Le Chef de cabinet du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Haikel Hechlef, a proposé la création d’une plateforme internationale d’échange d’informations sur les ravageurs et les maladies des plantes.
L’objectif est de permettre aux pays et aux experts concernés de partager des données scientifiques et techniques, des alertes précoces et des expériences réussies, tout en renforçant la coordination et la rapidité de la réponse face aux risques phytosanitaires transfrontaliers.
Intervenant, lundi, lors de l’organisation d’un atelier régional sur l’analyse des risques phytosanitaires, Hechlef a souligné l’importance de renforcer la coopération et d’intensifier les échanges d’expertises et d’informations entre les pays, face aux défis croissants que représentent les ravageurs et les maladies des plantes pour les systèmes agricoles et la sécurité alimentaire, selon un communiqué publié, mardi, par le département de l’agriculture.
Ce conclave qui se poursuit jusqu’au 28 octobre 2026, s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités techniques et institutionnelles en matière de santé végétale et de la promotion de l’application des normes phytosanitaires internationales.
Il vise à protéger la production agricole, à préserver les ressources végétales et à limiter les risques de propagation transfrontalière des ravageurs et des maladies.
De son côté, le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Tunisie, Nabil Assaf a évoqué l’importance du partenariat entre l’organisation onusienne et les autorités nationales pour soutenir le système de santé végétale, développer les compétences techniques.
Il s’agit, également, de renforcer l’alignement sur les normes internationales, tout en contribuant à la sécurité des échanges commerciaux de produits végétaux, à la préservation de la santé des plantes et à la durabilité de la production agricole.
Les travaux de l’atelier portent, principalement, sur l’analyse des risques phytosanitaires, considérée comme un outil scientifique essentiel pour identifier les organismes nuisibles susceptibles de menacer les végétaux, évaluer les probabilités de leur introduction et de leur propagation ainsi que leurs conséquences potentielles et définir les mesures appropriées de prévention et de gestion, conformément aux normes internationales établies dans le cadre de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV).
Cette rencontre constitue, également, une occasion d’échanger les expériences et les expertises entre les participants, de renforcer la coordination entre les institutions spécialisées et de développer les pratiques d’évaluation des risques phytosanitaires, afin d’améliorer la capacité des pays à faire face aux menaces émergentes et nouvelles dans ce domaine.
Selon le département de l’Agriculture, cette initiative met en évidence l’importance de l’investissement dans le savoir scientifiques, les systèmes d’alerte précoce et la coopération internationale, considérés comme des piliers essentiels pour mettre en place un dispositif intégré et efficace de protection des végétaux.
Elle œuvre, en outre, à préserver les cultures agricoles, renforcer la sécurité alimentaire et promouvoir un développement agricole durable.
(D’après TAP)
