Deux scènes véridiques en notre présence témoignent, si besoin est, du haut degré de psychologie, de tact qualifiant le comportement de Nabil Maaloul vis-à-vis de ses joueurs. Nous ne dévoilerons ni l’identité des deux joueurs en question ni encore moins leur club. Le but étant de mettre l’accent sur le comportement exemplaire d’un coach cherchant avant tout à protéger ses poulains.
*Lors d’une séance d’entrainement et juste aux cinq premières minutes, il constata que l’un de ses joueurs trainait la patte, n’était pas au summum de sa forme habituelle probablement pour avoir « fait la bringue » la veille avec des copains. Il ne l’écarta pas tapageusement du groupe avec un rapport au directoire et demande d’une sanction disciplinaire et /ou financière sévère histoire de donner l’exmple au restant de ses coéquipiers. Discrètement, il le prit à l’écart, lui reprocha entre quatre yeux sa probable veillée » mouvementée » et le pria de rentrer directement à la maison couver son écart de conduite. De retour le lendemain aux entrainements, le dit joueur paraissait avoir mangé du lion et fut le meilleur des (22) le dimanche suivant en match officiel.
**Juste avant le début d’une importante rencontre dans les vestiaires, Nabil Maaloul titularisait pour la première fois en guise de son baptême du feu un jeune attaquant de couloir issu de la catégorie » Elites » en lui disant textuellement ce qui suit : » J’ai confiance en toi, joue ton jeu habituel. S’il t’arrive de commettre des erreurs, des loupés, n’en ai cure, c’est moi qui les assumerai ! «
Etaler le linge sale …aux antipodes !
Théoriquement, tout entraineur qui se respecte, non atteint de » nombrilisme » protège son groupe et le couve jalousement. Il ne tire pas la couverture à soi et encense ses joueurs en cas de victoire. Par contre, il assume entièrement la responsabilité de l’échec avec stoïcisme. Les reproches aux uns et aux autres lors des déconvenues se faisant à huis-clos, en aparté. Le linge sale se lave en famille restreinte et rien ne filtre dans les médias. Que dire alors d’un coach qui se permet de vilipender un ou plusieurs de ses poulains en conférence de presse post- cuisant échec à la maison ? Qui sème la discorde au sein de son groupe ? Qui réussit la gageure(sic) de mettre en rogne le plus clair des convoqués ? Qui, de connivence avec les décideurs amateurs au sein de la FTF se débine devant un gros calibre en match amical histoire d’éviter une cinglante casserole ? Et si d’aventure c’était un match officiel ?
Pour quand la refonte globale?
Tant que notre sport roi » dit-professionnel » est régi par des pseudo-amateurs ne cherchant que leurs propres intérêts, minés par la peur aux tripes, conditionnés par les réseaux sociaux, se targuant de l’impunité assurée par le solide parapluie de la FIFA, agissant à leur guise en accumulant les monumentales bévues, les scandaleuses exactions, notre football ne connaitra jamais le bout du tunnel et ne sortira jamais de l’ornière. Pourtant pour une erreur beaucoup moins grave que ça, certains ont été lourdement sanctionnés en dépit des textes de Zurich constituant une menaçante épée de Damoclès…Malheureusement, on contenue à pédaler à côté du vélo avec un seul et unique perdant dans l’affaire, notre sport roi…déchu !
Mohamed Sahbi RAMMAH
