Dans le cadre du projet MedPROACT, financé par le programme Interreg NEXT MED, des actions pilotes seront déployées en Tunisie, notamment à Monastir et Zarzis, ainsi que dans d’autres pays méditerranéens. Ces initiatives visent à renforcer l’adaptation des communautés côtières et à restaurer des habitats marins essentiels, tels que les herbiers de Posidonia oceanica.Partenaire principal (PP3), l’Institut National des Sciences et Technologies de la Mer (INSTM) ne cesse de mettre son expertise scientifique au service de la préservation de la biodiversité et du développement d’outils locaux d’adaptation aux changements climatiques. Le projet rassemble un consortium d’acteurs de l’Italie, de la Turquie, de la Jordanie et de la Tunisie. Ensemble, ils agissent pour une gestion intégrée du littoral, en associant pêcheurs, professionnels du tourisme, scientifiques, institutions et jeunes. Après Zarzis, Monastir lance à son tour son réseau local d’adaptation au climat (LoCA) et le projet.Uneréunion dédiée au projet MEDPROACT (Mediterranean Pilot Actions for Climate Change Adaptation), a été organisée au centre de recherche de l’Institut National des Sciences et Technologies de la Mer à Monastir et consacrée également à la mise en place du LoCA Monastir (Local Climate Adaptation Group).Sana Ben Ismail,coordinatrice du projet MedPROACT/ INSTM a précisé que » ce projet de coopération méditerranéenne, financé par l’Union européenne via le programme Interreg NEXT MED, repose sur une enveloppe de près de 2,5 millions d’euros. Il associe la Tunisie, l’Italie, la Turquie et la Jordanie. L’objectif est renforcer la résilience des écosystèmes côtiers face au réchauffement climatique et aux pressions humaines croissantes.Les actions sur le terrain incluent la restauration d’habitats sous-marins (herbiers de posidonie,formations coralliennes), la lutte contre les espèces envahissantes, et un accompagnement des pêcheurs pour s’adapter aux nouvelles donnes environnementales..Cette rencontre a permis de réunir des acteurs institutionnels, scientifiques et associatifs, et de mettre en lumière les défis croissants du changement climatique en Méditerranée, notamment l’élévation de la température des eaux,la perte de biodiversité et la prolifération des espèces invasives. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la capacité des communautés côtières, à travers ,la mise en œuvre d’actions pilotes et la restauration des écosystèmes marin et le développement d’outils locaux d’adaptation »
