Si nous souhaitons pour demain un monde plus vert et une empreinte carbone réduite, il est plus que jamais important de comprendre les enjeux de la transition écologique, d’expliquer les conséquences du changement climatique, mais aussi et surtout d’agir. Alors comment transmettre au mieux ces enjeux afin d’inciter à passer à l’action dans la vie de tous les jours ?Il est plus que jamais important de réinterroger la société pour évoluer vers un monde plus durable. La transition écologique ne peut se faire qu’avec la force du collectif et le changement des pratiques du plus grand nombre. La sensibilisation est donc primordiale car elle permet de prendre conscience de la nécessité d’évoluer.La réduction de l’empreinte carbone dépend du développement des pratiques écoresponsables de chacun. Et ça, les tunisiens l’ont déjà compris. Ils sont convaincus que modifier son mode de vie est nécessaire pour limiter les effets du changement climatique
Dans le cadre du projet Meraviglia, l’Association d’éducation relative à l’environnement (l’AERE) a organisé le 8 juin 2026 un atelier participatif auquel ont pris part 22 acteurs représentant des associations, des experts, des universitaires, des incubateurs, des organisations professionnelles, des centres de formation, des élus, des entrepreneurs et des citoyens afin de partager des solutions pour le développement durable, le renforcement de la résilience climatique de la ville d’Hammamet ainsi que la consolidation de l’‘éco-entrepreneuriat pour nos jeunes. La Tunisie comme l’a souligné Dr Salem Sahli Président de l’Association d’éducation relative à l’environnement a fait de la transition écologique un axe stratégique de diversification économique. Elle essaie de conjuguer finance verte, innovation technologique et mesures concrètes de décarbonations. « Nous avons fait des progrès significatifs dans la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement. Des projets d’énergie renouvelable aux initiatives de réduction des déchets et des émissions de carbone, le pays s’engage pour un avenir plus vert. L’économie verte est une opportunité pour le pays pour atteindre des objectifs de croissance économique et de développement durable tout en contribuant à la lutte contre les effets du changement climatique tout en assurant une croissance qui intègre la préservation et la valorisation du capital naturel et humain. C’est dans ce cadre que s’inscrit le lancement du projet « Meraviglia » à Hammamet avec le soutien du programme Interreg NEXT MED de l’Union européenne. Cette initiative vise à soutenir l’entrepreneuriat vert en Tunisie et dans la région méditerranéenne, et à transformer les défis environnementaux en opportunités d’emploi pour les jeunes et les femmes peu ou pas qualifiés. Les opportunités sont grandes mais les obstacles structurels aussi et principalement l’accès au financement, la formation et l’accompagnement des porteurs de projets and last but not least la bureaucratie et la lourdeur administrative. Aussi le projet MERAVIGLIA vient-il à point nommé pour appuyer les stratégies nationales de promotion de l’entrepreneuriat vert dans notre pays. De plus, il est synergique et en phase avec les différents programmes d’appui qui soutiennent les entrepreneurs tunisiens tels que le projet Greenov’i, le Green Tunisian Business Program ou encore le Startup Act.
Plusieurs conditions facilitent le passage à l’action
Le passage à l’action est conditionné par la conscience d’un malaise et de l’identification des problèmes environnementaux .Cela passe par la compréhension que la situation actuelle n’est plus viable mais qu’il existe une situation future meilleure, et que l’on peut agir efficacement pour y parvenir. Ce sont ces conditions que les dispositifs élaborés par ce projet Meraviglia s’efforcent d’ailleurs de réunir. La force du collectif est également moteur du changement .Une minorité d’engagés suffit par exemple à créer une dynamique efficace.C’est dans ce cadre que s’inscrit ce premier atelier participatif a précisé Karim Rejeb, expert en entrepreneuriat vert « Cette première réunion avait pour but de préparer le terrain, établir le contexte local afin de comprendre le contexte et se mettre d’accord sur les défis environnementaux clés et prioritaires qui caractérisent la région d’Hammamet .L’entrepreneuriat vert représente un atout pour accompagner la Tunisie vers la transition écologique. Ce projet se distingue par sa prise en compte des spécificités locales afin de parvenir à une prise en compte des enjeux environnementaux, économiques et sociaux de ce territoire, l’identification des besoins, la formation du public pour lancer des micro-projets verts .Notre objectif est de privilégier le soutien à l’entrepreneuriat vert pour stimuler le développement, tout en créant un modèle innovant de Tiers-Lieux dédiés aux compétences environnementales, une académie virtuelle dédiée à l’entrepreneuriat vert, des parcours de formation transnationaux combinant e-learning, mentorat et mises en situation pratiques et des résidences d’éco-entrepreneurs favorisant l’apprentissage interculturel ».
Cette belle cité comme l’ont soulevé les participants souffre principalement de problèmes liés à la dégradation de l’environnement, des ressources naturelles terrestres et marines et des milieux de vie. Ces problèmes sont divers : accumulation des déchets organiques, industriels et verts, dégradation des terres, pollution des écosystèmes et des eaux souterraines et marines, problème de l’eau, déforestation des milieux naturels, érosion littorale, urbanisation accrue, salinisation….
Plusieurs intervenants ont souligné l’importance de relever les défis environnementaux par une approche participative impliquant divers acteurs et de mieux comprendre les défis environnementaux et de proposer des solutions basées sur l’observation sur le terrain et l’expertise locale, la faisabilité avec l’espoir de créer un réseau capable de promouvoir des projets environnementaux, de diffuser la culture de la conscience écologique au sein de la société et de transformer de la transition écologique en leviers d’emplois durables sans oublier d’assurer la pérennité du projet . Les échanges ont également mis en lumière l’importance de renforcer la synergie entre le secteur public et le secteur privé .Les travaux de cet atelier se sont achevés avec l’adoption d’un ensemble de recommandations, dont l’identification des enjeux environnementaux locaux, la priorisation des besoins environnementaux et la définition des plans d’action et de formation pour répondre aux besoins ainsi que la nécessité de poursuivre ce type d’initiatives afin d’impliquer effectivement la population dans les efforts locaux de préservation de l’environnement.
