Voilà déjà près de deux semaines que dame Nature se plaît à nous tuer de chaleur intense, de coups de sirocco répétitifs ou permanents et à nous faire accepter l’inacceptable, allant jusqu’à avoir un air sadique qui rit de nous. Avec une moyenne de quarante degrés le jour et de trente degrés la nuit, le rythme que le temps nous réserve y est savamment respecté et nos corps se meurent petit à petit et de jour en jour, s’exposant à une atmosphère lourde, en plus d’être humide. On sue chez soi en permanence, où l’on est contraint de prendre des douches successives, mais la chaleur prend toujours le dessus. Et le comble, c’est que l’on ne sent plus le vent souffler. En effet, sa vitesse reste très faible ou demeure parfois au point zéro. On s’abrite de ces violentes attaques, en utilisant un éventail traditionnel pour retrouver le vent perdu et on n’opte pas pour le climatiseur ou le ventilateur qui pourrait jouer de très mauvais tours à la santé de l’être humain, à cause de la présence permanente de la sueur qu’on voudrait chasser par tous les moyens possibles. En utilisant l’éventail, on désespère, car le fond de l’air n’est point frais. Sur un rythme soutenu qui met l’organisme à rude épreuve, on feint de ne pas vivre de tels moments difficiles. Fatigués, on s’écroule, emportés par un sommeil, tantôt léger, tantôt profond. Et on se réveille après avoir roupillé durant une heure. En forme ? Que non ! Car la pression atmosphérique est restée assez élevée dans un lieu de repos qui semblait être loin du soleil et de la chaleur régnante.
Des records battus ?
Cette situation exceptionnelle d’une météo qui fait des siennes, tout au début de l’été, nous rappelle celle de l’été 1982 où l’on avait eu et vécu en Tunisie des pics de chaleur élevés durant le jour où les températures avaient atteint quarante sept degrés et jusqu’à trente quatre degrés la nuit, avec parfois des coups de chaleur inquiétants et surprenants. Quarante quatre ans après, cette situation s’est renouvelée de plus belle, où la chaleur diurne et nocturne est encore plus élevée avec des régions où le thermomètre est monté jusqu’à quarante neufs degrés et trente six degrés. Et cette année, une nouvelle indication relative à ces chaleurs désastreuses nous a été donnée. Les météorologues nous apprennent aujourd’hui qu’il s’agit d’un dôme de chaleur qui prolonge la canicule et qui se forme lorsque la masse d’air se réchauffe suffisamment dans la journée et provoque des températures anormalement élevées sur une grande étendue géographique. Ce dôme de chaleur est venu s’installer sur les pays du Nord de l’Afrique et ceux du Sud de l’Europe. D’où la vague de chaleur qui a frappé la France depuis le mois de juin et qui continue de sévir là-bas. Sous nos cieux, cela perdure depuis près de deux semaines, comme précédemment indiqué, et l’on espère que ce phénomène quittera nos régions au plus vite, car il a déjà causé au pays tant et tant de maux, directement ou indirectement.
Lotfi BEN KHELIFA
