A un peu plus de deux jours de son premier match en coupe du monde, l’équipe de Tunisie poursuit sa préparation sous la conduite de Sabri Lamouchi afin d’arriver dans une forme optimale le jour de son match contre la Suède, aussi bien physiquement que techniquement, mais surtout mentalement. D’ailleurs, le sélectionneur national a accordé une grande importance à ce dernier volet afin de faire oublier aux joueurs leur déroute face à la Belgique, cherchant surtout à tirer les conclusions de ce dérapage, à éviter les erreurs commises afin de garder leurs chances de qualification au second tour intactes. Sabri Lamouchi a reconnu à la fin de la rencontre de Bruxelles qu’il assumait l’entière responsabilité de la défaite et qu’il allait prendre en conséquence certains facteurs.
Cela implique des changements dans la composition de l’équipe, dans les choix tactiques et l’amélioration du comportement offensif de l’équipe, très faible à ce niveau. Lors de la révision de ses choix, Sabri Lamouchi doit absolument tenir compte de l’inexpérience de plusieurs joueurs et de la nécessité de faire appel à d’autres éléments plus rompus à ce genre de rencontres et surtout capables de gérer la pression, même si les ténors de l’équipe sont restés à la maison à l’instar de Béchir Ben Saïd, Aïssa Laïdouni, Ferjani Sassi et Issam Jebali.
Du pain sur la planche Toutefois, quelques joueurs se prévalant de ce profil sont présents au Mexique. Parmi les joueurs capables de stabiliser l’équipe et lui redonner sa véritable personnalité, on peut citer le gardien Aymen Dahmen, un portier d’expérience qui connaît parfaitement l’ambiance du Mondial et qui est capable de placer ses défenseurs et d’user de son expérience, tout comme le défenseur axial Dylan Bronn, le meilleur à son poste à l’heure actuelle parmi ceux qui ont effectué le voyage. Le retour de Yan Valery sur le côté droit pourrait également être utile. Enfin, à l’entrejeu, Hannibal Mejbri peut donner plus de solutions pour dynamiser le compartiment offensif et secouer l’appétit des attaquants, particulièrement les deux avants de pointe, Hamza Mastouri ou Firas Chaouat. Mais c’est le volet mental qui va être le plus influent face à la Suède, surtout après la débâcle subie contre la Belgique en amical. Le sélectionneur national, ses adjoints et les membres fédéraux présents au Mexique savent ce qui leur reste à faire. Bonne chance.
Hédi
