La plateforme mondiale de recherche sur l’économie de l’innovation, StartupBlink, vient de publier son rapport sur l’indice mondial des écosystèmes de startups (Global startup ecosystem index) pour l’année 2025, dans lequel notre pays a été classé 82e (sur 100), gagnant 8 places par rapport à celui de 2024, avec une croissance de 15,3%.
Les écosystèmes de startups de mille villes et de cent pays sont, chaque année, classés par la plateforme StartupBlink dans son rapport sur l’indice mondial des écosystèmes de startups (Global startup ecosystem index).
Dans la nouvelle édition, celle ayant trait à 2025, StartupBlink indique que Tunis se rapproche du Top 300, mais sa croissance reste insuffisante pour rivaliser avec les autres pays d’Afrique du Nord, même si le taux de croissance de son écosystème est supérieur à 22%. Elle recule à la troisième place en Afrique du Nord, en raison de la croissance beaucoup plus rapide enregistrée par Casablanca, qui est classée 2e.
Cependant, seule ville tunisienne du classement -même si Sousse a gagné 60 places depuis 2024 pour atteindre la 1.233e place-, notre capitale poursuit sa progression et gagne 18 places pour atteindre le 327e rang mondial.
Notre pays, quant à lui, gagne huit places par rapport à l’indice de 2024, se hissant, ainsi, au 82e rang mondial et se rapprochant d’un retour dans le Top 80.
Deuxième pays d’Afrique du Nord -depuis 2021-, l’Égypte conserve sa place de leader en Afrique du Nord. Avec un score total 2,7 fois supérieur au nôtre, elle enregistre le taux de croissance le plus faible de la région, un taux inférieur à 15 %.
Un écosystème en maturation
Dans l’aperçu de notre écosystème des startups fait par StartupBlink, il est indiqué que cet écosystème a considérablement mûri ces dernières années, et est désormais reconnu comme l’un des principaux pôles d’innovation en Afrique.
Il est rappelé qu’InstaDeep, rachetée par BioNTech, illustre bien cette maturité, soulignant le potentiel mondial de nos startups et démontrant la force de l’écosystème.
Les principaux secteurs qui stimulent la croissance des startups chez nous comprennent l’intelligence artificielle (IA), le big data, les sciences de la vie et l’économie bleue, qui attirent des investissements tant locaux qu’internationaux.
Il est mentionné que notre gouvernement est pleinement conscient de l’importance de créer des pôles de startups, rappelant la mise en place de l’organisme de soutien Startup Tunisia qui, en 2018, en collaboration avec la Task-Force Startup, a adopté en 2018 une loi sur les startups comprenant un cadre juridique destiné à stimuler l’innovation et à favoriser l’entrepreneuriat.
Il est, également, rappelé qu’en 2023, notre pays a présenté «Startup Act 2.0» afin de renforcer le cadre juridique initial, en mettant davantage l’accent sur l’aide apportée aux startups pour accéder aux marchés mondiaux et se développer à l’international. Notons que, le 17 avril dernier, notre ministre des Technologies de la communication a annoncé que le projet «Startup Act 2.0» est en cours d’élaboration en collaboration avec plusieurs ministères, en tant que projet d’État.
L’indice mentionne une autre initiative de Startup Tunisia, le «Startup Label», statut spécial qui permet aux startups d’être exonérées de l’impôt sur les plus-values pendant une période pouvant aller jusqu’à huit ans.
Le document fait un tour d’horizon sur les nombreuses organisations internationales qui soutiennent notre écosystème des startups, donnant l’exemple de la Banque mondiale qui apporte son soutien au développement des startups dirigées par des femmes et des PME par le biais du projet «Innovative Startups and SME», et qui soutient activement Startup Tunisia.
Zouhour HARBAOUI
