Partis à se faire dévorer à la petite cuillère par les » réputés » (?) redoutables Etoilés dans leur fétiche stade olympique de de Sousse, Les protégés du jeune Camseddine Dhaouadi renversèrent contre toute attente la vapeur, déjouèrent tous les pronostics et rentrèrent au bercail avec une ô combien précieuse victoire (0-1). Pourtant le plus optimiste des Hammam-Lifois tablait sur une défaite en priant « in petto » qu’elle ne soit pas très lourde, pas une dérouillée ! D’autant que jusque-là les verts n’avaient collectionné que les revers que ce soit à la maison ou en déplacement : Quatre défaites en autant de rencontres avec tenez-vous bien aucun but inscrit pour quatre concédés !
Chiheb Ben Fradj : le monsieur plus
Le capitaine des verts n’a pas disputé les premières rencontres avec les siens pour une » futile » question d’entente avec le nouveau directoire(?) alors que Mongi Bhar le Président sortant affirmait sur nos colonnes à la fin de l’exercice écoulé que le dit-joueur serait inéluctablement reconduit. De retour parmi les siens, la défense pour la première fois ne plia pas, mieux : il fut l’auteur du magistral » heading » ayant amené le but libérateur assurant les premiers trois points dans l’excarcelle des banlieusards.
Le résurrection de Moez Ben Chrifia
Voilà quelques semaines, le pauvre Moez Ben Chrifia connu pourtant pour sa droiture et son respect de l’éthique, fut descendu en flammes, vilipendé, stigmatisé par une petite frange de la rue à Hammam-Lif : Il aurait baissé les bras devant l’Espérance Sportive de Tunis, son club d’origine, en concédant un but facilement évitable ! Il n’en eut cure et continua à durement bosser fort de la confiance de son entraineur. A Sousse, il fut un lion dans sa cage écœurant par ses arrêts réflexes les pointes locales. Pour la petite histoire, l’Olympique de Sousse fut pour ainsi dire son point de départ vers la renommée: L’Espérance Sportive de Tunis disputait une demi-finale de la coupe de Tunisie dans la catégorie inférieure contre l’Etoile Sportive du Sahel en présence de son Président à l’époque si Othmane Jnayeh; La parité vierge ayant sanctionné les débats, les tirs au but pour désigner l’heureux finaliste virent Le jeune Moez Ben Chrifia arrêter trois pénalties et qualifier les siens à l’apothéose finale. Le lendemain, il passa d’autorité avec les fanions pour ne plus quitter la catégorie séniors depuis…
Garder les pieds sur terre!
Cette précieuse victoire ramenée méritoirement de Sousse ne devrait pas induire les troupes en erreur. Ne pas pavoiser outre mesure et garder la tête froide. Le chemin est encore très long et dangereusement semé d’embûches. Continuer à mouiller le maillot, à aller durement aux charbons et à appliquer les consignes de leur jeune entraineur « Chamo » qui saura à ne point douter les préparer mentalement pour le restant de la compétition. Ce n’est que de la sorte que le groupe sortira de l’ornière et postulera à un classement digne de sa riche histoire, de son glorieux passé.
Mohamed Sahbi RAMMAH
