme à chaque erreur commise par ses poulains et, en cas de récidive, c’est l’engueulade. Le même traitement est réservé aux arbitres, bien qu’il s’agisse d’un test amical. Aux vestiaires, à l’hôtel et à bord du bus avec le groupe, c’est du «copier-coller» : zéro décontraction, pas question de rigoler. Avare de sourires, l’ex-handballeur breton ne badine pas non plus avec la «discipline des rendez-vous», en ce sens qu’il s’enrage au premier retard d’un joueur aux moments de présence préalablement fixés pour aller au restaurant et au lit, ou pour prendre le bus. Et gare à la distraction et à la désobéissance, car «monsieur sérieux» ne pardonne pas, ne pardonne jamais ! «C’est son style, c’est sa propre conviction», explique son fidèle lieutenant et actuel adjoint Amor Khedhira qui l’avait longtemps côtoyé en France, et particulièrement au club de Chartres.
Rien n’est laissé au hasard
Face à cette nouvelle discipline de fer qui, pour certains, frise la rigidité d’un régime de dictateur, comment les joueurs de la sélection ont-ils réagi ? Eh bien, tête baissée car ou on s’y exécute, ou alors bye-bye l’honneur de participer au Mondial d’Allemagne prévu au mois de janvier prochain. Un Mondial pour la préparation duquel Thierry Anti ne semble avoir rien laissé au hasard. D’abord, en promettant un suivi constant des prestations de nos pros évoluant en France. Ensuite, en chargeant Sami Saïdi du suivi du rendement de nos internationaux locaux. Et enfin, en insistant, tout au long de ses entretiens avec le président de la Fédération Tunisienne de Handball (FTHB) et la DTN (Direction technique nationale), sur la nécessité de dénicher des sparring-partners supplémentaires pour garnir le programme de préparation du Mondial.
Mohsen ZRIBI
