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Accueil » Entre ambition stratégique et déficit d’exécution : repenser les grands projets comme leviers réels de transformation structurelle
NATION vendredi, 24 avril, 2026,10:349 Mins Read

Entre ambition stratégique et déficit d’exécution : repenser les grands projets comme leviers réels de transformation structurelle

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Par Mondher AFI

 

La tenue du Conseil des ministres du 18 avril 2026 ne saurait être appréhendée comme une simple séquence administrative inscrite dans la routine de l’action gouvernementale. Elle constitue, à bien des égards, un révélateur des tensions structurelles qui traversent aujourd’hui l’État tunisien, pris entre une volonté politique affirmée de refondation et les inerties persistantes de son appareil administratif.

 

Dans un contexte marqué par la centralité retrouvée de la décision souveraine, impulsée notamment par le Président Kaïs Saïed depuis 2019, la question des «grands projets» apparaît comme un terrain privilégié d’observation des décalages entre vision stratégique et capacité effective de mise en œuvre.

Car au-delà des annonces et des arbitrages institutionnels, ce Conseil met en lumière une problématique fondamentale, celle de la définition même de ce qu’est un projet structurant dans une économie en quête de relance et de repositionnement. Peut-on qualifier de «grands projets» des opérations de réhabilitation ou de maintenance différée, rendues nécessaires par des années de sous-investissement et de délitement des infrastructures publiques ? Ou bien faut-il réserver cette appellation à des initiatives à fort effet multiplicateur, capables de transformer durablement les structures productives, les flux logistiques et les équilibres territoriaux ?

Cette interrogation n’est pas anodine. Elle renvoie à une tension plus profonde entre deux logiques : une logique de gestion de l’urgence, dictée par la dégradation accumulée des équipements et des espaces, et une logique de projection stratégique, tournée vers l’avenir et la compétitivité du pays. Or, c’est précisément dans cet écart que se joue aujourd’hui la crédibilité de l’action publique en Tunisie.

Depuis son accession à la magistrature suprême en octobre 2019, le Président Kaïs Saïed a introduit une inflexion notable dans la manière d’appréhender l’action publique, non pas en multipliant les instruments, mais en reconfigurant les finalités. Là où les politiques publiques étaient souvent pensées en termes de gestion sectorielle ou d’équilibres conjoncturels, sa lecture s’organise autour d’un triptyque structurant : souveraineté, justice sociale et réhabilitation de l’État. Ce déplacement n’est pas purement discursif, il s’inscrit dans une tradition intellectuelle qui considère, à l’instar de Max Weber, que l’État ne se réduit pas à une administration, mais constitue un ordre de légitimité, dont l’efficacité dépend de sa capacité à incarner l’intérêt général au-delà des réseaux particuliers.

 

Une vision présidentielle structurée 

Dans cette perspective, la critique des formes classiques de gouvernance ne relève pas d’une posture politique conjoncturelle, mais d’un diagnostic structurel. Elle rejoint, sous un angle différent, l’analyse de Douglass North, pour qui les institutions peuvent devenir «extractives» lorsqu’elles sont capturées par des groupes d’intérêts, freinant ainsi le développement. En ce sens, la remise en cause des médiations traditionnelles vise moins à rompre avec l’État qu’à restaurer sa fonction arbitrale, condition nécessaire à toute politique de transformation.

C’est dans ce cadre que la notion de grands projets acquiert une portée stratégique particulière. Elle ne peut être réduite à un simple agrégat d’investissements publics ; elle renvoie à une conception précise du développement. Un projet structurant, dans cette logique, n’est pas celui qui mobilise le plus de ressources, mais celui qui modifie les structures mêmes de l’économie et du territoire. Cette approche rejoint la réflexion d’Albert Hirschman, qui insistait sur le rôle des «effets d’entraînement» (linkages) dans les dynamiques de croissance : ce sont les projets capables de générer des enchaînements productifs qui produisent les transformations durables.

Ainsi, lorsque le Président met l’accent sur des infrastructures telles que le pont fixe de Bizerte, les ports en eaux profondes ou les grands axes de transport, il ne s’agit pas simplement d’améliorer la connectivité existante, mais de reconfigurer les circuits économiques. Ces projets s’inscrivent dans une logique de «spatialisation du développement», au sens où l’entendait David Harvey, c’est-à-dire comme une capacité à redéfinir les rapports entre centre et périphérie, à redistribuer les opportunités et à réduire les fractures territoriales.

Par ailleurs, l’insistance sur la souveraineté économique comme critère de sélection des projets introduit un élément souvent marginalisé dans les approches technocratiques classiques. Elle fait écho aux travaux de Karl Polanyi, qui rappelait que l’économie ne peut être dissociée des structures sociales et politiques qui la régulent. En d’autres termes, un projet n’est pas neutre : il engage des choix de dépendance ou d’autonomie, d’intégration ou de vulnérabilité.

Ce qui distingue donc cette approche, ce n’est pas la valorisation des infrastructures en tant que telles, mais la manière dont elles sont intégrées dans une vision cohérente du développement. Là où certaines politiques publiques ont pu privilégier des interventions fragmentées, souvent dictées par l’urgence ou par des contraintes externes, la démarche actuelle tend à réintroduire une hiérarchie des priorités fondée sur des critères explicites : impact macroéconomique, capacité d’intégration régionale, création d’emplois durables et contribution à la souveraineté.

Cela ne signifie pas que cette vision soit exempte de défis ou de contradictions. Mais elle présente une cohérence interne qui mérite d’être analysée pour ce qu’elle est : une tentative de réarticuler l’action publique autour de finalités clairement définies. En ce sens, elle se rapproche de l’idée, formulée par Amartya Sen, selon laquelle le développement doit être compris comme une expansion des capacités réelles des sociétés, et non comme une simple accumulation de ressources.

Ainsi reformulée, la politique des grands projets ne relève plus d’une logique d’affichage, mais d’un instrument de transformation structurelle. Sa pertinence ne se mesure pas à l’ampleur des annonces, mais à sa capacité à produire des effets systémiques, à rééquilibrer les territoires et à renforcer l’autonomie économique. C’est à cette aune que doit être évaluée la cohérence de la vision portée par le Président, au-delà des débats conjoncturels qui l’entourent.

 

Entre ambitions affichées et ambiguïtés conceptuelles

L’examen des décisions issues du Conseil des ministres du 18 avril 2026 révèle toutefois une certaine ambiguïté dans la hiérarchisation des priorités. La classification de projets tels que la protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain ou la réhabilitation d’établissements universitaires parmi les «grands projets» soulève des interrogations légitimes.

Ces initiatives sont indéniablement importantes. La protection de Sidi Bou Saïd, par exemple, revêt une dimension patrimoniale, touristique et sécuritaire majeure. De même, la rénovation des infrastructures universitaires constitue un enjeu crucial pour la qualité de l’enseignement supérieur. Mais leur inscription dans la catégorie des projets stratégiques interroge sur le plan analytique.

En réalité, ces opérations relèvent davantage d’une logique de rattrapage que d’une dynamique de transformation. Elles traduisent les conséquences d’un déficit chronique de maintenance et de planification, qui a conduit à une dégradation progressive des équipements publics. Leur urgence est indiscutable, mais leur nature diffère fondamentalement de celle des projets structurants au sens économique du terme.

 

Les défaillances structurelles de l’appareil administratif

Ce décalage entre discours et réalité s’explique en grande partie par les limites structurelles de l’administration tunisienne. Malgré les orientations politiques claires, la mise en œuvre des projets reste entravée par une série de dysfonctionnements récurrents : lourdeurs procédurales, fragmentation des responsabilités, manque de coordination interinstitutionnelle et faible culture de l’évaluation.

Ces contraintes ne sont pas nouvelles. Elles s’inscrivent dans une histoire administrative marquée par une centralisation excessive et une faible capacité d’adaptation. Toutefois, dans le contexte actuel, elles prennent une dimension critique, dans la mesure où elles compromettent la traduction concrète des orientations présidentielles.

Le cas des projets évoqués lors du Conseil est à cet égard révélateur. Le recours à des bureaux d’études pluridisciplinaires, la multiplication des phases d’étude et les retards accumulés témoignent d’une difficulté persistante à passer de la décision à l’exécution. L’État décide, mais il peine à agir avec la célérité requise.

 

Confusion entre urgence technique et priorité stratégique

L’un des risques majeurs de la situation actuelle réside dans la confusion entre urgence technique et priorité stratégique. Face à la dégradation des infrastructures, les pouvoirs publics sont contraints d’intervenir dans l’urgence, ce qui conduit à mobiliser des ressources importantes pour des projets de maintenance ou de sécurisation.

Si cette approche est compréhensible, elle peut néanmoins avoir pour effet de détourner l’attention et les moyens des projets véritablement structurants. En d’autres termes, la gestion de l’héritage du passé tend à supplanter la construction de l’avenir.

Cette dynamique est particulièrement problématique dans un contexte de ressources limitées. Chaque dinar investi dans une opération de réhabilitation est un dinar qui n’est pas mobilisé pour un projet à fort impact économique. D’où la nécessité d’une hiérarchisation rigoureuse des priorités, fondée sur une vision stratégique claire.

 

Nécessité d’une redéfinition du concept de «grands projets» 

Pour sortir de cette impasse, il apparaît indispensable de clarifier le concept de «grands projets». Cette clarification doit reposer sur des critères objectifs et mesurables, permettant de distinguer les projets de transformation des opérations de maintenance.

Un projet structurant peut être défini comme une initiative ayant un impact systémique sur l’économie nationale, en termes de productivité, de connectivité ou d’intégration régionale. Il doit être capable de générer des externalités positives durables et de modifier les trajectoires de développement.

À l’inverse, les projets de réhabilitation, bien que nécessaires, relèvent d’une logique de gestion du capital existant. Ils doivent être intégrés dans des programmes spécifiques, distincts des projets stratégiques, afin d’éviter toute confusion dans la planification et la communication.

La situation tunisienne actuelle révèle une tension structurelle entre un volontarisme politique affirmé et une inertie institutionnelle persistante. D’un côté, une vision stratégique claire, portée par le Président Kaïs Saïed, qui articule souveraineté, justice sociale et transformation structurelle, de l’autre, un appareil administratif fragmenté, lent et insuffisamment coordonné, incapable d’assurer une exécution efficace. Cette contradiction ne peut être résolue par de simples ajustements, mais exige une refonte profonde de la gouvernance publique : simplification des procédures, renforcement des compétences techniques, responsabilisation des acteurs et culture du résultat. Le Conseil des ministres du 18 avril 2026 met ainsi en évidence l’urgence d’aligner vision et instruments. Sans cohérence opérationnelle, les ambitions demeurent déclaratives. La réussite du projet porté par le Président dépendra de la capacité de l’État à surmonter ces blocages systémiques et à instaurer une chaîne décisionnelle fluide, contrôlée et orientée vers l’impact. L’enjeu n’est pas d’annoncer davantage, mais de réaliser mieux, plus vite et avec effet structurant durable, afin que les grands projets deviennent de véritables leviers de développement et non de simples artefacts communicationnels sans transformation réelle des équilibres économiques profonds et durables.

 

gouvernement Tunisie

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