Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a lancé un vaste programme de cybersécurité imposant l’installation et l’activation d’un logiciel antivirus sur l’ensemble des postes informatiques de ses administrations centrales.
Cette mesure, qualifiée d’urgente par le département, s’inscrit en réponse à une recrudescence des cybermenaces ciblant les infrastructures numériques de l’État.
Le dispositif repose sur une circulaire ministérielle adressée le 25 mai aux directeurs généraux, dont le caractère est sans appel : outre l’obligation d’équiper tous les postes de travail, le texte interdit formellement toute désactivation du logiciel, « sous aucun prétexte ».
Le ministère prévient que tout manquement exposerait les systèmes à de graves risques susceptibles de compromettre la continuité du service public et l’intégrité des données de l’État.
La menace est prise au sérieux : les cyberattaques par virus ou logiciels malveillants peuvent aujourd’hui provoquer des dommages considérables, allant de la fuite de données souveraines à la paralysie totale des services numériques. Ce déploiement massif vise à devancer ces scénarios en adoptant une posture résolument préventive.
Pour garantir l’efficacité de l’opération, les services centraux sont tenus de respecter scrupuleusement les protocoles techniques établis et d’assurer une coordination permanente avec la direction de l’informatique.
L’objectif affiché du ministère est de doter l’administration d’un environnement numérique hautement sécurisé, gage de résilience face aux menaces croissantes du cyberespace.
