Organisée cette année sous le thème « pour chaque génération, les vaccins agissent », la semaine mondiale de la vaccination (du 24 au 30 avril 2026), vise à mettre en avant l’importance de la vaccination dans la prévention des maladies infectieuses.
En Tunisie, 98 % des enfants de moins de deux ans sont vaccinés dans le cadre du calendrier national établi à cet effet et aucun cas de poliomyélite n’a été enregistré en 2025.
Selon une note d’information de la Direction des soins de santé de base relevant du ministère de la Santé, seulement, quelques cas isolés ont été signalés pour certaines maladies ciblées, notamment la rubéole (10) et la rougeole (07).
Toutefois, plusieurs défis persistent, dont les disparités régionales en matière de couverture vaccinale, la réticence de certains parents et la circulation d’informations erronées sur les vaccins d’où l’importance de la sensibilisation.
Dans ce cadre, la campagne nationale vise à promouvoir l’adhésion au calendrier vaccinal dans les délais requis, aussi bien dans les structures publiques que privées.
Elle ambitionne également de renforcer l’immunité collective et de mobiliser l’ensemble des intervenants autour de cet enjeu prioritaire.
Le programme national de vaccination a permis de prévenir plusieurs maladies graves, telles que la diphtérie, la rougeole, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite, la rubéole, la pneumonie et l’hépatite virale. Il inclut également le vaccin contre le papillomavirus humain, destiné à prévenir le cancer du col de l’utérus.
Afin de suivre les évolutions, une nouvelle version du calendrier vaccinal est entrée en vigueur à partir de l’année scolaire 2024-2025. Elle prévoit notamment l’introduction, dès 2026, du vaccin contre la coqueluche acellulaire au profit des enfants et des femmes enceintes, afin de protéger les nouveau-nés.
Parallèlement, des avancées ont été réalisées dans la digitalisation des services liés à la vaccination, avec la mise en place de systèmes d’information dédiés à l’enregistrement et au suivi des doses administrées.
Ces dispositifs contribuent à améliorer la qualité des données et l’efficacité des interventions sur le terrain. Des efforts ont également été déployés pour moderniser la chaîne du froid, garantissant la conservation optimale des vaccins, grâce à des équipements performants et des mécanismes de surveillance continue.
Par ailleurs, la vaccination contribue à limiter la propagation des maladies, à réduire le recours aux antibiotiques et à lutter contre la résistance aux antimicrobiens, tout en allégeant les coûts de prise en charge et en améliorant la qualité de vie.
Le programme repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment l’accompagnement des parents par une information fiable, le renforcement du rôle des professionnels de santé dans la promotion de la prévention, le respect du calendrier vaccinal et l’exploitation des données pour orienter les priorités.
Les activités prévues à cette occasion comprennent des journées portes ouvertes, des campagnes de sensibilisation et des rencontres directes entre citoyens et professionnels de santé.
Des actions ciblées seront également menées, notamment pour rappeler l’importance de la vaccination des nouveau-nés contre l’hépatite B dès les premières heures de vie, ainsi que la poursuite de la vaccination des personnels de santé, en particulier ceux âgés de plus de 45 ans, contre la diphtérie.
À travers cette célébration, la Tunisie réaffirme son engagement à consolider ses acquis en matière de santé et à promouvoir la prévention comme choix stratégique, au service d’un avenir plus sûr pour les générations à venir.
(D’après TAP)
