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Accueil » Architecture d’un État cohérent : souveraineté retrouvée et démocratie réinstituée
NATION vendredi, 12 décembre, 2025,08:309 Mins Read

Architecture d’un État cohérent : souveraineté retrouvée et démocratie réinstituée

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Par Mondher AFI

La rencontre tenue le 9 décembre au Palais de Carthage entre le Président Kaïs Saïed et la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, s’inscrit dans un moment décisif de la trajectoire politique tunisienne. Au-delà des considérations administratives ou techniques, cet entretien révèle la profondeur d’une vision présidentielle articulée autour de trois axes structurants : la cohérence institutionnelle, la souveraineté nationale et la refondation d’une culture démocratique basée sur la responsabilité.

Ce triptyque n’est pas qu’un cadre discursif. Il constitue, dans la sociologie politique de l’État, un véritable projet de transformation ancré dans les conditions objectives de la société tunisienne et dans les exigences d’un moment historique où l’État se recompose pour rompre avec les logiques anciennes d’impunité, de fragmentation et de délitement moral.

Lorsque le Président Kaïs Saïed insiste sur «l’insuffisance du fonctionnement de plusieurs services publics» et sur «la nécessité d’un alignement total sur  l’action gouvernementale», il ne formule pas une simple critique administrative, il établit les fondements d’une véritable théorie pratique de l’État.

Sa démarche rejoint ce que Pierre Rosanvallon appelle «la grammaire de l’État juste», c’est-à-dire un État capable de produire des décisions cohérentes, lisibles et orientées vers l’intérêt général. Les structures ne valent que par «leur capacité à agir de manière unifiée», et c’est précisément ce que le Président remet au centre du jeu politique.

Cette cohérence n’est pas un luxe organisationnel mais une nécessité sociologique. Dans tout système politique en phase de transition, affirme Norbert Elias, la fragmentation institutionnelle génère mécaniquement des tensions, une crise de légitimité et une perte de contrôle symbolique. Le Président le rappelle explicitement : «L’État ne peut se permettre de poursuivre sa marche avec des structures qui ne se sont pas encore adaptées à la nouvelle phase historique que vit le pays.»

La lutte contre la corruption qu’il évoque n’est donc pas un objectif moral isolé,  elle est la condition pour restaurer la capacité régulatrice de l’État. Un État parasité par des réseaux d’intérêts ne peut ni planifier, ni protéger, ni construire. Tocqueville résumait ce danger : «Ce ne sont pas les grands crimes qui détruisent les nations, mais l’enchaînement des petites lâchetés administratives».

La souveraineté comme principe structurant de la refondation démocratique

Dans son intervention, Kaïs Saïed rappelle avec insistance que la Tunisie traverse une «étape nouvelle, débarrassée des réseaux de corruption». Il exprime, par cette formulation, une conception forte de la souveraineté, non comme symbole mais comme pratique effective de l’État.

La souveraineté n’est pas un mot d’ordre. Elle est, selon Jean Bodin, «le pouvoir absolu et perpétuel de la République», c’est-à-dire la capacité d’affirmer des choix politiques indépendants, de résister aux pressions externes et de garantir que l’intérêt national demeure la boussole de toute décision.

Dans cette perspective, l’appel présidentiel à «ceux qui préfèrent le pays à eux-mêmes» n’est pas rhétorique. Il s’inscrit dans une éthique de la responsabilité publique proche de celle développée par Max Weber, pour qui l’homme d’État authentique est «celui qui affronte les conséquences de ses actes, même contre lui-même».

Ainsi, lorsque Kaïs Saïed refuse toute forme d’intervention dans les affaires internes du pays, il pose la souveraineté comme principe de résistance – résistance morale, institutionnelle et géopolitique. La souveraineté n’est, dans sa vision, ni négociable ni divisible.

Ce positionnement prend une signification particulière dans un contexte global où les États à faible cohésion institutionnelle deviennent vulnérables aux influences extérieures. L’unité interne est, ici, la première ligne de défense.

La culture démocratique : une construction sociale et non un simple dispositif institutionnel

Le passage le plus significatif de la pensée du Président Kaïs Saïed, tel qu’il se révèle à travers cette rencontre, réside dans sa conception profondément sociologique de la démocratie. Pour le Président, la démocratie n’est pas une simple architecture procédurale ni un dispositif institutionnel que l’on importerait mécaniquement, elle est d’abord une conviction intime, un horizon partagé par ceux qui gouvernent et ceux qui sont gouvernés, un acte de foi collective dans la valeur du bien commun. Cette approche fait écho aux analyses de Cornelius Castoriadis, qui rappelait que la démocratie ne peut exister que dans une société capable de s’auto-instituer, c’est-à-dire de produire un imaginaire collectif suffisamment puissant pour soutenir un vivre-ensemble centré sur la justice, la responsabilité et la participation. Dans cette perspective, le Président Saïed rompt avec les visions technicistes de la gouvernance et replace la démocratie dans son ancrage anthropologique : elle est un comportement avant d’être une procédure, une culture avant d’être un calendrier électoral, un contrat moral avant d’être un système juridique.

En soulignant la nécessité d’enraciner la culture démocratique au sein de la famille, de l’école, de l’entreprise et de l’administration, le Président propose une conception organique, presque holistique, de la démocratie : un système où les institutions publiques incarnent l’exemplarité et où la société, par mimétisme institutionnel et moral, se hisse au niveau de l’État rénové. Il s’agit d’une vision dans laquelle la démocratie n’est pas décrétée d’en haut, mais «performée» quotidiennement par des acteurs responsables, conscients que chaque geste administratif, chaque décision publique, chaque interaction sociale participe à la consolidation d’un ordre politique juste.

C’est dans ce cadre que prend tout son sens l’insistance présidentielle sur la probité, l’intégrité et la constance éthique de ceux qui assument des charges publiques. Le Président affirme la nécessité d’une fonction publique composée de femmes et d’hommes capables de résister aux pressions, aux privilèges et même, selon ses propres termes, «à tous les trésors de l’État» si ceux-ci doivent être obtenus au détriment de la légalité et de l’intérêt national. Cette exigence morale, loin d’être un idéal abstrait, constitue pour lui la condition première de la souveraineté politique : un État ne peut être souverain que si ceux qui le servent sont, eux aussi, souverains sur leurs propres passions et immunisés contre les logiques de capture et de prédation.

Cette conception rejoint, avec une pertinence remarquable, l’aphorisme de Montesquieu selon lequel «il n’y a point de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance d’exécuter, mais il n’y en a pas davantage si ceux qui gouvernent manquent de vertu». En citant implicitement cette tradition philosophique, le Président Saïed affirme que la vertu n’est pas une qualité morale périphérique, mais le socle même de l’édifice démocratique. Car la démocratie, telle qu’il la conçoit, repose moins sur la dissociation mécanique des pouvoirs que sur la qualité éthique de ceux qui les exercent. Une démocratie sans vertu n’est pour lui qu’une façade institutionnelle, une démocratie portée par des responsables probes devient, au contraire, un projet national vivant, capable de transformer les institutions en instruments de justice, de cohésion et de souveraineté.

Ainsi, la vision présidentielle, loin de se limiter à une critique du passé ou à une simple volonté de moralisation, s’inscrit dans une théorie politique cohérente, celle d’un État qui puise sa légitimité dans la vertu de ses serviteurs, sa force dans la cohésion de son action et sa crédibilité dans la confiance qu’il inspire. Une démocratie véritable – selon cette approche – ne se décrète pas, elle s’incarne. Et c’est précisément ce que la pensée du Président Kaïs Saïed cherche aujourd’hui à instituer en Tunisie : un ordre politique où la souveraineté nationale, la cohérence institutionnelle et l’éthique publique forment les trois piliers d’une renaissance démocratique authentique et durable.

Un État unifié pour une société apaisée

En sociologie politique, la cohésion institutionnelle constitue le socle même de la cohésion sociale, et c’est précisément ce que rappelle le Président Kaïs Saïed lorsqu’il affirme que «le peuple n’a besoin que d’un seul certificat de satisfaction, celui qu’il accorde lorsque disparaissent les causes d’exclusion et les réseaux de corruption». Cette formule, en apparence simple, traduit une vérité sociologique décisive : la légitimité politique ne se décrète pas, elle se gagne à travers des résultats tangibles. Elle correspond à ce que Bourdieu nomme «la reconnaissance légitime», ce moment où la population accepte l’autorité de l’État parce qu’elle en perçoit les effets concrets sur la réduction des injustices et la protection des plus vulnérables.

Dans cette perspective, la lutte contre la corruption n’est pas seulement une exigence morale, elle devient un mécanisme central de restauration de la confiance publique, condition indispensable à toute dynamique de transformation. De même, l’harmonie institutionnelle n’est pas un luxe organisationnel mais un impératif collectif. Lorsqu’un ministère, notamment dans des secteurs névralgiques comme l’éducation, se met à fonctionner en dissonance, en multipliant les hésitations, l’imprévisibilité ou les réformes fragmentées, il introduit une fracture silencieuse qui sape l’ensemble du système étatique. Ce type de décalage n’est pas anodin, il agit comme un point de rupture, un «môle de vulnérabilité» qui fragilise la cohésion des politiques publiques et nuit directement à la perception de l’action de l’État. La vision du Président Saïed insiste ainsi sur la nécessité d’une synchronisation institutionnelle totale, indispensable pour recréer la confiance et refonder la légitimité.

Vers un nouvel esprit d’État

La récente rencontre entre le Président Kaïs Saïed et la Cheffe du gouvernement dépasse largement la forme protocolaire pour s’inscrire dans une dynamique politique structurante, révélatrice d’une vision globale de la refondation de l’État tunisien. Au cœur de cette vision s’articulent la cohésion de l’action publique, la souveraineté nationale comme boussole normative, l’enracinement d’une culture démocratique fondée sur la participation réelle et non sur les simulacres institutionnels, ainsi que l’exigence morale d’intégrité, de responsabilité et de fidélité absolue à l’intérêt général. En plaçant l’éthique publique au centre de son discours et en insistant sur la nécessité d’un appareil d’État unifié, débarrassé des réseaux de prédation et des logiques d’allégeance, le Président Kaïs Saïed rappelle que la démocratie n’est pas un ensemble de procédures mais une volonté politique et morale partagée entre gouvernants et gouvernés. Il s’inscrit ainsi dans la lignée de penseurs comme Paul Ricoeur, pour qui «l’État ne vaut que par la justice qu’il rend et la confiance qu’il inspire», réaffirmant que la reconstruction nationale repose d’abord sur la restauration de la confiance et de la rectitude dans l’exercice du pouvoir. 

 

chef - cheffe du gouvernement Kais Saied Présidence de la République Sara Zaferani Zenzri

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