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Accueil » Jalel Ben Khaled (Ex-handball de l’EST et international tunisien) : «Sans actions tangibles, l’avenir de la petite sphère s’annonce brumeux»
Hand-ball dimanche, 7 juin, 2026,17:3616 Mins Read

Jalel Ben Khaled (Ex-handball de l’EST et international tunisien) : «Sans actions tangibles, l’avenir de la petite sphère s’annonce brumeux»

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L’invité de ce dimanche est un ex-international et joueur de handball de l’Espérance Sportive de Tunis. C’est un pur «Sang et Or» qui a laissé de très beaux souvenirs à ses supporters. Dans la présente interview, on passera en revue son parcours en tant que joueur et technicien et ses ambitions pour les années à venir. Une interview qui tombe à pic puisque c’est l’assemblée générale élective de la FTHB. Entretien. 

– Pour commencer, votre parcours avant de devenir joueur de handball…
– Je suis né à Bab Souika, mais à l’âge d’un an, on a déménagé pour aller du côté de la Banlieue nord, au Kram plus précisément. J’y ai vécu toute ma jeunesse jusqu’à mon mariage. Pour les études, j’ai fait l’école des sœurs à Carthage présidence, qui est devenue aujourd’hui l’IHEC. Après l’école française, j’ai fait l’école tunisienne de Salammbô. Apres le Bac, je suis allé en France, plus précisément à Lyon pour faire un DESS en électronique et electro-technique. Et j’ai également joué au handball.

– Vos premiers pas en handball ?
– J’ai commencé à pratiquer le handball au sein de la grande école qu’est Al Hilal. Il faut dire que c’est un club qui s’apparente à une famille. Mon père m’y emmenait car il était un des responsables du club avant d’en devenir le président. J’étais sur les terrains de handball dès mon jeune âge et dès que j’ai atteint l’âge d’avoir une licence, ma carrière a commencé. C’est un grand club qui a été entraîné par Hédi Malek et qui a vu de grands noms porter son maillot à l’instar de Naceur Jeljeli, Raouf Ben Samir, Youssef Kortbi. Personnellement, j’ai joué avec les seniors alors que j’étais encore cadet. Mais j’ai très vite quitté le club car je suis parti très jeune en France dès l’obtention du baccalauréat.

– Pourquoi le handball et pas un autre sport ?
– Cela s’est fait naturellement. Disons que le handball s’est imposé à moi et ne m’a point laissé la possibilité de choisir. Comme je viens de vous le dire, mon père était responsable puis président d’Al Hilal et j’étais sur le terrain tout petit, à regarder les autres jouer avant de faire comme eux. En outre, toute la famille a joué au handball. Mes sœurs, mes cousins et cousines et on considérait Al Hilal comme notre famille.

– D’Al Hilal vous êtes parti en France pour une expérience professionnelle avant de revenir en Tunisie. Pourquoi n’êtes-vous pas resté du côté de l’Hexagone ?
– C’est une bonne question. Pour être franc, j’ai un peu regretté. C’est le destin. Beaucoup m’ont demandé pourquoi je ne suis pas resté en France. Peut-être parce que j’étais bien en Tunisie. Ce que vous ne savez pas, c’est que le maire de Vénissieux m’avait même proposé de me préparer pour avoir la nationalité française et voulait que je reste avec le club de cette commune, mais ça n’a pas abouti. Il faut dire que mon père ne voulait pas en entendre parler et n’admettait pas de voir son fils obtenir la nationalité française. Et puis, il y a l’Espérance, l’engouement du public, j’étais très jeune encore et cela a suffi pour me pousser à revenir en Tunisie. C’est finalement sans regrets car de mon temps, il n’y avait pas d’argent dans le monde du handball en Tunisie comme en France. Ce n’est qu’après que les choses ont changé. Quoi qu’il en soit, ce fut une belle expérience et je peux me vanter d’avoir joué avec des internationaux français de l’époque, ceux qu’on appelait les Barjots qui ont remporté le championnat du monde en Islande. J’en citerai Latou, Meunier, Gaël Monthurel, Patrick Lepetit. Quand je suis rentré en Tunisie, j’ai joué contre eux. Ils ont beaucoup progressé et fait de la France une des plus grandes nations de handball et cela s’est fait sous la houlette de Constantini. On peut dire que j’ai connu la France d’avant-Constantini et d’après-Constantini et on devrait s’en inspirer.

– Comment avez-vous atterri à Vénissieux ?
– Vous allez en rire. J’étais parti en France pour mes études et comme le terrain d’entraînement était près de chez moi, j’allais, assez souvent, regarder cette équipe s’entraîner. Un jour, en l’absence du gardien, on m’a proposé de le supplanter et depuis, c’est parti. C’est un concours de circonstances extraordinaire. Je ne devais même pas rester dans cette ville car je devais partir pour Lille. Ils m’ont inscrit à l’université et officiellement recruté. Dans un journal de Lyon qu’on appelle «Le Progrès», on disait de moi : «Le joueur qui a vu de la lumière dans la salle est rentré». Ce fut une belle expérience puisque en quatre ans, nous avons atteint la ligue 1 après avoir fait la division trois, puis deux, 1B et enfin 1A. Plusieurs clubs m’ont sollicité en France, mais j’ai toujours dit non car j’étais bien à Vénissieux. C’est un club qui ressemble un peu à Al Hilal.

– Un aperçu succinct sur votre parcours sous les couleurs de l’Espérance ?
– De 1988 à 1996. Je vous laisse faire le compte, une période où j’ai tout gagné. Je ne saurais vous dire combien de titres, mais nous avons dominé le handball en Tunisie pendant quelques années. Je ne peux qu’être satisfait de mon long parcours avec l’Espérance.

– Vous étiez, vous et le regretté Habib Yagouta, les leaders du groupe. Cela a facilité la tâche de toute l’équipe, j’imagine ?
– Absolument. Moi, je haranguais mes coéquipiers sur le terrain et Habib s’occupait des vestiaires. Le comportement des joueurs vis-à-vis du club ? Personnellement, à mes débuts, il m’a fait comprendre dans quel club j’évoluais en me reprenant après m’avoir vu poser le maillot sur le sol pour ne pas salir mes pieds. Évidemment, c’était dans le vestiaire après la douche. Il m’a clairement fait savoir que le maillot du club est sacré. C’était ça le grand Habib. Qu’il repose en paix.

– Son départ a attristé toute la Tunisie. Quel souvenir gardez-vous d’un des meilleurs gardiens de handball en Tunisie ?
– C’est un être exceptionnel et aimé de tous. Tous les autres clubs, sans exception, l’appréciaient beaucoup. On a beaucoup joué ensemble à l’Espérance comme en équipe nationale et durant les stages, nous étions toujours dans la même chambre. Il me manque beaucoup.

– Avez-vous été contacté par un autre club tunisien avant de porter le maillot «sang et or»?
– Oui. Le Club Africain a voulu m’engager et m’a contacté à travers Raouf Ben Samir. Je devais rencontrer Azouz Lasram à Paris. Ça ne s’est pas fait et ça ne pouvait pas aboutir car je suis espérantiste et toute la famille est espérantiste.

– Votre meilleur souvenir avec l’Espérance…
– Le meilleur souvenir, c’est la finale de la coupe de Tunisie remportée. C’est un souvenir inoubliable car ce jour-là, nous n’étions pas bons. Notre adversaire a mené au score durant tout le match, mais nous avons su nous imposer dans les dernières minutes. Et c’est ce qui rend cette coupe encore plus belle.

– Et votre plus mauvais souvenir ?
– Indéniablement notre défaite devant notre public à la salle Zouaoui en finale de la Coupe d’Afrique devant le Zamalek d’Égypte.

– Une idée sur votre parcours en équipe nationale…
– J’ai porté le maillot national de 1988 à 1995. D’ailleurs, cette année restera gravée dans ma mémoire. C’est l’année de ma dernière coupe du monde en Islande et nous avons perdu contre la Croatie aux tirs au but. Sinon, j’ai participé aux Jeux méditerranéens, à la Coupe d’Afrique et même si nous n’avions pas porté de titres, nous étions toujours en finale. Je dois rappeler que la Tunisie a remporté le titre africain en 1994, mais on m’avait écarté de l’équipe de Tunisie pour des raisons que j’ignore encore aujourd’hui. Je suis revenu en 1995 pour participer au Championnat du monde.

– Après ce parcours, avez-vous des regrets ?
– Pas vraiment. J’ai toujours tout donné sans tricher et, en équipe nationale comme à l’Espérance, j’étais un leader. Le jour où j’ai senti que physiquement je n’étais plus capable de faire ce que j’ai toujours fait, j’ai décidé d’arrêter et de mettre un terme à ma carrière. Je me rappelle que c’était après une finale perdue contre le Club Africain.

– Comment avez-vous géré votre après-carrière ?
– Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer car j’ai beaucoup voyagé. J’ai profité de la vie et je me suis complètement éloigné du monde du handball pendant cinq à six ans. Et puis en 2004, j’ai été contacté par Slim Chiboub pour une réunion avec Sayed Ayari et Mohamed Sabbagh. L’intention était de relancer l’équipe senior qui a perdu le titre arabe et concédé une défaite en championnat devant le Club Africain avec un score large. Je suis devenule délégué de l’Espérance avec la grande équipe composée de Hmam, Bousnina, Jerou et autres. Cette année, on avait remporté le doublé et c’est avec Aziz Zouhir comme président qui avait succédé à Slim Chiboub. Comme ça me prenait beaucoup de temps, ça m’a donné des idées, je me suis mis à entraîner et j’ai commencé avec les cadets de l’Espérance.

– Vous êtes donc passé de l’autre côté de la barrière. Vous êtes devenu entraîneur et on vous a vu briller beaucoup plus à l’étranger qu’en Tunisie. Pourquoi ?
– J’ai entraîné Béni Khiar, Jendouba, Kairouan. J’ai fait l’adjoint d’Alain Porte en équipe nationale. En 2011, on m’a écarté car on me considérait comme un proche de Slim Chiboub. Et pourtant, nous avions remporté le championnat d’Afrique en Égypte. Ce qui n’était pas évident. Alors, j’ai préféré aller au Qatar. Et pour répondre à votre question, à part l’Espérance, quelle autre équipe pourrais-je entraîner ? Certainement pas le Club Africain ou l’Etoile car ça fonctionne comme ça en Tunisie. Aucune formation jouant les premiers rôles ne fera appel à mes services car je suis Espérantiste, comme vous ne verrez jamais un Etoilé à la tête de l’Espérance ou du Club Africain. C’est pour cela qu’on quitte le pays pour tenter notre chance ailleurs. Pour terminer, j’ai réussi là où je suis passé. En Libye, au Koweït, en équipe nationale ou au Maroc. J’ai toujours bien fait.

– Et pourquoi pas l’Espérance ?
– J’ai fait le directeur technique des jeunes et j’ai fait un travail remarquable. Mais être à l’aise chez les seniors est un peu difficile. Peut-être que ma façon de voir les choses et mon caractère ne correspondent pas aux critères exigés.

– Pourquoi pas un parcours comme celui de Sebki ?
– Écoutez, si j’ai des choses à dire, je le ferai devant la personne intéressée et pas sur les colonnes des journaux ou à la radio et il y a beaucoup à dire. A propos de l’Egyptien, ses résultats sont logiques car les moyens humains mis à sa disposition, ainsi que potentiel humain sont considérables. Quand on peut compter sur des ailiers comme Boughanmi et Toumi comme ailiers gauches, Maaref, Becha et Ben Hassine comme arrières gauches, Ben Salah et Abdelli comme demi-centres, Jaffeli, Jallouz et tant d’autres, sans oublier Sfar et Nemli comme gardien, on n’a pas le droit de perdre. La vie est ainsi faite. Des fois, tu es servi par la chance et Sebki l’a été. Tant mieux pour lui.

– Comment avez-vous géré la notoriété ?
– Normalement. Mes amis sont toujours les mêmes. Certes, j’ai plus de facilités dans certaines choses, mais pour le reste, je vis normalement. L’essentiel, c’est d’être une bonne personne et de laisser la meilleure impression ou image car on devient un modèle à suivre et pour cela, il faut donner le bon exemple.

– Si vous deviez faire un parallèle entre le handball d’avant et celui d’aujourd’hui, que diriez-vous ?
– Paradoxalement avant, c’était beaucoup plus rapide et physique. Sans oublier les considérations technico-tactiques. Les exemples de Hmam et Tej sont là pour justifier mes propos et ce sont des joueurs qui ont réussi en Europe. C’est toute une génération qui a réussi à l’étranger dans le haut niveau

– Et donc indéniablement, on a régressé. Pourquoi ?
– Parce que la formation laisse à désirer. Et le bureau fédéral n’a pas voulu comprendre et persiste dans sa mauvaise gestion et à ce rythme-là, on ne pourra pas reconquérir le titre africain. Si rien n’est fait, on aura du mal dans les années à venir à avoir une équipe nationale compétitive. Et puis on confie l’équipe de Tunisie à un entraîneur vacataire. C’est une aberration monstre. Un entraîneur national qui vient à Tunis pour un travail ponctuel et puis s’en va pour entraîner en France. On n’est jamais tombé aussi bas.

– Actuellement, ce sont les élections au sein de la Fédération Tunisienne de Handball. Beaucoup réclament le départ de Karim Helali qui est à la tête de la FTHB depuis un peu plus de dix ans. Et malgré les résultats décevants, il ambitionne de nouveau la présidence de cette fédération. Est-ce logique ?
– Son slogan, c’est la continuité. De quelle continuité parle-t-on ? Il n’y a pas de feuille de route et les décisions sont prises sans demander l’avis de qui que ce soit. On perd beaucoup de temps dans des luttes stériles entre gens du handball et toute cette énergie devrait être employée autrement.

– Des deux candidats en lice, avez-vous une préférence ?
– Oui, j’ai une préférence. Je suis pour le changement. Après douze ans et avec les résultats que vous connaissez, j’estime qu’il est grand temps de changer de bureau. Il faut des idées nouvelles.
(NDLR : la présente interview a été réalisée avant la tenue de l’Assemblée générale élective de la FTHB.)

– Que faut-il faire pour redresser la barre, au moins sur le plan continental car l’Égypte a pris une avance considérable sur nous ?
– Il faut une direction technique forte et digne de ce nom. Un programme clair sur quatre ou cinq ans et éviter d’interférer dans le travail du directeur technique. Il faut une équipe nationale cadette composée de joueurs qui auront à vivre de longues années ensemble. Comme ça, on peut ambitionner de meilleurs résultats et un titre continental.

– Quel est le meilleur joueur tunisien de tous les temps. Plusieurs hésitent entre Khaled Achour et Mounir Jelili. Êtes-vous d’accord ou avez-vous d’autres noms ?
– Ce sont indéniablement deux grands joueurs et deux grands noms du handball tunisien, mais quand j’ai vu jouer Darmoul le week-end dernier, aucun autre joueur n’a atteint son niveau. Il évolue actuellement en Allemagne et devrait atterrir à Stuttgart la saison prochaine. Aucun autre joueur tunisien n’a atteint son niveau sur tous les plans.

– Le meilleur entraîneur tunisien ?
– Les noms sont nombreux et les compétences ne manquent pas. Je pourrais citer Hechmi Razgallah qui vient de nous quitter. Il ne faut pas non plus oublier Hédi Malek, Hamadi Khalladi. Si je devais citer un seul nom, j’opterais pour Hédi Malek.

– Que faites-vous actuellement ?
– Je viens de rentrer de Libye où j’ai entraîné l’Olympique de Zaouia. Une équipe avec laquelle j’ai remporté la Supercoupe et c’est le seul titre dans l’histoire de ce club. Sinon, je suis sur un projet sportif et un autre qui n’a rien à voir avec le sport.

– Quittons un peu le sport pour en savoir un peu plus sur vous. Si vous n’aviez pas eu cette brillante carrière, qu’auriez-vous fait ?
– J’aurais été dans le domaine de mes études. Je serais, peut-être chef d’entreprise, ingénieur ou autre chose, mais j’ai tout laissé tomber pour vivre ma passion. J’en ai fait mon métier et je suis content d’avoir fait des études supérieures car cela m’a aidé à être ou devenir ce que je suis actuellement.

– Je sais qu’un de vos enfants vient de terminer ses études. Ont-ils tenté une expérience sportive ?
– Les deux ont terminé leurs études. Le premier a fait polytechnique au Canada et le deuxième a fait Data science. C’est le domaine de l’intelligence artificielle. Un de mes deux enfants a joué au handball à l’Espérance, sans pourtant percer. Et ce n’est pas parce qu’il n’était pas bon. À l’époque, je n’étais pas à Tunis et les conditions n’étaient pas optimales. Et je ne vais pas en dire plus.

– Un mot sur Jalel Ben Khaled le papa ?
– Un peu papa poule. Peut-être un peu trop. Je me rappelle que j’étais également leur prof. A la maison, je m’occupais de leur éducation, mais de leur apprentissage également. Pour moi, il était hors de question d’avoir recours aux cours particuliers. Fort heureusement, ils me l’ont bien rendu en réussissant leurs études. C’est le meilleur des investissements pour moi. Que mes enfants réussissent leurs études est la chose la plus importante pour moi.

– Que faites-vous de votre temps libre ?
– Pas grand-chose. Du sport, je joue à la belote avec mes amis. Je suis, comme je vous l’ai déjà dit, sur deux projets et ça me prend une grande partie de mon temps.

– Votre ambition est toujours la même ?
– Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Il ne faut jamais baisser les bras et se contenter de rester à la maison. Il faut avoir des projets et essayer de faire des choses. Il faut travailler car l’oisiveté est la pire des choses pour l’être humain et pour la santé. Et tant qu’il y a la santé, le reste suivra…

Un mini-questionnaire pour mieux connaître Jalel
Le principal trait de votre caractère : trop honnête
La qualité que vous désirez chez un homme : charismatique et honnête
La qualité que vous désirez chez une femme : l’humour
La qualité que vous appréciez chez vos amis : la bonne compagnie
Votre principal défaut : trop exigeant et intransigeant pendant le travail
Votre occupation préférée : jouer à la belote contrée
Votre rêve de bonheur : une bonne santé pour moi, ma femme et mes enfants
Ce que vous porteriez sur une île déserte : un parasol
La couleur que vous préférez : le bleu
Été ou hiver : hiver
Le pays où vous désireriez vivre : la Tunisie

 

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