La sélection de Tunisie entame au Mexique sa nouvelle aventure mondialiste, à l’aube de demain, avec la rencontre qui va la mettre aux prises à la Suède, en premier lieu, avant de retrouver le Japon et enfin les Pays-Bas. Le principal objectif des «Aigles de Carthage» demeure celui de se faire une place parmi les trois premiers pour espérer décrocher une place au second tour. Un tour jamais atteint par les Tunisiens lors de ses 6 participations précédentes.
Sur la pelouse du stade de Monterrey au Mexique, les Tunisiens vont tenter de surprendre leurs adversaires du jour, les Suédois, qui ont atteint ce mondial après avoir disputé les barrages et qui ne sont pas très loin des Tunisiens au classement mondial de la FIFA.
Les deux équipes abordent cette compétition en traînant deux grosses déceptions. Les Scandinaves se sont fait piéger par leurs voisins du Norvège en match de préparation, alors que les Tunisiens se sont fait écraser par les Belges. Mais les deux équipes entretiennent également l’espoir de faire bonne figure et d’assurer leur présence au second tour.
Battus à plate couture par la Belgique pour leur dernier match de préparation, les Tunisiens ont une revanche à prendre sur eux-mêmes afin de reconquérir la confiance de leurs supporters qui ont été très déçus par leur prestation de Bruxelles. Sabri Lamouchi est lui aussi tenu de rectifier le tir et de présenter une formation compétitive, capable de relever le défi et de prouver que sa débâcle face à la Belgique n’était qu’un accident de parcours et que lui et ses joueurs sont capables de beaucoup mieux faire.
L’entrejeu, clé de la réussite
Pour ce rendez-vous, Sabri Lamouchi ne devrait pas prendre trop de risques et devrait donc compter sur l’équipe alignée face à l’Autriche, c’est-à-dire qu’il va opter pour la stabilité avec des joueurs généralement expérimentés à l’image de Montassar Talbi, Ali Abdi, Yan Valery, Elyès Skhiri et Hannibal Mejbri.
Mais les Tunisiens n’ont pas besoin seulement d’expérience, mais également de réussite au milieu du terrain et en attaque. Les Hannibal Mejbri, Rani Khedhira et Anis Ben Slimane doivent s’attendre à une forte opposition de la part des Suédois, physiquement très forts. La réussite de l’entrejeu peut aider les joueurs offensifs, Elias Achouri, Ismaël Gharbi et Firas Chaouat ou Hazem Mastouri a trouver la faille dans le dispositif défensif de leurs adversaires.
Sans être favoris, les Tunisiens sont capables de se transcender sur un match, de bousculer leurs adversaires et faire valoir leur force tactique. La rigidité défensive, le marquage de zone et l’anticipation vont être des atouts non négligeables pour forcer le destin et signer une première victoire dans ce mondial. Cela va dépendre de la forme des joueurs, des choix de leur entraîneur, qui est appelé à donner la priorité à l’expérience, comme pour le poste de gardien de but qui devrait revenir à Aymen Dahmen, sauf que Sabri Lamouchi semble avoir fait son choix en préférant Mouhib Chamakh. Pourvu qu’il soit le bon.
Deux styles différents
Ce match va mettre aux prises deux styles de jeu différents. Les Suédois se présentent sur le terrain avec leur football direct, rigoureux, s’appuyant sur de grands gabarits et une agressivité de tous les instants. Ils peuvent compter également sur leur potentiel offensif et l’impact athlétique de leurs joueurs qui restent leurs armes de prédilection.
L’équipe de Suède, dirigée par l’Anglais Graham Potter, possède une force de frappe offensive impressionnante pour ce Mondial 2026. Si le collectif a connu quelques doutes tactiques récents, les individualités de classe mondiale ne manquent pas. Deux joueurs retiennent particulièrement l’attention dans la formation suédoise. A commencer par Viktor Gyökeres, le joueur d’Arsenal et l’un des attaquants les plus prolifiques et terrifiants d’Europe. Puissant, rapide et très efficace devant le but, c’est lui qui a qualifié la Suède en inscrivant notamment un triplé salvateur en barrages contre l’Ukraine. Il sait tout faire, peser sur la défense, prendre de la profondeur et finir des deux pieds. C’est le danger numéro un de l’équipe suédoise.
Mais également Alexander Isak, le joueur de Liverpool, un attaquant longiligne, fin techniquement et extrêmement mobile. Son intelligence de jeu et sa capacité à éliminer ses vis-à-vis dans les petits espaces font de lui le parfait complément de Viktor Gyökeres.
Formation probable
Mouhib Chamakh – Yan Valery – Montassar Talbi – Dylan Bronn (Amor Rekik) – Ali Abdi – Elyès Skhiri – Hannibal Mejbri – Mohamed Haj Mahmoud – Ismaël Gharbi – Sebastian Tounakti (Elias Achouri) – Hazem Mastouri (Firas Chaouat)
Hédi RASSAÂ
