« Le projet de la Loi de Finances (PLF) pour l’exercice 2027 vise la création de richesses, la dynamisation de l’investissement et le développement de l’économie, contrairement à la loi de finances 2026, qui était axée, surtout, sur la dimension sociale », a indiqué mercredi, le président de la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Maher Ktari, lors d’une réunion consacrée à l’examen des orientations générales du PLF 2027.
Toutefois, le député a fait état de la présence de certaines dispositions qui ne servent pas l’objectif de la protection de l’industrie tunisienne, réitérant l’impératif de les réviser, compte tenu du rôle primordial de l’industrie dans l’économie nationale.
Par ailleurs, il a souligné la nécessité d’impulser les exportations et de booster les investissements, ce qui est en mesure de renforcer nos réserves en devises et de soutenir la relance économique. La priorité nationale, aujourd’hui, consiste à définir des solutions radicales aux difficultés économiques, afin de parvenir à les surmonter, a-t-il ajouté.
De son côté, le député Issam Chouchane a estimé qu’il est difficile d’examiner le PLF en l’absence d’un document explicatif détaillé, expliquant qu’une telle lacune pourrait ouvrir la porte à des interprétations divergentes du contenu de ses dispositions.
Citant un nombre de mesures importantes, décidées dans le cadre du PLF, notamment celles relatives au soutien des startups et des petites entreprises, le député a estimé que ces dispositions demeurent insuffisantes pour atteindre le taux de croissance escompté en 2027 (3,1%).
A ce propos, Issam Chouchane, n’a pas écarté la possibilité de recourir à l’élaboration d’une Loi de Finances Complémentaire, signalant que ceci demeure tributaire de l’évolution de plusieurs hypothèses économiques, surtout les prix du pétrole et des céréales, l’inflation, le taux de change…, en plus de l’avancement de l’exécution du budget de l’année en cours et de la conformité des hypothèses retenues avec les évolutions économiques réelles, afin d’assurer la cohérence entre les budgets des années 2026 et 2027.
Il est à noter qu’une séance d’audition de la ministre des Finances sera organisée, prochainement, par la Commission des finances et du budget, en vue d’examiner l’avancement de l’exécution du budget de l’État durant les six premiers mois de l’année, ainsi que la pertinence des hypothèses ayant servi à l’élaboration du budget et leur adéquation avec les évolutions politiques et économiques mondiales.
Cette séance sera une occasion, aussi, pour mettre l’accent sur les répercussions éventuelles des évolutions internationales sur les équilibres des finances publiques, notamment les dépenses de subvention et le déficit budgétaire.
