Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a fait état d’un recul des agressions commises contre les journalistes en mars 2026, avec 6 cas recensés, contre 8 en février et 16 en janvier, selon les données de son unité de monitoring.
Ces violences ont concerné 2 journalistes freelance et 13 journalistes (10 femmes et 3 hommes) qui travaillent dans 8 établissements médiatiques (5 radios, 2 journaux et un site d’informations) médias, indique un communiqué publié vendredi par le Syndicat des journalistes.
Le rapport souligne que ces agressions ont pris diverses formes, notamment des campagnes d’incitation, des ingérences éditoriales, des entraves à l’accès à l’information, des menaces fondées sur le genre et des atteintes à la vie privée, surtout dans l’espace numérique, désormais jugé « plus risqué ».
Les agressions ont été commises principalement en ligne, mais aussi dans l’espace public, et impliquent divers acteurs, dont des utilisateurs des réseaux sociaux.
Face à cette situation, le SNJT a appelé la présidence du gouvernement à garantir l’accès à l’information, à lever les restrictions entravant le travail journalistique, à renforcer la protection des professionnels des médias et à respecter le principe d’égalité entre les différents médias.
Le Syndicat a, également, appelé à la mise en place de stratégie de communication permettant aux journalistes d’être informés de toutes les nouveautés gouvernementales, y compris les visites programmées dans les différentes régions.
Par ailleurs, il a exhorté l’Assemblée des représentants du peuple à accélérer l’examen de projets de lois liés portant amendement du décret-loi n°54.
