A quelques petites encablures de la date fatidique du déroulement des deux matches « barrage » mettant aux prises au Municipal d’Hammam-Lif le Club Sportif d’Hammam-Lif (CSHL) à l’Avenir Sportif de Kasserine (ASK) d’une part et à Gabès le Stade Gabésien « Staïda » (SG) à l’Union Sportive de Tataouine (USTa) d’autre part, tous les protagonistes affutent leurs armes croyant dur comme fer en leurs chances. Il est vrai que sur un seul match tout reste possible en dépit du léger avantage accordé aux locaux bénéficiant de la connaissance parfaite de leur pelouse et du soutien inconditionnel de leurs supporters. Nous avons pris attache avec Chiheb Ben Fraj, le capitaine des Hammam-Lifois pour le sonder sur les conditions de préparation du groupe et cerner l’état d’esprit de ses coéquipiers notamment après l’amère désillusion de parité concédée à la maison lors de l’ultime ronde contre l’Espoir Sportif de Hammam-Sousse (1-1) et qui les avait privés d’une ascension automatique parmi les ténors. Entretien :
– Le Temps: Qui est Chiheb Ben Fraj, présentez vous à nos lecteurs ?
Chiheb Ben Fraj : Je suis de retour à Hammam-Lif dans le dessein d’encadrer les jeunes et faire profiter le groupe de mon vécu et de ma large expérience. J’ai roulé ma bosse un peu partout en l’occurrence : L’Etoile Sportive du Sahel (ESS), Fayçali Ordoni, le Club Athlétique Bizertin (CAB), Hilal Soudani, CSHL (2021), Ittihad Mosrati Illibi, Nadi Anouar Libi et finalement re-CSHL avec comme seul et unique objectif redorer le blason de la boite et lui permettre de retrouver sa place naturelle parmi les ténors.
– Depuis le retour aux commandes techniques de l’enfant du club Chamseddine Dhaouadi ( Chamot), avez-vous perçu un changement notable sur les plans technicotactique, psychologique, logistique, état d’esprit, etc?
– Après une série calamiteuses de déboires mettant en rogne responsables, supporters et par ricochet nous-mêmes, son arrivée nous a permis d’effectuer un revirement de 180°dans tous les domaines. Il a su comment haranguer et booster le groupe pour le pousser à aller aux charbons, mouiller le maillot et se donner à fond la caisse sans rechigner à la besogne. Par ailleurs l’adoption du nouveau système 3-5-2 en lieu et place de l’ancien schéma 4-3-3 a parfaitement réussi et s’est louablement adaptée à notre potentiel, à nos aptitudes et autres capacités.
– Revenant maintenant à cette frustrante parité concédée aux Hammam-Soussiens, êtes-vous convaincus d’avoir raté le coche et de facto l’ascension au palier supérieur ce jour-là ?
Nous avons développé un volume de jeu impressionnant avec une kyrielle hallucinante d’occasions pour tuer le match. Malheureusement, la réussite nous a tourné cruellement le dos et n’était pas au rendez-vous. Ce sont des choses qui peuvent arriver aux meilleurs !
– Des séquelles résiduelles ou vous avez déjà tourné la page ?
Absolument pas. Nous avons tourné la page mais non sans avoir tiré les conclusions et les leçons de cet échec. Beaucoup d’exercices en semaine devant la cage pour peaufiner notre taux de réussite devant. L’aspect psychologique n’a pas été négligé également pour autant.
-Venons-en au match de ce Lundi contre les Kasserininois?
Dos au mur, nous n’avons plus le choix. Plus droit à l’erreur. Ce genre de match se gagne et ne se joue pas. Le mot d’ordre étant à l’unanimité : Vaincre au vaincre !
– Optimiste donc?
Bien entendu ! Jouer au Football rime évidemment avec optimisme. A la maison, et avec le soutien indéfectible de nos supporters, l’affaire me parait dans le sac. Mais attention, nous ne devons pas prendre nos vis-à-vis de haut prenant la qualification comme acquise et le match gagné avant de quitter notre hôtel. Ce serait la pire erreur monumentale à commettre. Etre patients, ne pas confondre vitesse l’exécution et précipitation. Ne pas concéder d’espaces derrière en nous propulsant tous devant même quand la montre joue contre nous. En un mot garder notre lucidité et notre calme dans notre quête du but libérateur. Et pourquoi pas plus d’un but ? Inchallah!
Entretien conduit par Mohamed Sahbi RAMMAH
