Le budget de l’État pour l’année 2027 (crédits de paiement) s’élève à environ 68,895 milliards de dinars, contre 63,575 milliards de dinars inscrits dans la loi de finances 2026, soit une hausse de 8,37 %, selon les dispositions du projet de la loi de finances(PLF) 2027.
Le montant total des recettes que l’État est autorisé à recouvrer au profit du Trésor s’élève à 54,280 milliards de dinars, faisant ressortir un déficit budgétaire de 14,615 milliards de dinars, selon les dispositions du projet, dont l’Agence TAP a obtenu une copie.
Les données du PLF 2027 mettent en évidence une forte dépendance aux recettes fiscales pour la mobilisation des ressources de l’État.
Ces recettes sont estimées à environ 49,6 milliards de dinars, contre 4,330 milliards de dinars de recettes non fiscales et 350 millions de dinars de dons extérieurs.
Les crédits d’engagement des dépenses du budget de l’État pour la même année ont, par ailleurs, été fixés à environ 73 milliards de dinars.
Afin de combler le déficit budgétaire et de couvrir l’ensemble des besoins de financement du Trésor, estimés à 28,122 milliards de dinars, le projet de loi autorise le gouvernement à mobiliser des ressources de financement réparties entre l’emprunt intérieur, à hauteur de 19,845 milliards de dinars, l’emprunt extérieur, à hauteur de 6,877 milliards de dinars, et d’autres ressources de trésorerie, estimées à 1,4 milliard de dinars.
En ce qui concerne la répartition de ces ressources et la couverture de la dette publique, les montants susmentionnés se répartissent entre le financement du déficit budgétaire, à hauteur de 14,615 milliards de dinars, et le remboursement du principal de la dette publique, pour un montant de 13,307 milliards de dinars, dont 6,823 milliards de dinars au titre de la dette intérieure et 6,484 milliards de dinars au titre de la dette extérieure.
Ils comportent, également, l’octroi de prêts et d’avances nets du Trésor, d’un montant de 200 millions de dinars.
Pour couvrir les besoins de financement du Trésor, le projet de loi prévoit une dérogation aux dispositions de l’article 25 de la loi organique relative à la Banque centrale de Tunisie(BCT), permettant, ainsi, d’autoriser cette dernière à accorder des facilités au profit du Trésor public tunisien, dans la limite de 9,8 milliards de dinars, sans intérêts. Ces facilités seront remboursables sur une période de 15 ans, avec un délai de grâce de trois ans.
Par ailleurs, le plafond maximal des garanties accordées par l’État pour la conclusion de prêts ou l’émission de sukuk (obligations islamiques) a été fixé à 9 milliards de dinars, tandis que le plafond maximal des prêts accordés par le Trésor aux entreprises publiques a été fixé à 250 millions de dinars.
S’agissant des ressources humaines et de la fonction publique, le nombre total d’agents autorisés pour l’année 2027 a été fixé à 692 702, répartis entre les ministères, les services centraux et régionaux ainsi que les établissements publics rattachés.
Les ressources et les dépenses propres des établissements publics rattachés administrativement au budget de l’État ont, quant à elles, été fixées à 1,692 milliard de dinars.
