L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a entamé, lundi matin, à Bardo, une séance plénière consacrée à l’examen des répercussions de la crise des coupures d’eau et d’électricité survenue dernièrement dans les différentes régions du pays.
Cette séance, décidée par le bureau de l’Assemblée, intervient en réaction au mécontentement populaire généralisé et à la pression parlementaire croissante après le dépôt, par 29 députés, d’une pétition pour réclamer une séance plénière d’audition des autorités concernées.
En effet, la Tunisie connaît depuis le 10 juillet 2026 une vague de chaleur sans précédent, entraînant une hausse exceptionnelle de la demande d’énergie, ce qui a exercé une forte pression sur les réseaux de distribution et provoqué des perturbations dans l’approvisionnement en électricité et en eau.
En ce qui concerne les coupures d’électricité, les députés discuteront du recours de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à des délestages périodiques dans la plupart des gouvernorats, afin de protéger la stabilité du réseau national. Quant à la crise de l’eau potable, la session abordera l’impact des coupures d’électricité sur les stations de pompage, en plein pic estival.
Les discussions porteront également sur les pertes subies par les entreprises dans les zones touchées par les coupures d’électricité et d’eau.
Selon un communiqué de l’ARP, des mesures strictes ont été prises pour limiter le temps d’intervention de chaque député à quatre minutes seulement, sans possibilité de céder son temps de parole, afin d’assurer une représentation équitable de toutes les régions touchées.
Cette session vise à exiger des éclaircissements sur les investissements dans la maintenance et la modernisation des réseaux et à contribuer à trouver des solutions radicales pour garantir la continuité des services publics et renforcer la résilience des infrastructures nationales.
(D’aprés Tap)
