Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a appelé à New York à approfondir les relations entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) dans le cadre d’un partenariat équilibré et solidaire, soulignant la nécessité de réviser l’Accord d’association Tunisie-UE et de renforcer la coopération dans les domaines économique, scientifique et migratoire.
Lors d’un entretien, jeudi, avec la commissaire européenne à la Méditerranée, Dubravka Šuica, en marge du segment de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, les deux responsables ont examiné les relations tuniso-européennes, la révision de l’Accord d’association, la migration et les perspectives de la coopération euro-méditerranéenne, selon un communiqué du département des Affaires étrangères.
Le ministre a insisté sur l’importance des relations entre la Tunisie et l’Union européenne et sur la nécessité de les consolider sur la base du respect mutuel et de l’égalité, dans le respect de la souveraineté de la Tunisie et de ses institutions nationales.
Il a, dans ce contexte, plaidé pour une révision de l’Accord d’association entre la Tunisie et l’UE, afin de lui conférer davantage d’équité et d’en faire le cadre d’un partenariat véritable et solidaire, adapté aux mutations actuelles et davantage en phase avec les intérêts et priorités des deux parties.
Cette révision, a-t-il indiqué, devrait notamment permettre de renforcer les échanges commerciaux, la coopération financière ainsi que les programmes scientifiques conjoints.
Sur le dossier de la migration et de la mobilité, le ministre a réitéré l’attachement de la Tunisie à une approche globale et équilibrée, fondée sur le respect des droits de l’Homme et le traitement des causes profondes de la migration irrégulière.
Il a, également, souligné la nécessité de poursuivre la lutte contre les réseaux de trafic et de traite des êtres humains, tout en renforçant les voies de mobilité et de migration régulière.
Concernant les perspectives de la coopération euro-méditerranéenne, le ministre a réaffirmé le soutien de la Tunisie à toute initiative visant à renforcer l’intégration et la coopération dans l’espace méditerranéen, sur la base d’un partenariat effectif et d’une responsabilité partagée, prenant en compte les priorités des États partenaires.
Il a, par ailleurs, souligné la centralité de la cause palestinienne, souligant que celle-ci exige une solution juste, globale et durable, sans laquelle les piliers de la sécurité, de la stabilité et du développement partagé ne sauraient être instaurés dans la région.
De son côté, la commissaire européenne à la Méditerranée, Dubravka Šuica, a indiqué être consciente des exigences de cette étape en vue de bâtir un partenariat fondé sur les intérêts communs, le respect de la souveraineté et le développement des cadres de dialogue.
Elle a, en outre, exprimé l’espoir de voir le Conseil d’association Tunisie-UE constituer un point de départ pour donner une nouvelle impulsion aux relations entre les deux parties.
