Le Club Africain n’a pas réussi à s’imposer face à l’Union Sportive Monastirienne. Les protégés de Faouzi Benzarti se sont contentés d’un partage des points après un match d’un niveau technique moyen au cours duquel les coéquipiers de Firas Chaouat ont dominé sans pour autant arriver à concrétiser les quelques opportunités créées. Il faut reconnaître que les occasions n’étaient pas nombreuses et que la maladresse des joueurs clubistes n’a pas arrangé les choses. Ce qui compte pour l’heure, c’est de ne plus perdre de points car dans la conjoncture actuelle, le Club Africain est toujours maître de son destin, et pour remporter le titre de champion, il faut remporter tous les matchs restants. Cinq rencontres et cinq victoires et rien d’autre.
Manque de conviction et d’efficacité
Beaucoup de reproches sont à faire au Club Africain après son nul concédé devant l’US Monastirienne. Le principal concerne la conviction qui n’était pas au rendez-vous samedi dernier. On n’aurait pas dit un club en tête du classement général et qui n’avait pas d’autres alternatives que la victoire. Les six derniers matchs de championnat sont assimilables à des matchs de coupe avec zéro droit à l’erreur. Pour certains joueurs, cela n’était pas le cas.
Autre fait saillant du sommet USM-CA, l’absence d’efficacité devant les buts. Certes, les occasions de buts n’étaient pas nombreuses, mais le manque de réalisme des joueurs a laissé perplexes les supporters clubistes, surtout quand on sait que c’est un match à remporter… impérativement.
Blessure de Shili
La blessure de Oussema Shili a, quelque part, chambardé les plans de Faouzi Benzarti. Ce dernier a, toutefois, pu compter sur les services d’un Houssem Ben Ali qui a été volontaire à souhait et plus incisif que tous ses coéquipiers. En ce qui concerne Oussema Shili, sa blessure nécessitera quelques jours de repos et il devrait, logiquement, tenir sa place lors de la prochaine journée face à la Jeunesse Sportive Kairouanaise.
Bilel Aït Malek, le bouc émissaire
Le joueur le plus détesté au Club Africain est, indéniablement, Bilel Aït Malek. Le joueur est contesté, des fois justement. Il ne réussit rien de bon et ses sorties sont sans apport particulier. Le mot d’ordre, actuellement, est de le supporter jusqu’à la fin de la saison, et il n’est pas certain d’être clubiste lors du prochain exercice.
Traitement particulier
Les supporters usémistes ont, encore une fois, réservé un traitement particulier à Faouzi Benzarti. On l’insulte et on le traite de tous les maux. C’est bien dommage et bizarre pour un enfant du pays. On peut lui reprocher ce qu’on veut à Faouzi Benzarti, mais pour son vécu, son parcours, son palmarès et même quand on ne partage pas ses avis, on ne le traite pas de cette façon. Dommage !
Mourad AYARI
