L’Association Tunisienne de Médecine Générale et de Médecine de Famille organise, le samedi 2mai, au Centre culturel et sportif de la jeunesse à Ben Arous, la session inaugurale de la manifestation «Médecine générale multidisciplinaire : une médecine ouverte et tournée vers l’intelligence artificielle». Cette initiative est portée par des médecins membres de l’association dans la banlieue sud de la capitale, avec la participation de nombreux praticiens exerçant en première ligne dans les hôpitaux, les dispensaires et les cabinets médicaux privés.
Dans ce contexte, le docteur Riadh Ben Hassouna, membre de l’association, a déclaré que l’énorme volume de données médicales et pharmaceutiques fourni par l’intelligence artificielle et les sites spécialisés ou généralistes pose plusieurs problématiques tant pour les médecins que pour les patients. Malgré les avantages offerts par les technologies de communication modernes, notamment le rapprochement des distances et la rapidité d’accès à l’information médicale, ces outils engendrent également de nombreux défis.
«La décision finale appartient au médecin»
Il a ajouté qu’un retour aux fondamentaux est nécessaire, notamment à travers une redéfinition et une meilleure maîtrise de ce flux d’informations afin de garder le contrôle de la décision médicale, qui doit rester du ressort exclusif des médecins. Ceux-ci demeurent la référence, en concertation avec le cadre médical, étant les mieux placés pour comprendre la réalité du patient et les exigences de son traitement, dans l’intérêt premier du patient, en particulier dans les régions intérieures, grâce notamment au diagnostic et au traitement à distance.
Dans ce cadre, le comité d’organisation, présidé par le docteur Riadh Ben Hassouna, a invité plusieurs spécialistes : médecins généralistes, médecins de famille, spécialistes exerçant dans divers hôpitaux publics, ainsi que des étudiants en médecine, afin de participer activement aux ateliers portant sur plusieurs thématiques, notamment la médecine d’urgence en première ligne, le traitement par insuline, les maladies neurologiques (du dépistage à la prise en charge dans les établissements publics et privés), ainsi que les mécanismes d’exploitation optimale de l’électrocardiogramme.
Urgences et intelligence artificielle
Plusieurs spécialistes ont également été conviés, tels que Hanène Soussi et Rim Ben Othman, spécialiste en nutrition et diabète, aux côtés du docteur Amine Bekir. Le docteur Abdelaziz Hamdan mettra l’accent sur l’importance des activités physiques dans la réduction des maladies liées au diabète et au cœur. Docteure Najet Abidi Bouzrara présentera une intervention scientifique et pratique sur les maladies rénales, du dépistage à l’orientation du patient vers les meilleures pratiques thérapeutiques. Quant à la docteure Hela Ben Turki, elle abordera l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les soins de première ligne, notamment dans les régions où les spécialistes sont peu nombreux. Dans le même esprit, le docteur Chihab Ramadan expliquera les mécanismes d’intégration de l’intelligence artificielle en médecine d’urgence.
