A l’opposé des scrutins politiques dont le silence électoral dure 24 heures, celui sportif est décrété trois jours avant d’aller aux urnes. Il ne s’agit pas, là, d’une mauvaise blague mais bel et bien d’une loi instaurée par les nouveaux statuts de la Fédération Tunisienne de Handball (FTHB). De ce fait, les deux listes en lice pour les élections du 6 juin se sont exécutées depuis hier, en mettant fin à leurs tournées et meetings.
Ultime offensive médiatique
Lundi et mardi derniers ont été consacrés à l’ultime offensive médiatique, avec la tenue de la conférence de presse d’usage. L’occasion était propice à la découverte des programmes électoraux des compétiteurs des deux camps conduits par leurs chefs de file Karim Helali et Kamel Senoussi. Des programmes qui, curieusement, se ressemblent comme deux gouttes d’eau ou presque et qui s’articulent autour de quasiment les mêmes axes, à savoir la restructuration administrative et financière de la fédération, la formation des jeunes, des arbitres et des entraîneurs et enfin la réhabilitation de notre handball sur les scènes africaine et internationale. Rien que des promesses électorales auxquelles nous nous sommes habitués depuis la nuit des temps et dont la crédibilité dépendra évidemment de la capacité de leur concrétisation. Scepticisme ? Pas du tout. Réserve ? Oui, et cela sur la base d’expériences passées qui ont clairement démontré que plus de 80% des promesses électorales n’ont jamais été honorées ! Du bluff pur et dur, malgré tout le respect que nous vouons aux équipes fédérales qui se relayées à la tête de la FTHB.
On joue les prolongations ?
Silence électoral, disions-nous. Sur le papier, oui. Mais pas, en tout cas, dans les coulisses où, comme de tradition, on joue allègrement les prolongations, à coup de contacts discrets avec les responsables des clubs, qui au téléphone, qui au coin d’un café, qui encore autour d’un somptueux dîner. Bref, qu’on le veuille ou pas, tous les moyens sont bons pour continuer de courtiser les électeurs, violant ainsi le cessez-le-feu, au nez et à la barbe de la Haute commission indépendante des élections chargée de la gestion de ce scrutin.
Mohsen ZRIBI
