Du haut de ses 36 ans et faisant fi du poids de l’âge, Ali Maâloul poursuit avec la même verve ou presque, sa brillante carrière qu’il a menée entre son équipe, le Club Sportif Sfaxien et Al Ahly du Caire. Une carrière qui a fait de lui le joueur tunisien le plus titré de tous les temps avec un total de 25 titres, dont 4 Ligues des Champions, 2 Super coupes d’Afrique, une Coupe de la CAF et une Super coupe d’Afrique du Nord. Ajoutons à ces sacres les titres nationaux tunisiens et égyptiens ainsi que 3 médailles de bronze en Coupe du Monde des Clubs. Son idylle avec le club cairote après huit années de louables services prit fin suite à une grave blessure sous forme d’une rupture partielle du tendon d’Achille. En effet, le président de conseil d’Al Ahly, Mahmoud Al Khatib, estimant que le joueur, après sa blessure qui l’a éloigné de la compétition pendant une année entière, est bel et bien fini ou, du moins, qu’il ne pouvait plus retrouver le niveau qui était le sien antérieurement, a choisi de le libérer de manière qui ne sied guère à son statut de grande vedette qu’il s’est forgé au club égyptien.
Le CSS, son club formateur, avec la bénédiction de son public, lui a alors ouvert les bras l’accueillant en fanfare. Ali Maâloul y retrouve son rôle de premier capitaine de l’équipe, doublé de celui d’encadreur hors pair de ses coéquipiers auprès desquels il jouit d’une grande estime. Réintégrant le championnat tunisien, il a joué un grand rôle dans le retour aux devants de la scène de son équipe après des années de vaches maigres. Grâce à son apport sur le terrain (sept assists et deux buts inscrits), un bilan qui aurait pu être meilleur encore s’il n’avait été contraint de déclarer forfait pour huit matches à cause des blessures.
En ce début de saison il s’est mis particulièrement en évidence pour avoir été, notamment, derrière le deuxième but de son équipe contre l’Espérance Sportive de Zarzis et surtout ses deux assists sur les deux buts sfaxiens face aux Nigérians de Shooting Stars qui ont qualifié le CSS au prochain tour de la Coupe de la CAF.
Le socle du projet sfaxien
Ses récentes prestations lui ont valu de recevoir officiellement une offre du club Ahly Benghazi d’un montant de 800 mille dollars (2,5 millions de dinars environ). Réponse illico du CSS : Ali Maâloul n’est pas à vendre. Sans lui, tout ce que le club «noir et blanc» est en train d’entreprendre pour bâtir une équipe susceptible de monter sur la plus haute marche du podium sur le double national et africain en prévision de la célébration de son centenaire (2028) risquerait de tomber à l’eau.
Ameur KERKENNI
