2 juillet 2026 : Brahim Agrebi est nommé à la tête de la Direction technique nationale de la Fédération tunisienne de handball (FTHB) en remplacement de Mohamed Amine Ben Amara. La nouvelle, tout à fait surprenante, a pris tout le monde au dépourvu, cette nomination ayant été décidée par la tutelle, alors que le lauréat ne figurait pas sur la liste des candidats triés auparavant pour la course à ce poste. D’où d’ailleurs le procès, pour illégalité procédurale, intenté par l’un de ces derniers auprès du Tribunal administratif. Aujourd’hui, nous considérons que le plus important n’est pas de remuer le couteau dans la plaie, mais de savoir si la tutelle, par ce choix, a tiré, ou pas, le bon numéro.
Des signes peu rassurants
100 jours après, l’heure est sans doute à une première évaluation de ce remaniement qui se veut objective et transparente. D’emblée, tout en balayant les critiques virulentes qui ne cessent de s’abattre sur le nouveau locataire de la Direction technique nationale (DTN), nous sommes persuadés que les signes émis, jusqu’à présent, par celui-ci sont peu rassurants. En effet, on n’a rien vu venir ni des esquisses de sa stratégie globale ni de son projet de restructuration et de développement pour la réalisation desquels on a eu recours à ses services. Le plus grave est que de nombreuses décisions relevant exclusivement de ses prérogatives ont été, comme tout le monde l’a constaté, prises par d’autres parties (bureau fédéral, ligues…), particulièrement dans les volets suivants : élaboration des programmes des sélections, règlements sportifs, formules des compétitions, formation des cadres (entraîneurs, arbitres…), relations extérieures avec les fédérations et budgétisation du programme 2027 des équipes nationales. Presque confiné dans un rôle de second plan qui ne va pas de pair avec ses réelles attributions, son entourage révèle qu’on ne l’a jamais vu taper du doigt sur une table ou imposer ses idées. Sa timidité coutumière et son âge de vieux retraité y sont-ils pour quelque chose ? Ou voulait-il, en se contentant, pour le moment, d’écouter, d’enregistrer et de déléguer les pouvoirs aux autres, passer, plus tard, à l’offensive ?
Bien évidemment, Brahim Agrebi, fort d’un CV impressionnant, pourrait bénéficier de circonstances atténuantes, étant encore à ses débuts dans ce poste. Mais, nous persisterons à croire qu’il n’irait pas loin s’il ne venait pas à changer son fusil d’épaule.
Mohsen ZRIBI
