La séparation avec Mohamed Kouki et son remplacement par Nabil kouki, un entraîneur dont les deux précédents passages à la tête de la direction technique de l’équipe première de football du Club Sportif Sfaxien n’ont pas été jugés tout à fait concluants, sont deux décisions qui ont été loin d’avoir fait l’unanimité dans les milieux des supporters sfaxiens. Cette décision, selon les dires d’une importante frange de supporters du club, a été dictée à Tarak Salem, le directeur technique, par Moncef Sellami, l’ex-président du haut comité supérieur de soutien.
Toujours selon cette frange de supporters, le choix de cette personnalité importante du club, qui aurait été porté sur Nabil Kouki, a amené le CSS à abandonner la piste de Christian Bracconi avec lequel il était en négociations avancées. Elle considère que le technicien français était beaucoup mieux indiqué pour entraîner les camarades de Ali Maâloul et que c’était par conséquent, une grande erreur de la part des dirigeants du club que de ne pas l’avoir engagé.
Des supporters peu convaincus
La sortie inaugurale de l’équipe au Bardo, où elle se contenta d’un match nul heureux, et la manière peu perspicace avec laquelle Nabil Kouki a coaché la rencontre, notamment en seconde mi-temps, est venue ensuite conforter cette idée du public. Ce dernier reproche à Nabil Kouki d’avoir choisi la prudence en optant pour un bloc bas et d’avoir, entretemps, procédé à des changements inappropriés en faisant sortir Jamal Mutyaba et Mohamed Trabelsi. Deux changements qui ont eu pour effet d’affaiblir sensiblement le milieu de terrain, ce qui a contribué à la domination de l’adversaire stadiste qui a été tout près d’inscrire au moins deux autres buts après avoir réussi l’égalisation.
Ce sont le malaise, voire les remous provoqués dans les rangs des supporters par la prestation peu convaincante fournie au Complexe Hédi Enneïfer du Bardo, ainsi que les recrutements effectués jusque-là par le club, jugés à la fois insuffisants notamment concernant le compartiment de l’attaque et inappropriés en partie, qui ont été, sans doute, derrière la récente intervention de Tarek Salem sur la chaîne TV CSS.
Menace de démission…
Au début de cette intervention, Tarek Salem a souligné qu’en cas d’ingérence de qui que ce soit dans ses tâches, il n’hésiterait alors pas un instant à démissionner de son poste, précisant que c’est bien lui qui a opté pour Nabil Kouki et qu’il a fait son choix en dehors de toute influence ou de pression.
Concernant les recrutements il a affirmé que, à ce niveau, le CSS applique la politique de ses moyens rappelant à cet effet, les difficultés financières auxquelles le club se voit confronté, ces dernières années. Difficultés dues en grande partie aux choix erronés du passé. Des choix qui ont coûté de nombreuses lourdes amendes à l’équipe phare du Sud suite aux plaintes portées par d’anciens entraîneurs et joueurs auprès des instances juridiques de la FTF et de la FIFA.
«Une équipe ayant fière allure»
Tarak Salem a également tenu à noter que, malgré les contraintes de trésorerie dues au fardeau des dettes, le CSS dispose aujourd’hui d’une équipe ayant fière allure. Il a cependant insisté sur le fait que les efforts se poursuivront avec grande conviction par toutes les parties responsables du club afin de consolider les acquis, de pouvoir ainsi viser plus loin et d’ambitionner davantage qu’une participation en Coupe de la Confédération. Le CSS, a-t-il souligné, doit retrouver son statut de grand prétendant aux sacres. Il a conclu son intervention en indiquant que les responsables du club, à tous les niveaux, se sont engagés à s’investir totalement et à ne ménager aucun effort afin que le centenaire de la création du club (2028) soit célébré avec faste et agrémenté par le gain de titres sur le double plan national et continental.
Ameur KERKENNI
